18/01/2019

Séquence Musicale du week

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DEVO comme DEVOLUTION (la Grande Dévalorisation)

https://www.youtube.com/watch?v=jadvt7CbH1o

 Satisfaction

Euphorie/dépression du consommateur

Le marketing crée le désir, la consommation le tue

 

Le talent de Houellebecq, c'est d'avoir compris que le consumérisme est mélancolique. Le consumérisme est l'équivalent social des troubles bipolaires car le désir ne désire pas la satisfaction, le désir désire le désir (vous me suivez ?)

Le pire cauchemar du consommateur dans une démocratie de Marché, c'est de ne plus rien avoir à désirer. C'est bien évidemment dans ce schéma qu'on l'entretient puisque tout le système repose sur le principe du "vous n'avez pas encore tout vu"

JPC I can't get no...

 

 

 

 

 

 

16/01/2019

Argent sans valeur

 

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Les avisés qui ont lu ce livre désormais aussi culte que Crise et Mutation savent que :

Quand, dans les années 1970, l’accumulation fordiste a atteint ses limites, le keynésianisme a débouché sur une politique inflationniste fondée sur le crédit d’Etat. Mais ce que l’on a appelé la « révolution néolibérale » a simplement déplacé le problème du crédit d’Etat vers les marchés financiers. Tout cela s’est produit sur fond d’une nouvelle rupture structurelle dans le développement capitaliste, marquée par la troisième révolution industrielle (la microélectronique). A ce niveau de productivité qualitativement nouveau, il était devenu impossible de créer l’espace nécessaire à une accumulation réelle. Pendant plus de vingt ans, il s’est donc développé, sur la base de l’endettement et de bulles financières sans substance, une conjoncture globale de déficit qui ne pouvait être viable à long terme. Toute l’ère néolibérale de la dérégulation s’est accompagnée d’une succession inédite de crises financières et d’endettement. Tant que ces crises sont restées limitées à certaines régions du monde ou à des secteurs particuliers, il fut possible de les endiguer grâce à un flot de liquidités émis par les banques centrales. Mais ainsi, on a seulement créé les bases de la culmination du processus de crise.

La désubstantialisation réelle du capital est parvenue à un point où seule une pseudo-accumulation sans substance via des bulles financières et le crédit d’Etat est possible, et c’est elle qui se heurte actuellement à des limites.

En clair, on ne remonte pas les champs-Elysées,on les descend mais cela les gilets jaunes le savent déjà 

J’aurai voulu rencontrer Robert Kurz, l’auteur de cette brillante analyse, il est hélas mort d’une erreur médicale. Pur fils de prolo, autodidacte séchant la fac puis tour à tour chauffeur de taxi ou travailleur de nuit tout en étant un contributeur de journaux dument choisis.

 Si j’avais été complotiste, je me serais dit qu’on avait buté le plus brillant théoricien de la crise même si il n’a pas le panache du Debordien Anselm Jappe ou le légo sursousdimensionné de JPC ami personnel de tous les anges qui sont tombés du ciel sur une civière.

En clair, on ne remonte pas les Champs Elysées,on les descend comme un gilet jaune ou si vous préférez, on est plus près de la mer que des coquillages. Pour les teen-agers, je dirai que la fête du slip est terminée en espérant qu'elle eut pu un jour pour vous, commencer. Evidemment, ça vous l'entendrez pas sur BFM Business. Faut surtout pas que le consom'acteur se mette à paniquer et fasse accélérer l'inéluctable. Depuis maintenant dix ans les banques centrales leur taux zero ou négatifs font des transfusion à un système qui souffre d'hémorragie interne et ainsi font un gonflage de joues comme dans la fable de Jean de la Fontaine le plus grand économiste de tous les temps. Mais bon toutes les choses ont une fin et puisque semblerait que nous soyons capable de concevoir à travers l'écologie, la fin du monde, pourquoi n'arrivons nous pas à concevoir la fin du capitalisme autrement que demain les barbares ? C'est quoi l'alternative : devenir transhumain dans un Marché basé sur le renouvellement des hommes et des produits ?

Ou alors être Nécronomiste...je vais peut être me présenter aux européennes pour expliquer aux gens que si ils ont peur de l'enfer, ils n'ont pas à la chercher dans très longtemps.

Quand je vous disais Crise et Mutation, je pensais Crise et Amputation du pouvoir d'H.A mais si vous avez lu le livre, vous l'avez compris...

15/01/2019

Le pouvoir de non achat (ou Non H.A)

«Il y a beaucoup d’anarchistes qui n’ont absolument rien contre la technologie. Ils se contentent de vouloir un monde où la technologie serait utile et non nocive. Notre point de vue est qu’il y a là une énorme illusion, et que le problème de l’appauvrissement de la vie des individus comme celui de la société ne sera pas résolu par la technologie. Cela tient aux fondements du caractère si chroniquement néfaste de la structure de notre société. »

Unabomber

 

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Le continuum de l’espace-temps commercial est expansible. Ses yeux sont les diodes lumineuses aux aguets qui nous regardent nuit et jour. Témoins optiques rouges ou verts toujours allumés même quand les gadgets qu’ils signalent ne le sont pas. L’espace-temps commercial n’est jamais éteint seulement en pause. En attente prêt à redémarrer et à ouvrir une session et de poursuivre votre vie virtuelle de consommateur. 

Dans l’espace-temps commercial des démocraties de Marché, nul est besoin d’un clic  de souris pour dire « oui, j’entre », nous sommes dedans tant que nous n’avons pas choisi d’en sortir. Simplement nous sommes en mode consommation passive en mode automatique. Nous sommes devenus des gadgets consommateurs jetables et périssables. Une vie de consommateur est une vie d'obsolescence programmée.

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La pauvreté est le rempart absolu comme le consumérisme totalisant mais le consumérisme est un cancer des limbes. Le manque de pouvoir d’H.A ronge l’individu et les malades sont épris des maux dont ils vont crever.

C’est le roulement, et non le volume, des achats qui mesure le succès dans la vie de l’Homo consumens. Nous sommes ce que nous consommons/ Je suis ma voiture, je suis mon ordinateur, je suis mon smartphone…

Malheur à ceux qui, en raison d’un manque de pouvoir d'H.A sont condamnés à continuer d’utiliser des biens qui ne tiennent plus leur promesse de sensations nouvelles et jamais essayées ; malheur à ceux qui, pour la même raison, se retrouvent coincés avec un seul bien au lieu de pouvoir choisir parmi un assortiment complet et d’apparence inépuisable. Ces gens-là sont les exclus de la société des consommateurs, consommateurs imparfaits car travailleurs inadéquats et incompétents, en un mot, des losers peu formés et insuffisamment flexibles, des zombies au milieu de l’opulence du banquet des winners de la mondialisation.

Le consumérisme et son étendard du pouvoir d’H.A ne sont rien d’autres qu’un processus qui vise à l’élimination totale de notre « moi » de citoyen. À sa privatisation au profit des Marques et Enseignes. Le citoyen-consommateur ou le consom’acteur n’est qu’une gigantesque arnaque. Un pacte faustien où l’on gagne en tant que consommateur ce que l’on perd en tant que producteur (produits importés, travail exporté). La petite maison du consommateur souverain (achetez français) dans la grande prairie mondialisée n’a aucune crédibilité. Même en Corée du Nord...

https://www.youtube.com/watch?v=Tm9TvFQmdyo

 

Changer, cela veut dire que les citoyens réaffirme leur souveraineté démocratique sur l’économie. Un changement radical, une révolution puisque ceux qui ont des besoins authentiques comme les exclus du systèmes et les travailleurs pauvres ne sont pas en mesure de payer pleinement leur satisfaction. D’où la théorie nécronomique d’être payé pour consommer (notre vrai travail) que ceux qui lisent ce blog connaissent.

Ce changement nous ne pourront l'obtenir que par le pouvoir du non H.A qui seul permet de rompre avec l'enfer

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-Fantômisation des capitaux vers des paradis fiscaux;

- Domination du travail mort (ou en voie d'extinction) sur la légion des damnés au chômage ou travailleur pauvre

- Unique perspective celle de devenir un consommateur zombie dans un centre commercial virtuel ou réel

Lorsqu'il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre. Nous avons pour nous le nombre.