12/02/2019

le passage de l'homo Economicus à l'Homo Debitor

" L'économie c'est la méthode mais notre but c'est de changer le cœur et l'âme de l'être humain"

Margaret Thatcher

Sunday Times 3 mai 1981

 

 

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Celui qui appartient organiquement au système capitaliste et puise son bien être dans l'idéologie libérale ne saurait identifier la nature du mal qui le ronge. Son diagnostic ne compte guère, pas plus que son expertise. Le jugement qu'il porte sur le système le concerne, il le ménage par un égoïsme cher à Adam Smith. Il est prisonnier de son historique et gouverné par son profit particulier et son intérêt privé.

Récession, dépression, précariat à la place de salariat ne font pas partie de son jargon et c'est à cette condition qu'il se verra invité à Cdans l'air ou sur BFM Business. Son discours sera toujours le même : la dette publique est la résultante de notre code du travail trop rigide et de notre système de protection sociale trop généreux et d'un assistanat qui n'incite pas les gens à se former ou à retourner sur le marché du travail.

Plus degagé, plus libre le nécronomiste examine les faits sans calcul et en saisit mieux les défaillances. Si l'économie s'écroule, il acceptera de s'écrouler avec elle. Si la société se perd, il acceptera de se perdre avec elle et en constatera sur lui les effets du Fatum.

Des remèdes, il n'en possède pas et n'en propose pas plus que des recettes. Comme il sait qu'on ne soigne pas le destin, il ne s'érige pas en guérisseur ou en solutionniste.

Sa seule et unique ambition, être à la hauteur de l'incurable.

Ne pas avoir de dettes, ne pas avoir d'intérêt tel qu'il est écrit dans l'Hagakure la bible du samouraï, est son seul secret. Par conséquent, il n'a même a briser les chaînes qui ont transformé l'Homo Economicus en Homo Debitor par le crédit à mort.

Imaginez le sort des endetté sur 20 ou 30 ans même à des taux tres faibles. Salut les nouveaux esclaves. Il n'y a plus de Spartacus pour libérez de leurs chaînes les précariens. 

Nous ne pouvons accepter la manœuvre et le conditionnement qui en suit de la Money Power qui après s'être enrichie comme jamais dans l'histoire de l'humanité présente la note à l'Euro près (ou au dollar près) à la légion des damnés à qui de surcroit l'on fait porter non seulement la charge mais aussi la culpabilité de la dette.

Nécronomiquement votre

09/02/2019

L EMISSION

https://akasharadiotv.fr/jean-pierre-crepin-le-grand-effo...1538317305406.jpg

05/02/2019

Banque centrales dépotoirs et déchets humains

 

depotoir,banque centrale,revolution,fin capitalismendechetterie,michel ange,ordure,no future,anarchee,chaosIronie du sort, ce sont donc précisément les banques centrales, soi-disant bastions de la stabilité financière, qui font office de dépotoirs accueillant les déchets toxiques du système financier international. Pour ces actifs c’est la fin du voyage, car les banques centrales n’ont plus derrière elles aucune institution susceptible de les délester à leur tour de ce fardeau. La façade de normalité érigée à partir de 2008 s’avère en définitive une hasardeuse politique de création de monnaie s’appuyant, en guise de « garantie », sur un tas de créances pourries.

Comment s’étonner dans ce contexte de dépotoirs que sans emplois et travailleurs pauvres soient devenus des déchets ainsi que l’avait théorisé Sygmunt Bauman bien qu’il n'eut pu imaginer à l’époque que les banques centrales allaient devenir des déchetteries. La destination des sans emploi en pareil contexte est le dépotoir.la décharge, le tas d’ordure. Ils leur manquent les moyens de survie et ne peuvent vivre sans les moyens financiers (allocations, subsides) approuvés par l’État. Ceux qui ne partagent pas une telle réponse tendent à la contester en termes financiers de la même encre (sous la rubrique « pouvons-nous nous le permettre ? ») — car le « poids financier » de toutes ces mesures pèse sur les contribuables. . Cela ne suffira pas pour une réinsertion des personnes dans la société dont elles ont été exclues — de même que le stockage de déchets industriels dans des conteneurs réfrigérés ne suffirait guère à les transformer en denrées valables sur le marché.

A l'identique pour les consommateurs non satisfaits de la société comme les gilets jaunes s’il est une chose dont ils peuvent être certains, c’est qu’ayant été rejetés du seul jeu qui existe, ils ne font plus partie des joueurs et l’on n’a donc plus besoin d’eux. Jadis, le fait d’être un producteur potentiel était suffisant pour remplir les conditions requises à l’admission dans la société des producteurs. Promettre d’être un consommateur diligent et prétendre au statut de consommateur ne suffît pas, cependant, pour être admis dans la compagnie des consommateurs. Cette société n’a pas de place pour les consommateurs défectueux, incomplets, inaccomplis. Charge à eux de travailler plus pour gagner plus, des se former tout au long de leur vie, d'être mobile géographiquement, de ne pas faire d'enfant s'ils n'en n'ont pas les moyens. Bois ton rouge et ferme ta gueule, reste moisir dans ta cité pourrie  ou dans ta cambrousse, toi ton art c'est d'être crevard.

Michel-Ange, à qui l’on demandait comment il obtenait la belle harmonie de ses sculptures, eut cette réponse célèbre : « C’est simple. Prenez juste une plaque de marbre et découpez tous les morceaux superflus ». À l’apogée de la Renaissance, Michel-Ange proclamait le précepte qui devait guider la création moderne. La séparation et la destruction des déchets allait devenir le secret de l’art de la création moderne : par le découpage de tout ce qui est superflu, indésirable et inutile pour le jeter, le beau, l’harmonieux, l’agréable et le gratifiant vont pouvoir être révélés.

Nécronomiquement votre