29/01/2020

Céline vs Polanski

Soyons clair / il n’y a pas de littéraire américaine contemporaine sans Céline et sans Sade. Ce n’est pas pour rien que Henry Miller a témoigné de la grandeur de Céline à son procès. Ce qui n’empêcha pas Céline d’être condamné à l’indignité nationale.
Imaginez maintenant dans le contexte actuel que l’on remette à Louis-Ferdinand Céline un prix posthume. Vous verriez alors une levée de bouclier. Les grands esprits auraient beau plaider qu’il faut séparer l’œuvre de l’homme rien n’y ferait.
Mais pour Polanski les choses s’annonce différemment. Et à l’heure où l’on parle de nouvel antisémitisme, celui qui vient des banlieues, que pensez-vous que les français musulmans vont penser ?
Tout simplement qu’il y a une catégorie de gens qui peuvent tout faire sans que l’on leur reproche quoi que ce soit. En l’occurrence la communauté juive à laquelle Polanski fait beaucoup de mal…Macron joue les funambules avec la guerre d’Algérie, il essaye de ne stigmatiser personne mais l’intelligentzia et les élites s’en occupent pour lui avec sa permission. Ce n'est pas comme cela que l'on combattra l'antisémitisme/
Les Césars attribués à Polanski seront les césars de la division nationale. C’est moi qui vis dans un ghetto du 93 qui vous le dis…

26/01/2020

Négatif et heureux

coronavirus,pandemie,sida,aid,hiv,mourir heureux,negatif,positifA l'heure où un nouveau virus fait son apparition avec le coronavirus et que l'on évoque une pandémie, je me remémore l'arrivée du VIH (SIDA) à mon époque dans les années 80.

Je me rappelle qu'autour de moi qui fréquentait alors le monde interlope de la nuit, beaucoup de gens mourraient.

Un jour, une jeune fille avec laquelle j'avais couché une dizaine de fois m'appela pour me dire qu'elle était séropositive. A l'époque, on voyait surtout les homosexuels et ceux qui se shootaient mourir mais on parlait peu de la transmission chez les hétéros. Evidemment, elle me conseilla d'aller faire un test.

A l'époque, il n'y avait que deux endroits pour les faire et ils étaient littéralement pris d'assaut. Je ne pus obtenir de RV avant quinze jours. Ce qui me contrariait fort car la liberté sexuelle était très forte dans ces années là. Depuis la jeune fille en question ne s'était écoulé qu'un mois mais en un mois, j' avais eu des relations avec trois ou quatre autres jeunes filles.

Je me posais donc la question de savoir si je devais prévenir ou non ou si j'attendais de connaître les résultats . J'optai finalement pour ne rien dire en attente de connaître le résultat. Je me rendis donc au dispensaire à Belleville pour mon RV faisant une queue interminable au milieu de gens aux tristes mines comme la mienne j'imagine. Je fus reçu par un jeune Docteur qui me posa plusieurs questions : la fréquence de mes rapports, le nombre de partenaires etc...

A l'issue du questionnaire, il me regarda l'air consterné et me déclara :

" Vous êtes un sujet à haut risque"

Cela va vous paraître idiot, chers amis nécronomistes, mais je tirais sur le coup une certaine satisfaction d'être à haut risque. J'y voyais là une certaine forme de reconnaissance de ma vie dissolue. J'existais...Et puis je me disais qu'être à haut risque me ferait passer de manière prioritaire.

Manque de pot, bien que ceci n'ait rien à voir avec la chance, les labos étaient tellement engorgés qu'il fallait attendre quinze jours, trois semaines pour avoir les résultats. RV fut pris pour trois semaines après.

Ces trois semaines me parurent très longues. Je me murais chez moi. Pire encore, je me souviens , je dois le confesser être allé dans une église pour la première fois de ma vie pour demander à être épargné encore quelques années.

Au RV suivant, le jeune Docteur me reconnut immédiatement

" Ah oui, je me souviens de vous, vous êtes un sujet à haut risque…"

Cette fois ci, je ne me sentis pas gratifier. J'avais assumer le pire et m'attendais donc à ce que l'on m'annonce le pire.

Le Docteur me fit asseoir et posa l'enveloppe avec le résultat de mes examens devant lui. Il s'asseyait puis se relevait n'arrivant à se décider à l'ouvrir. Il était hypernerveux. Beaucoup plus que moi qui l'était déjà pas mal.

Il finit par s'asseoir et me demanda :

" Vous êtes prêt ?"

Je hochai de la tête.

Soudain, il prit l'enveloppe la déchira en quatrième vitesse. Je suivis le mouvement de ses yeux ne pouvant rien faire d'autre.

" Négatif...Négatif"se mit-il à hurler dans le cabinet. Il fit le tour de son bureau et m'étreignit chaleureusement.

C'était un peu comme si j'avais réussi un exploit.

Enfin tout cela pour vous dire que l'on peut être parfaitement heureux en étant négatif comme les taux du même nom. Négatif en guise d'apéritif...

PS quant à la jeune fille en question elle a maintenant soixante ans et est toujours en vie, je l'ai croisé il y a peu de temps.

24/01/2020

La zone

 

surf.pngArnaque
Les nuances politiques ne seront plus attribuées dans les communes de moins de 9.000 habitants, a décidé Castaner dans une circulaire qui a provoqué l'ire de l’opposition, indique Le Figaro. Celle-ci a dénoncé une «manipulation grossière» visant à «dissimuler l’absence totale d’ancrage total de LREM et leur défaite prochaine aux municipales».


Des zones qui ont été abandonnées économiquement (zone rurale de petits fermiers, ghetto de travailleurs immigrés et d’assistés sociaux seront graduellement éliminées de tout autre réseau contrôlé par le spectacle de l’état, y compris son interface finale, la Police.
Officiellement bien sûr cette ligne politique n’existera pas et l’état spectaculaire continuera de revendiquer sa juridiction et sa propriété sur ces zones — aucune autonomie politique ne sera permise, et des actes occasionnels de terreur seront diffusés largement dans le spectacle afin de fournir le vernis de la simulation du contrôle. Mais dans la réalité économique telle qu’elle est, ces zones auront été sacrifiées, comme des passagers jetés hors de la troïka de l’Histoire aux loups de la Mémoire. Vu que ce processus est déjà en cours, l’étude démographique fournit un indice pour le futur — où les classes partent-elles, où vont-elles ?. (Vu que la «culture» a un inconscient, elle déverse des signes magiques et des symboles — non la fumée d’offrandes immolées mais celle de voitures de flics en flammes.)
Elles quittent dès qu’elles le peuvent ces territoires de désolation.

Je crois que ce processus va s’accélérer jusqu’au point où, d’ici cinq à dix ans ce sera l’évidence même que des portions entières du pays ne se trouvent plus sur la carte. Elles ne produiront pas de «croissance», elles ne «consommeront» plus, et elles ne seront plus desservies par l’un quelconque de ces bureaux de «passe-passe» du spectacle — santé publique, armée/police, sécurité sociale, communication et éducation. Ces secteurs (économiques/sociaux/géographiques) cesseront d’exister pour tous les usages pratiques du contrôle. Les classes consommatrices quitteront ces secteurs et déménageront «ailleurs», soit socialement soit géographiquement soit les deux à la fois. Quant aux autres la gentrification les repoussera toujours plus loin. Ce qui en soit ne sera pas grave car on attendra plus d’eux aucune fonction productrice.