19/02/2019

Popoème nécronomique

 

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Je suis un surgissement désordonné

Je suis une explosion

Je suis un raciste

Je suis un alcoolique

Je suis un Beauf

Je ne sais pas compter

Je roule au Diesel

Je fume des clopes

Je suis antisémite

Je suis violent

Je suis sexiste

Je déteste les journalistes

Je hais les politiques

Je suis homophobe

Je fais de la prose aux toilettes

L'espoir c'est joli le matin emballé de papier rose entre les jambes

L'espoir vous laisse tomber après le petit déjeuner

ça ne se digère pas l'espoir

popoème

La Société anonyme me rend grâce

Je suis un gilet jaune

 et j'ai pris quatre mois de prison pour avoir jeté un pot de rillette

popoème je vous dis

https://planetes360.fr/un-giletjaune-a-ete-condamne-a-4-m...

Inspiré par l'œuvre de Gaston Criel

16/02/2019

NEET Vous allez en entendre parler...

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Dans la première interview que j'ai donné avec feu Charles Antoni à la sortIe de Crise et mutation, j'avais annoncé la couleur en disant que nous allions connaître le sort du Japon dans les années 90, trappe à liquidité, déflation, suicide de masses. Ce que j'avais nommé à l'époque d'une manière un peu cynique, j'en conviens : le châtiment des neufs orifices. Vous serez puni par tous les orifices par lesquels vous avez consommés.

Cela ne s'est pas produit pour l'instant à cause des injections massives de cash des banques centrales qui ont inflaté artificiellement les actifs, immobiliers ou marché actions.

Ceci avec les taux zéro ou en rachetant à tour de bras les dettes souveraines ou d'entreprises pourries.

Il n'empêche que la tendance globale est toujours à la déflation puisque l'inflation a disparue, volatilisée.

Dans ce contexte apparaisse dans nos émissions économiques de nouvelles expressions. Ainsi depuis peu sur BFM Business l'usage du mot NEET qui signifie Not in Education Employment or Training. Ni étudiant, ni employé ni en formation et concerne des jeunes entre 15 et 34 ans.. 

Ce terme d'origine anglaise s'est très vite répandu au Japon avec la crise des années 1990 ou les japonais virent en simultané s'écrouleur le prix des marchés actions et de l'immobilier. et a pris un nouvel essor  puisque les NEET se sont regroupés dans une union  nationale des NEET qui a manifesté sous le nom de la révolte des amateurs et La Grande Fronde de la Pauvreté. Ils ne se nourrissent plus ni s'habillent dans les circuits officiels. Désormais la vie des inclus comme ils s'appellent ceux qui sont intégrés leur parait hors de portée et sans intérêt. Ils ont donc déplacé le débat sur le terrain existentiel. Se battre pour une dérisoire reconnaissance sociale et quelques satisfactions marchandes ? Pas pour eux… Ainsi une de leur figure Koji Tuskino passe sa vie habillé en pyjama pour contester toutes les formes de vanités qui obligent les gens à maintenir un standing inutile.

ils seraient 700 000 au Japon, en France on parle de 17% de la jeunesse et c'est bien évidemment à ceux là que la Macronie veut s'attaquer (A Noter qu'en France les NEET n'ont pas d'idéologie et même si ils sont en survêtement, sont acculturés totalement par les marques à l'inverse des NEET japonais.)

Car le discours ambiant des experts est que le SMIC français jugé élevé est le seul frein à l'embauche car à partir de deux mille euros, il n'y a plus de chômage et que seuls ceux qui sont tous en bas ne trouvent pas de boulot car ils sont trop chers...Bref on veut transformer les NEET en FREETERS

Alors qu'est ce qu'un FREETER ?  FREETER est néologisme composé de l'anglais FREE (libre) et de l'allemand ARBEITER (travailleur). Un FREETER désigne une personne qui vit de petits boulots. Des précariens qui vivent du précariat (néologisme précaire et salariat). Ce terme a été inventé par un mag japonais.Ils sont quatre millions au Japon.

En plus , de ces deux catégories, il y a aussi les HIKIKOMORI: jeunes qui refusent les liens sociaux et même sortir de leur chambre. Ils seraient 700 000 et plus d'un million serait sur le point de basculer HIKIKOMORI. Il est très difficile d'en connaître le nombre car leur parent ont honte.

l'individu passe la plus grande partie de la journée et quasiment chaque jour confiné chez soi ;

2) il évite de manière évidente et régulière toute situation sociale ;

3) ses symptômes interfèrent significativement avec sa routine habituelle, ses fonctions professionnelles (ou académiques), ses relations ou ses activités sociales ;

4) il perçoit le retrait comme un comportement égosyntonique ;

5) il s'est isolé depuis au moins six mois ;

6) il ne souffre d'aucun trouble mental qui puisse expliquer le retrait social et l'évitement.

Enfin dans ce panorama du désastre, n'oublions pas les KAROSHI qui font 18 heures par jour et finissent cramés (burn out) ou suicidés.)

Le pouvoir d'être achevé…pour le pouvoir d'H.A

JPC

 Un bon doc de Tracks

https://www.youtube.com/watch?v=GmEPZbRzifA

 

 

12/02/2019

le passage de l'homo Economicus à l'Homo Debitor

" L'économie c'est la méthode mais notre but c'est de changer le cœur et l'âme de l'être humain"

Margaret Thatcher

Sunday Times 3 mai 1981

 

 

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Celui qui appartient organiquement au système capitaliste et puise son bien être dans l'idéologie libérale ne saurait identifier la nature du mal qui le ronge. Son diagnostic ne compte guère, pas plus que son expertise. Le jugement qu'il porte sur le système le concerne, il le ménage par un égoïsme cher à Adam Smith. Il est prisonnier de son historique et gouverné par son profit particulier et son intérêt privé.

Récession, dépression, précariat à la place de salariat ne font pas partie de son jargon et c'est à cette condition qu'il se verra invité à Cdans l'air ou sur BFM Business. Son discours sera toujours le même : la dette publique est la résultante de notre code du travail trop rigide et de notre système de protection sociale trop généreux et d'un assistanat qui n'incite pas les gens à se former ou à retourner sur le marché du travail.

Plus degagé, plus libre le nécronomiste examine les faits sans calcul et en saisit mieux les défaillances. Si l'économie s'écroule, il acceptera de s'écrouler avec elle. Si la société se perd, il acceptera de se perdre avec elle et en constatera sur lui les effets du Fatum.

Des remèdes, il n'en possède pas et n'en propose pas plus que des recettes. Comme il sait qu'on ne soigne pas le destin, il ne s'érige pas en guérisseur ou en solutionniste.

Sa seule et unique ambition, être à la hauteur de l'incurable.

Ne pas avoir de dettes, ne pas avoir d'intérêt tel qu'il est écrit dans l'Hagakure la bible du samouraï, est son seul secret. Par conséquent, il n'a même a briser les chaînes qui ont transformé l'Homo Economicus en Homo Debitor par le crédit à mort.

Imaginez le sort des endetté sur 20 ou 30 ans même à des taux tres faibles. Salut les nouveaux esclaves. Il n'y a plus de Spartacus pour libérez de leurs chaînes les précariens. 

Nous ne pouvons accepter la manœuvre et le conditionnement qui en suit de la Money Power qui après s'être enrichie comme jamais dans l'histoire de l'humanité présente la note à l'Euro près (ou au dollar près) à la légion des damnés à qui de surcroit l'on fait porter non seulement la charge mais aussi la culpabilité de la dette.

Nécronomiquement votre