26/06/2016

JPC le roi de l'EXIT

 

 

Il y un an à peine, on nous racontait à propos de la Grèce qu’il n’y avait pas d’Exit Possible.

Nous étions alors parvenus au sommet de la domination de la Money Power. L’Exit n’était plus possible. C’est du moins ce que clamait La Money Power. Nous étions alors tels que l’avait prédit Nietzche sous le règne des hommes supérieurs, des élites et des parlementeurs européens. Ceux qui savaient pour nous, qui guidaient nos vies quitte à nous transformer en consommateur zombie. Mais ne l’étions-nous pas déjà à passer un tiers de notre vie à regarder des écrans de téléphones ?

La dernière marche qu’il restait alors à franchir pour l’économisme triomphant était de s’appropier l’Exit en décidant avant d’annoncer sa mort que celui-ci désormais ne pouvait se faire que par le haut. Ainsi, dans toutes crises ou négociations il fallait impérativement chercher l’Exit par le haut.

L’Exit dont on disait encore lors de l’épisode grec qu’il était impossible et dont nous nous apercevons aujourd’hui que non seulement, il est possible mais qu’il suffit tout simplement d’envoyer un courrier à Bruxelles. On a connu plus dur comme démarche.

 exit.jpgPersonnellement, j’ai trouvé mes seuls vraies joies dans l’Exit. L’Exit de chez mes parents, l’Exit de ma scolarité imposée par un conseiller d’orientation. L’Exit de toutes les relations forcées et des choix prédéterminés puis progressivement de tous les moyens qui m’étaient donnés pour rester intégré à une société dont Margaret Thatcher, grande prêtresse si ’il en fut, convenait qu’elle n’existait pas réellement.

L’Exit est mon royaume. C’est là que j’ai mon canapé-lit. L’unique endroit où je ne sens pas ma liberté aliénée et où je peux me reposer.

L’Exit est le meilleur moyen de n’avoir besoin de personne

Il est certes plus facile de se laisser porter par les flux, fussent-ils économiques, mais c’est en nageant à contre-courant que l’on se rapproche de la source.

C’est pourquoi, il y a bien longtemps que j’ai apprivoisé l’Exit et que je sais qu’il n’y a rien à en redouter.

Ne nous laissons pas priver d’Exit.

17/06/2016

La fin de l'histoire et des haricots (heures supp)

 

 

HISTOIRE.jpgIl y a plus de vingt ans, le philosophe économiste Francis Fukuyama annonçait la  fin de l'histoire.

Une fin occasionnée par la chute des dictatures et l'effondrement du bloc communiste. La pensée démocrate libérale semblait avoir triomphé partout dans le monde.

La terreur islamiste que nous vivons en ce moment, n'est elle pas que l'ultime  soubresaut du dernier adversaire idéologique d'un monde uniformisé en gouts et en couleurs ? Un monde qui va puiser son inéluctable avancée dans la force du changement au service du bien ëtre humain. Ou en tous cas, n'est ce pas ce que l'on essaye de nous vendre en ce moment sans nous demander notre avis. "Nous savons ce qui est bien pour vous".

 

Dans le même temps, les petits génies de la silicon Valley nous promettent des nouveaux modèles d'organisation sociale et d'économique. Ces modèles peuvent ils être pensés par des gens dont l'unique vocation est de devenir milliardaire ?

Avons nous traversé de telles périodes ?

Dans un contexte de disruption, Faut il oublier le passé pour se projeter dans le futur ?

Voici quelques unes des questions auxquelles nous allons essayer de vous répondre....

30/05/2016

Etau Négatif

 

 

jean pierre crepin,necronomiquement votreComment éradiquer un syndicat qui ne veut pas aller dans le sens du courant réformateur libéral comme les autres syndicats loués par le gouvernement ???

C'est très simple, il suffit d'appliquer la technique dite de l'étau négatif qui met en scène les insiders et les outsiders.

En gros, il s'agit d'expliquer que le trop de protection des salariés nuit à l'embauche des chômeurs.

On oppose ainsi les insiders (les salariés qui travaillent) aux outsiders (les chômeurs qui cherchent un emploi.)

D'en haut, le patronat peut critiquer un syndicat qui pourrait empêcher un employeur de choisir un salarié qui travaillerait pour moins et exigerait moins de sécurité ou d'assurances. Une sécurité dont on nous dit qu'elle bloquerait les  mécanismes correctifs du marché.

D'en bas ceux qui ne bénéficient pas d'une forme particulière de protection comme être membre d'un syndicat (et pour cause si ils sont au chômage) peuvent en vouloir au syndicat de ne s'occuper que de leurs adhérents.

Ainsi ceux qui ne bénéficient d'aucune protection comme l'appartenance à un syndicat vont-ils mettre en doute ce qui semblent être des bénéfices dont seuls les autres profitent et qui créent, plus irritant encore,des barrières à l'embauche.

 Ainsi grâce à cette subtile manœuvre le syndicat passe pour archaique et non réformiste et d’un coup de baguette magique lui incombe la responsabilité du manque d’embauche donc du chômage

 

Il est ainsi pris en étau, on arguera pour achever de le discréditer qu'il est plus facile de dire NON que dire OUI et hop le tour est joué...c'est l'Etau négatif

La vérité, c'est que comme les gouvernements et la banque centrale sont incapables par les politiques monétaires et budgétaires de s'en sortir par de l'inflation malgré les océans de liquidités qui on été deversés, il ne reste plus qu'à s'en sortir par la désinflation compétitive autrement la baisse des salaires.

D'où la fameuse inversion des normes dont on entend tant parler ces derniers temps et qui revient à laisser tous pouvoirs à l'entreprise : la flexibilité et même le paiement des heures supplémentaires comme viennent de l'expérimenter nos amis routiers qui heureusement ont réagit.

Souhaitons toutefois que les réactions ne soient pas uniquement sectorielles...

Nécronomiquement votre