01/09/2020

Redistribution du bas vers le haut (ruissellement à l'envers)

 

 L’économie américaine n’a connu qu’une très faible croissance depuis la dernière récession. Le boom des marchés boursiers est uniquement dû au fait qu’après la crise de 2007/08, la FED a injecté de vastes sommes d’argent dans le système et l’a donné aux grands investisseurs à des taux d’intérêt toujours plus bas.

Bien qu’elle ait tenté d’endiguer ce flot d’argent entre 2015 et 2018, la tentative a échoué à la fin de 2018. Depuis lors, elle a encore baissé les taux d’intérêt à trois reprises et, avec son intervention sur le marché du REPO, elle a annoncé une nouvelle série de prêts bon marché aux grands investisseurs.

Cette surabondance de liquidités fait en sorte que l’argent circule directement sur le marché boursier ou que les grandes entreprises rachètent constamment des actions et manipulent les prix de cette façon.

Pour la population américaine, ce processus signifie avant tout une chose : la poursuite de l’explosion des inégalités sociales. Les bénéfices des marchés boursiers ne profitent pas aux grandes masses. Au contraire, l’impression de la monnaie fait en sorte que le dollar américain continue de se déprécier à long terme, c’est-à-dire que les revenus réels diminuent partout.

Un excellent exemple de l’ampleur de la redistribution actuelle du bas vers le haut est fourni par la grande banque JP Morgan et son patron Jamie Dimon : le bloc d’actions de Dimon a connu une augmentation de valeur de plus de 250 millions de dollars au seul quatrième trimestre de 2019 à la suite des interventions de la FED – la même année où JP Morgan a licencié plusieurs centaines d’employés “ pour des raisons de coût “ au chômage.

Macron n'a pas compris le ruissellement. Il s'est trompé de sens. Si l'on veut que le ruissellement fonctionne il suffit de pendre les pauvres par les pieds !!!

 

08/09/2015

Il ne me reste que mes yeux pour ruisseler

 

Water_and_soil_splashed_by_the_impact_of_a_single_raindrop.jpg

 

 

 

La théorie économique du ruissellement dont on se gargarise sur BFM business vise à démontrer qu' enrichir les plus riches, comme on le fait actuellement via l'action des banques centrales, sera profitable à toute l'économie car cet argent gagné sera ensuite soit dépensé dans la consommation soit investi dans des entreprises. La redistribution se faisant alors naturellement sans intervention de l'Etat. Inutile de vous préciser que cette théorie est d'essence néolibérale.

 Un sociologue pragmatique comme Richard Sennett note d'ailleurs que cette théorie ne pouvait naître que dans le cerveau d'économistes aux origines judéo-chrétiennes puisque cette théorie est l'exacte reproduction de la chimère du paradis.

Pour ma part je note qu'elle ressemble beaucoup à l'évangile selon  Reagan (grand ami de Jean-Paul 2... on comprend mieux pourquoi il tremblait...)

Appauvrissez vous pour que s'enrichissent ceux qui ont mis leur salut dans l'argent...

 

A cette définition fantasmé, je préfère la définition du monde réel non fanstasmé telle qu'on la trouve sur Wikipédia.

 Le ruissellement diffus ou en nappe, est un écoulement superficiel pelliculaire (sheet wash) ou en filets divagants qui, par érosion pluviale (« effet splash », éclaboussure des gouttes d'eau) et érosion latérale, exporte les particules fines et met en relief les cailloux.

Vous le savez chers amis nécronomistes, je fais souvent allusion au grand Splaaaash la piscine des ténèbres de l'économie...Alors sachez que les particules fines qui s'exportent dans d'autres pays (comme la Belgique par exemple) sont les grands bénéficiares de l'effet ruissellement. Les pauvres sont les cailloux mis en relief...

La richesse s'exporte aussi sûrement que la pauvreté s'importe ou reste sur place.

Il ne faut pas confondre les nomades et les migrants et tous ceux qui sont délocalisés dans leur propre pays.

En attendant Podemos s'est adjoint les services de Piketty pour lutter contre la pauvreté...Preuve s'il en fallait que ça ne ruisselle pas beaucoup mais que ça splaash énormément...