15/06/2015

Dégrèçage ou inertie temporelle ? Les Paris troyens sont ouverts....

 

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La nécronomie est l'art étrange de faire des portraits sans modèles ou plutôt des portraits de pays qui n'ont plus de business model ou qui doivent en changer de manière violente de façon à survivre.

Dans ce contexte, les peuples ne sont plus rien. Juste une grille sur un tableau Excel : si je diminue les retraites de 30 %, ça donne quoi....Ahh pas mal....Et si j'augmente la TVA de 5 points....Ahhh, encore mieux

Bon, bah on a qu'à faire un mix des deux....Le voilà notre excédent primaire de 1 %...

Toute intrigue nécessite un développement temporel, des aspirations, des perspectives.

Dans le cas de la Grèce, n'y a pas de développement temporel. La situation est la même depuis deux ans. Il n'y a donc ni passé, ni futur, uniquement un vrai faux présent permanent toujours renaissant. Dans ce contexte twitterien, tel incident survenu hier paraît plus vieux que tel autre survenu il y a mille ans.

Il n'y a pas non plus d'aspirations ou de perspectives pour le peuple puisque ce qu'on leur propose est sans espoir social et sans dimension historique.

La dette est une substance morte qui se reproduit comme un être organique mais il est des prières que seule la mort peut exaucer.

Pour cela la faillite ne doit plus être l'exception mais devenir la règle.

Réponse Jeudi, en cas de Grexit, j'utiliserai ma cygnature noire, la seule qui convienne...(inventer des maux)

29/05/2015

Irreversible

 

 

 

2231943902.jpgLes spécialistes insiste là dessus souvent, vous le savez l'ami Varoufakis est un adepte de la théorie des jeux et des travaux de John Nash, économiste génial atteint de schizophrénie (donc homme du futur) dont la vie et le combat contre la maladie est contée dans le film "Un homme d'exception."

On pourrait également dans le cas de la Grèce s'intéresser aux travaux d'Illya Prigogine, prix Nobel de chimie mais dont les travaux sur les processus irréversibles (comme l'Euro) impacte toutes les disciplines.

La théorie des systèmes complexes nous montre comment la complexification d'un système ne se fait pas de façon linéaire mais procède par à coups.

A chaque phase de complexification, le système perturbé se désorganise un peu plus jusqu'à frôler le chaos.

A ce moment là, soit il se désagrège et retombe à un niveau de complexité inférieur soit il se réorganise à un niveau de complexité supérieur et bondit vers l'équilibre sur cette nouvelle base

Réponse la semaine prochaine

Bon week à tous

 

15/05/2015

On en reparle

 

 

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Rubriques Livres du 3em millénaire

Charles Antoni, Jean-Pierre Crépin

Crise et mutation

 

 

Constat d'un monde occidental en errance et en déshérence auquel les auteurs se livrent avec une certaine rudesse, mais aussi avec jouissance. Jouissance ? Celle de pouvoir livrer sa pensée sans retenue. Il semble bien, à la lecture, que rien n'est à garder du système actuel ! De lettre en lettre, de réponse en réponse, l'écheveau se dénoue, et la réalité du monde « moderne » se délite ! La démocratie ?  Elle se résume à un mot d'ordre : faut pas froisser les marchés financiers. La finance ?  Nous savons maintenant où peut nous mener le « trader cocaïnomane » survitaminé aux bonus, jonglant du matin au soir avec des millions virtuels, qui, chose extraordinaire, finissent par retomber dans la réalité en créant des dizaines de millions de chômeurs et de sans abris aux quatre coins du monde. Le capitalisme ? « L'entreprise est faite pour créer des richesses, pas des emplois. Les salariés ne sont qu'une variable d'ajustement. » La mondialisation ? Véritable machine à détruire la nature et les humains pour enrichir quelques milliers d'êtres dont l'égo est atteint d'une inimaginable boulimie inflationniste. Somme toute, une machine à tuer. Ce ne sont pas les derniers grands singes, tigres, ou lions qui nous contredirons. Notre mode de vie ? Travailler pour consommer. Le travail ? Ils citent Cioran : « le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel [...] l'homme se désintéresse de son évolution intérieure, pour s'attacher à n'importe quoi ». Ainsi, quel constat ? « Désenchantement du monde, où l'on voit le désert s'accroître »... Quelle solution face à ce déluge de désillusions ? Peut-être réaliser la profondeur de notre enfoncement dans une horizontalité aliénante ancrée dans l'identification à des désirs, des peurs, de faux besoins, des associations de pensée infusés par les médias. Voir cela s'inscrire en nous. Constater que passant devant une publicité, notre œil s'y attache, qu'une envie s'y colle, qu'un choc nous touche au ventre, que mécaniquement le slogan se répète dans notre tête, comme un métronome, pendant quelques pas, qu'une chansonnette publicitaire paraît indélogeable de notre cerveau... Quelle solution à part s'arrêter ? Retrouver le chemin de la verticalité : « L'instant présent est tout ce qui nous reste »... Le lecteur retrouvera Charles Antoni dans le numéro 94 de la Revue qui fut entièrement consacré à la crise, sous ses versants intérieur et extérieur (est-il possible de séparer les deux ?).