06/09/2017

Chéri, j'ai Uberisé les gosses...

 Pour la rentrée de classe, on va être sérieux pour une fois avec un test Perte du bonheur dans les démocraties de Marché enuber.jpg sept questions

 

 

 

1 Les patrons s'adaptent-ils à  la réglementation gouvernementale plus facilement que les travailleurs s'adaptent aux conditions de travail ?

2 Pourquoi les gens ne s'impliquent ils pas dans la politique et pourquoi l'apathie politique est-elle si grande ? (En Marche vers l'abstention) ?

3 Pourquoi les gens qui votent le font massivement pour des partis politiques aux idées jugées non rationnelles (FN, Parti de Gauche ?)

4 Etant donné que l'homme est ce que la société produit de plus important, quel est l'effet réel des personnes humaines sur le Marché ?

5 Pourquoi la Philosophie est-elle considérée comme une discipline qui ne sert à  rien dans le monde moderne (Jean de La Fontaine meilleur économiste de tous les temps).

6 Est-ce que le Marché augmente réellement l'utilité ou le bonheur comme on le prétend en justifiant les politiques de Laissez-faire,  et d'allocations de ressources (au sens économiques du terme). ?

7 En quoi la transition du consumérisme débridé aux politiques Eco responsables changera- t-elle nos institutions, nos valeurs et la qualité de nos vies, pauvres zombies contaminés que nous sommes devenus ?

30/03/2016

Ces hommes sont des erreurs...

 

Celui qui nage dans le sens du courant se laisse porter par les flux mais ce lui nage à contre-courant se rapproche de la source.

Raison pour laquelle, je me suis employé avec un certain zèle ces dix dernières années à suivre le chemin inverse de la transition capitaliste qui menait du moderne au post moderne en exaltant le travail comme la matrice de nos sociétés. La compétitivité étant devenue la règle et nos vies le fruit de scénarios de banquiers centraux. Ces derniers utilisant des méthodes non conventionnelles comme le quantitative easing s’employaient alors à essayer de faire tourner une roue carré : Désinflater les coûts autrement dit les salaires tout en inflatant les désirs et les besoins des gens pour relancer l’économie.

Nous étions en train de mourir dans un océan de liquidités mais c’était une mort lente car l’inondation de liquidités avait permis d’éviter pour l’instant la TGD (Très Grande Dépression)

C’est pourquoi ayant vu venir la crise dés 2005 et donc dans l’impossibilité de me consacrer à autre chose qu’à écrire, je suis devenu un piètre agent économique. J’ai désinflaté mes désirs et mes besoins. Je ne fume plus, ne bois plus, ne me drogue plus…Je mange peu…Mes distributeurs préféres sont Emmaüs et le carnaval des affaires et pour la bouffe le marché de Barbès. De mon passé d’entrepreneur, il ne reste plus rien. Il faut dire qu’au fils des ans, je n’avais cessé de considérer le travail que comme une aliénation et non une libération. Ceux qui ont pratiqué  le Bizness le savent…Le Bizness est une tuerie…

C’est pourquoi je considère que les Hollandistes et autres Vallsiens commettent une erreur historique avec la loi Travail. Une erreur de celle dont on répond devant l’histoire. Les socialistes pouvaient incarner la nouvelle transition, ils ont choisi de s’agenouiller à un moment où l’on aurait même préféré qu’ils tombent à genoux après avoir lutté. A quoi sert un homme juste si son sang se glace dans ses veines au moindre froid ?

Cette transition inéluctable car de travail, il n’y en aura plus pour tous, c’était le revenu de base, Le revenu universel devenu même une idée de droite depuis que Frédéric Lefèvre l’ex flingueur de Sarkozy s’en est emparé.

L’idée même d’une élection qui verrait s’affronter Hollande et Sarkozy et l’un ou l’autre élu par défaut ou par dépit nous devrait suffire à nous démontrer que les démocraties de Marché n’en sont plus.

Il est temps de montrer que nous ne sommes pas des MAO (moutons assistés par ordinateur).

09/03/2016

Harpie WC

loi travail.jpg

Parfois le malade devient la maladie, il en est de même avec l’économie. La crise n’était pas économique, c’est l’économie qui était la crise.

Les jeunes chômeurs n’avaient qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils n’étaient pas assez flexibles et étaient trop procéduriers.

Comme ce pauvre Bernard qui malgré son prénom de souche vivait encore à vingt-cinq ans chez ses parents comme beaucoup de jeunes diplômés. Son Bac + 4 ne lui permettait pas de franchir le gué du monde du travail. Le stress et l'angoisse, en plus du psoriasis remuaient l'enfer en lui. De hideux boutons poussaient sur son visage comme autant de freins à l'embauche.

 

Il passait le clair de son temps à se rassasier d’abominables choses : il n’aurait jamais de CDI, jamais de nana, jamais de logement. Quelquefois il doublait sa dose de lithium qu'il agrémentait de deux ou trois pétards. Il s'imaginait en songe se diriger tout droit vers la DRH d'un grand groupe pour la pilonner de ses compétences et la rassurer en lui disant qu'il ne pouvait y avoir de problèmes avec lui car il acceptait d'être viré du jour au lendemain sans indemnités. Cela lui paraissait être un argument massue.

Alors tous ses problèmes seraient résolus et toutes ces pilules et ce shit finiraient dans la cuvette des chiottes grâce Myriam El Khomri aka Harpie WC l’exécutrice de l’autoritaire Mr « Propre » Valls.