02/04/2009

Nul n'est prophète en son pays...

A un moment historique où les pays les plus puissants semblent tous vouloir réaffirmer le pouvoir du politique sur l économie pour rassurer les foules, il est bon de se rappeler que cela ne se fait pas toujours dans le meilleur interêt du citoyen des démocraties de Marché car le pouvoir politique pense d'abord à lui même.

Ainsi, nous sommes quelques uns à trouver tout de même étonnant qu'aucun des 3 Whistleblowers (avertisseurs) de la crise à savoir
Nouriel Roubini Doctor Doom
Paul Krugman le récent nobelisé et le meilleur spécialiste de la situation à la japonaise
Robert Schiller, le psychologue des Marchés auteur culte de l'exhubérance irrationnelle

n'ai été appelé pour conseiller Obama...

Leur reprocherait on d'avoir autrefois collaboré avec l'administration Clinton ?

Bienvenue dans la TGD

ps Les faire venir en France ne serait d'aucune utilité, hélas



05/03/2008

Dépression économique Dépression psychologique...

Alerte rouge sur le moral du consommateur américain. Sa confiance, mesurée par le Confe­rence Board, s'est effondrée de 12 points en février. Jamais depuis dix-sept ans, époque de la première guerre du Golfe, l'Américain moyen n'a été aussi peu optimiste concernant la conjoncture économique des prochains mois.

Il faut dire que les éléments se liguent contre lui : les prix de l'essence s'enflamment, à plus de 3 dollars le gallon, le marché de l'emploi se détériore, la valeur des patrimoines immobiliers s'amenuise chaque jour un peu plus et les prix alimentaires ne cessent de grimper.

Le Figaro

Michel Houellebecq dont chacun sait qu'il est fin connaisseur de la Très Grande Dépression, prophétisait dans le remarquable album Presence Humaine, ce que doivent ressentir désormais des millions de consommateurs US :

" J'aimerai retrouver l'espèrance en achetant des meubles"


Surtout que des meubles, il y en a des millions avec toutes les saisies immobilières.

La dépression n'est pas qu'économique, elle est également psychologique
Nous sortons d'une période "d'exhubérance irrationnelle"
tel que l'a défini son théoricien le talentueux Robert Schiller.

La crise va donc engendrer de nouveaux comportements consommateurs et nous vivrons alors l'Apocalypse des marques sur laquelle je reviens régulièrement.