23/08/2013

France 2025

 

"Cette stratégie" passe, a  poursuivi M. Hollande, par cinq "objectifs" : "utiliser pleinement notre avantage démographique" ; "gagner la bataille de la mondialisation" ; "réussir la transition énergétique et écologique" ; "faire de notre territoire un levier de développement" et "inclure tous les citoyens dans la République".

 

 

Voilà, chers amis nécronomistes,  l’avion vient de décoller, il ne reste plus qu’à voler encagé idéologiquement jusqu’à 2025 le sommet de la fameuse bulle verte de la consommation durable, la seule qui permette encore d’évoluer vers un avenir progressiste et éviter de revenir au c’était mieux avant et à la montée du nationalisme version fait en France not made in France/

Le salut ne pouvait plus exister qu’entre féerie d’orgueils d’hommes politiques prisonniers de leur historique et trous noirs pour le commun des mortels.

Il fallait donc faire partager la drogue de l’ivresse des hauteurs. Celle que les consommateurs zombis  aspirent et empirent  comme autant de coups donnés  aux raisonnements de fin de moi(s), au surendettement, à  Taxman et à Assedic park.

Lorsqu’on ne peut agir sur le présent,  on met  en scène un futur idéalisé.

Il s’agissait  de se ravager sciemment pour honorer la promesse d’un monde  meilleur qui allait réconcilier les générations puisque les enfants allaient reconstruire tous ce que leurs parents avaient détruits dans une France réconciliée.

La pédagogie allait passer par des emplois aidés, des emplois francs (pourquoi les autres ne l’étaient pas ???), des emplois d’avenir et de l’apprentissage dès  14 ans pour ceux qui ne pouvaient pas être médiateur des eaux et forêts. Version rurale de ce que l’on fait pour les garçons urbains sans urbanité dans les cités.

 

Qu’importe le but était merveilleux : United colors of bulle verte in Market Democracies.

05/08/2013

Survivalisme et localisme contre consommateur zombi

 Le lecteur de soixante millions de consommateurs se souvient-il qu'il est mortel ?

JPC

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Dîner avant hier avec l'ami Huzun de Nécronomie Internationale qui m'a communiqué ce doc qui en dit long sur la contamination.

Hier, je me suis rendu à l'expo de Christophe Baur, artiste talentueux et lecteur avisé de Crise et Mutation, rencontré par hasard alors que je me livrais à un démontage d'illusion et qui a parfaitement compris le pacte faustien qui nous est proposé :

A savoir que si nous voulons des avantages en tant que consommateur, il faut accepter de les perdre en tant que travailleur.

Comme je dis souvent, il n'est pas pire destin que celui de l'homme condamné à s'appauvrir sur le lieu même de sa richesse.

Merci Christophe, l'oeuvre que tu m'as offerte, illumine ma chambre fédérale de Bonn...Arbeit nicht frei.

                                                                  

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28/06/2013

Hisser haut le pavillon TDM

 

 

En juin 2013 à Paris, si il était encore facile pour un nécronomiste de naviguer sur les mers de l’incertitude et de hisser haut le pavillon TDM (tête de Mort), il devenait par contre impossible de s’amarrer dans les enclaves hors des repères et des caches.

 

Dans l’enclave sociale démocratie verte, on parlait de Relocalisation, de réemploi, de reindustrialisation, de transition énergétique, de bio techno, on y louait le made in France sans même s’apercevoir que la victoire du terroir propulsait dans un marketing inversé, les nationalistes à des niveaux jamais atteints.

 

Dans l’enclave Market friendly, on parlait de gaz de schiste, de flexi sécurité pour les banquiers, et puisqu’on ne pouvait s’en sortir par l’inflation, restait toujours un moyen de restaurer la compétitivité, en diminuant les salaires et les retraites de 30 % comme sur les mers du sud,, de réformer le code du travail, et de privilégier le travail ¨fût il à 1 euro à l’assistanat suivant le modèle du parfait luthérien désangoissé.

 

Les Market friendly commençaient à prendre conscience de la fameuse démographie française et des fils maudits qu’elle avait engendré et ne pouvait plus intégrer autrement que par l’apprentissage dès 14 ans. Autant d’éléments qui allaient faire vaciller à moyen terme leur pouvoir d’achat et leur retraite.

 

L’enclave zéro travail était encore accessible à tous. On y célébrait dans des temples bouddhistes nouvellement chinois nommés PMU, la déesse Equidia et les nuits merveilleuses de l’Euromillion.

On y retrouvait tous les laissés pour compte de la moderne société, des amigo à 1euro la chance, Gaulois délocalisés dans leur propre pays, serbes, guerriers Massaï, rejetons d’un bled fantasmé, vaillants maçons portugais et électriciens polonais. Quelques incidents transculturels venaient émailler parfois violemment la cohésion de l’enclave mais peu importe, c’était bien là que l’on avait la vision la plus représentative de la mondialisation localisée made in France.

Les passerelles intra enclaves avaient été coupées depuis longtemps, le prix se payait en Mètre carré tout comme l’amour. Les agents immobiliers maudissaient Duflot. Les salariés du Crédit immobilier de France (1 boite centenaire..) essuyaient un plan social de 1500 personnes sur 2200…

Et puisqu’ on ne remonte pas les champs Elysées mais qu’on  les descend, je n’essayais même plus de remonter le moral aux gens…Il m’arrivait tout juste de leur proposer de les accompagner dans leur dépôt de bilan en leur assurant que le pire est à venir…

Comme aurait pu dire l’ami Vincent : Expert en démontage d’illusions…Un métier à temps plein...