22/11/2019

LE CONSEIL NECRONOMIQUE DU JOUR AU PRESIDENT HORS SOL

 

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Ne perds pas le contact avec le sol car seul le sol peut te permettre de mesurer ta grandeur

18/11/2019

COMPRENNE QUI POURAVE

La kardishianisation comme fondement de l'hypercapitalisme

 

KIM.pngDepuis l’irruption de l’Internet et des réseaux sociaux la vérité n'est plus dans un lieu géographique l'enfermement est partout. C'est le ghetto des chaînes infos, le ghetto des consommateurs/consommés, des lecteurs lus d'avance, des décodeurs encodés de tous les messages, des amuseurs/amusés hanounesques du temps de loisir, des manifs autorisées/interdites le jour même. Partout le règne du temps réel.
Chaque espace/temps de la vie est un ghetto, et tous sont connectés entre eux. La socialisation aujourd'hui, ou plutôt la désocialisation passe par cette ventilation structurale à travers les multiples codes. Autrefois, l'ère de la production, celle de la marchandise et de la force de travail, équivalait encore à une solidarité du progrès social jusque dans l'exploitation c'est sur cette socialisation, en partie réalisée par le capital lui-même, que Marx fondait sa perspective révolutionnaire, Mais cette solidarité historique a disparu : solidarité de l'usine, du quartier et de la classe. Désormais, tous sont séparés et indifférents Chacun dans sa bulle ou son ghetto.Tous alignés dans leur délire respectif d'identification à des modèles directeurs, à des modèles de simulation orchestrés. Les masses se sont faites kardashianiser et sont devenus des followers individuels.Tous commutables comme ces modèles eux-mêmes. C'est l'ère des individus à géométrie variable. Cohn-Bandit en est un bon exemple. Dans la république des individus, la convergence des luttes est un fantasme.
Mais la géométrie du code, elle, reste fixe et centralisée. C'est le monopole de ce code entre les mains de la Money Power qui fonde l’hyper-capitalisme que nous vivons.

17/11/2019

La matrice y-a t-il une vie sur terre ?

D'une certaine façon, le monde est devenu une unique "ferme des animaux" gigantesque, dans laquelle il est sans importance que ce soit le fermier Trump ou le Premier cochon X Jingping qui commande, parce que les "décideurs" subjectifs ne sont rien d'autre que les agents d'un mécanisme autonomisé qui ne cessera de tourner avant d'avoir transformé le monde, par le "travail", en un désert sans vie. Dans cette ferme-monde automatisée, toute pensée critique s'interrogeant sur le sens et le but de cette folle manifestation est immédiatement étouffée par le bêlement assourdissant des brebis démocratiques aux paroles "objectivées": "travail bon, chômage mauvais", "capacité de concurrence bon, exigences sociales mauvais", etc. Si nous brossons un peu les paraboles orwelliennes à l'inverse du sens du poil, nous pouvons nous y reconnaître nous-mêmes comme prisonniers d'un système à un stade de mûrissement avancé, d'un totalitarisme faisant paraître presque anodins "La ferme des animaux" et "1984".

Robert Kurz