18/01/2014

Bonne Année

 

A Regarder les experts sur BFM Business animés par Nicolas Doze, diablotin aux narines frémissantes  en aspiration directe, entouré de chefs d’entreprise à croissance plus de plateaux TV venir vanter comme des apôtres les vertus du Marché de l’économie où l’employabilité dans la compétitivité se marie avec la soumission qui ne peut rimer qu'avec inflation (où les plus pauvres ne pourraient plus survivre) ou avec déflation salariale  (aussi dur pour les pauvres) comme en Allemagne qui a certes pu la réaliser mais dans un contexte historique d’économie d'après guerre, basée sur la repentance,

Je me disais :

Règle nécronomique

En temps de crise les dealers qui servent mal disent qu’il ne faut pas en mettre beaucoup… (Tellement elle est bonne ou qu’il est bon le wagon dans le train de la reprise ...Théorie libérale du train qui part dans lequel il vaut mieux être dans le dernier wagon que pas du tout.)

A être descendu ce jour dans l’enclave zéro travail chez Emmaüs où à l’ouverture plus d’une centaine de personne attendait pour acheter des jeans à 1 euro et autres joies du déjà porté, je pouvais mesurer le fin trait de subutex qui divisait déjà les deux mondes, les classes moyennes n’étant finalement que comme les retraites, de pures inventions du capitalisme pour combattre le socialisme.

Au milieu de tout cela se dressait  un Président social-démocrate se proposant non pas d’administrer le Marché ni même de le réguler mais d’essayer de faire si se peut, d’en corriger les excès transgressant la règle nécronomique :

‘Il faut dire OUI au prochain excès »

On ne peut être simultanément Don Giovanni et la statue du commandeur.

L'un demande le repentir, l'autre le refuse...

D’ou cette note annonciatrice de Mai 2009 La reprise de mes chaussettes

(consulter archive ou taper necronomie la reprise de mes chaussettes sur Google)

PS désolé, je n"arrive pas à faire le lien ...Si lien sans faux en ces temps nécronomiques comme dirait Gabelle

 

 

 

necronomie,jean perre crepin, auteur;ecrivain,

13/01/2014

Personne ne sortira d’ici vivant (Même pas né…)

 

En France en 2014, à l’angoisse de se trouver un matin au chômage et privé de subsistance, se mêlait la crainte de perdre ses chaînes et de révoquer la dépendance à une société qui opprime sous couvert de protéger.

Qui n’a jamais vécu des matins gris où des ongles sur la peau viennent nous sortir d’un sommeil sans fin, torpeur végétale d’un été indien devenu hiver de force… ???

« hey, je travaille moi… » Heureux (se) privilégié(e)… !!!

Rompre avec la culpabilité dans le théâtre des désolations dont nous n’étions malgré nous que des marionnettes ou des otages délocalisés dans notre propre pays sans passer par la case antidépresseurs, anxiolytiques et autres joies de la sérotonine en barre agrémentée de dopamine devenait mission impossible.

La vie s’écoulait entre ordonnances et prélèvements obligatoires… Une suite de compétition qu’il nous fallait toutes gagner pour avoir le droit de jouer encore et Angkor...

Apres tout qui est compétitif ? Le décloisonnement vie publique, vie privée nous apprenait que même les femmes de Président ne le sont pas ou ne le restent que juste un instant...

Les aspérités concurrentielles qui autrefois faisaient notre différence devenaient des tatouages indélébiles, cicatrices spatiales intra connectées de celui qui n’avait pas accepté que l’on aliène sa liberté par un crédit de trente ans, juste contrepartie d’un boulot qu’il n’aimait pas et d’une femme qu’il n’aimait plus.

Donner les clefs de sa personnalité au monde entier pour espérer rencontrer l’amour et le travail devenait la condition sine qua non, pour celui dont l’ADN allait être inscrit dans son smartphone et qui serait soigné en fonction de son forfait téléphonique.

Intégrer le génome humain dans le tel portable. Tel était le plus grand projet de Google qui, comme chacun sait, s'intéressait au marché de la dépendance à la vie. Sous couvert de te sauver la vie, il te fallait laisser tes empreintes biométriques.

Plus fort encore,  les japonais venaient de mettre au point un système d’échographie qui permettait aux parents qui le souhaitent de garder un souvenir éternel de leur enfant et d’avoir une modélisation parfaite du fœtus via une imprimante 3D.  Cela concernait également les femmes qui avaient perdu leur enfant. Le tout présenté dans une boite à bijoux…

 Autrement dit, il n’était plus nécessaire d’être né pour exister. La boucle était bouclée.

Notre vie devenait une obsolescence programmée par l’E-conomie.

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07/01/2014

La Grande Déconnexion

 

A écouter les vœux aveux d’impuissance d’un Président élu sur un vrai diagnostic « combattre le capitalisme financier » mais dans l’incapacité d’y remédier on peut se dire que finalement, il n’existe de dandy que jusqu’au lit.

Dicton nécronomique : "Promettre, promettre jusqu’à mettre, une fois que tu as mis,  plus rien de ce que tu as promis. »

Faire peser une responsabilité sociale sur les entreprises moyennant une baisse des charges est une abstraction aussi absurde que faire peser sur l’éducation nationale la démission des parents motivés par les allocations familiales.

Réduire les dépenses publiques et sociales, abreuver les banques de liquidités, rien à ce jour n’a marché car il est dans la logique du capitalisme financier de rentabiliser l’inutile plutôt que d’accorder des faveurs aux entreprises dont l’utilité publique exige beaucoup et rapporte peu.

Un pacte pour vous, l’impact pour nous…

Et voici donc venu le temps non pas des cerises mais celui des politiques dont l’unique mission sera de réduire les dépenses jusqu’à la fin du quinquennat en évitant une insécurité sociale grandissante qui propulse les ministres de l’intérieur en futurs présidentiables et en Sex Symbols.

 Vidéo protection et Big Data yoyo… (kes que t’as sous ton grand chapeau/// portail =chapeau).)  Il y a des mots et des gestes que l’on ne peut dire ou faire…Un seul individu pouvant déstabiliser la république indivisible. Assange et Snowden avaient raison…

Ainsi donc, l’année en cours et la fin des emplois aidés marqueront la fin d’un projet économique associé à un projet de survie sociale. Les gouvernants prétendument appelés décideurs seront définitivement perçus comme les salariés déguisés de la Money Power et les derniers privilégiés.

Le plus stupéfiant est leur méconnaissance de l’économie et des métiers du marketing. Il  y a quelques années lorsque j’expliquai que le localisme était l’ultime rempart face à la mondialisation, je passais pour un être régressif d’extrême droite. Depuis les gouvernants se sont emparés de l’idée constatant de fait que l’acte d’achat est plus important que le droit de vote dans les démocraties de marché mais leurs tentatives de labellisation sont infructueuses car la valeur d’échange est depuis belle lurette inférieur à la valeur d’usage et que les marques survivent aux hommes.

En clair le middle marketing n’existe plus, seul subsiste le low cost et le luxe, le slip français coincé entre les slips pakistanais et les caleçons Calvin Klein n’a pas sa place dans l’hypermarché mondial.

On peut surfer sur la vague mais dans un monde de représentation mondialisé, le plus fort finit toujours par l’emporter/ On apprend cela normalement dans les cours de récré… We play together we pay together…

Il en est de même dans l’économie numérique où à part quelques pépites françaises, les logiciels sont tous américains et documentés en anglais. La messe s’est dite, il y a trente ans à l’époque où nous étions au minitel. L'ami Jeff Bezos et Amazon sont là pour nous le rappeler.

C’est pourquoi, même  les dealers de banlieues encaissent en euros mais parlent en dollars conscients dans leur inconscience qu’ils jouent dans le modelé américain.

 

Il ne s’agit plus de combattre mais de tomber à genoux comme les sociaux libéraux autrefois sociaux-démocrates ou de s’agenouiller comme les Market Friendly devant la réalité. Il faut avoir de la buée sur son cerveau comme sur un casque de moto pour s’en remettre au MEDEF pour la création d’emploi car si tel était le cas, mieux vaudrait basculer immédiatement dans le libéralisme le plus total et considérer que la précarité est préférable au chômage de masse dans un pays de rentier encore porté par l’investissement immobilier et les crédits sans crédits de vingt ou trente ans. Cherchez l’erreur…Quelle naïveté…Le passage de la nature à la culture, c’est le passage du cru au cuit, le plat semi cuisiné n’existe pas plus que n’existera le social libéralisme…Coincé entre la planche à billet et la déflation salariale.

 Schumacher, fils putatif d’Enzo Ferrari depuis la mort prématuré de Dino nous rappelle que la mort elle-même peut être active et que l’état critique si il est médiatique peut être bankable car toute sortie historique ne peut se faire que par le haut…

A quoi sert un homme juste si son sang se glace dans les veines au moindre froid ?

Nous n’attendons pas des politiques de la gestion ou de l’administration mais de la création…Faute de quoi, ils perdront leur légitimité et cela sera La Grande Déconnexion…Nous y sommes…

PS : Comme dit l’ami Momo, si vous  avez besoin de recettes fiscales, libéralisez le cannabis comme dans le Colorado…

C’est  ça le libéralisme avancé non hypocrite...

 

http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archive/2007/...