26/11/2016

Capitalisme et schizophrénie

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Chacun d’entre nous est double. On pourrait nous découper à la tronçonneuse le long d’un axe longitudinal et l’on se retrouverait avec deux moitiés parfaitement symétriques. C’est précisément cet axe schizophrène en une moitié gauche et une moitié droite qui divise François Fillon.

François Fillon est un libéral conservateur. Sachant qu’un conservateur est quelqu’un qui s’accommode des maux actuels et qu’un libéral est quelqu’un qui veut les remplacer par d’autres maux, qu’est-ce que peut être un libéral conservateur ?

François Fillon est nostalgique de Reagan et de Maggie Thatcher

Il est donc clair que pour lui, un passé libéral idéalisé est un futur conservateur qui a de l’avenir.

Ce n’est tout simplement qu’un conservateur libéré

Vous me suivez … ?

 

30/05/2016

Etau Négatif

 

 

jean pierre crepin,necronomiquement votreComment éradiquer un syndicat qui ne veut pas aller dans le sens du courant réformateur libéral comme les autres syndicats loués par le gouvernement ???

C'est très simple, il suffit d'appliquer la technique dite de l'étau négatif qui met en scène les insiders et les outsiders.

En gros, il s'agit d'expliquer que le trop de protection des salariés nuit à l'embauche des chômeurs.

On oppose ainsi les insiders (les salariés qui travaillent) aux outsiders (les chômeurs qui cherchent un emploi.)

D'en haut, le patronat peut critiquer un syndicat qui pourrait empêcher un employeur de choisir un salarié qui travaillerait pour moins et exigerait moins de sécurité ou d'assurances. Une sécurité dont on nous dit qu'elle bloquerait les  mécanismes correctifs du marché.

D'en bas ceux qui ne bénéficient pas d'une forme particulière de protection comme être membre d'un syndicat (et pour cause si ils sont au chômage) peuvent en vouloir au syndicat de ne s'occuper que de leurs adhérents.

Ainsi ceux qui ne bénéficient d'aucune protection comme l'appartenance à un syndicat vont-ils mettre en doute ce qui semblent être des bénéfices dont seuls les autres profitent et qui créent, plus irritant encore,des barrières à l'embauche.

 Ainsi grâce à cette subtile manœuvre le syndicat passe pour archaique et non réformiste et d’un coup de baguette magique lui incombe la responsabilité du manque d’embauche donc du chômage

 

Il est ainsi pris en étau, on arguera pour achever de le discréditer qu'il est plus facile de dire NON que dire OUI et hop le tour est joué...c'est l'Etau négatif

La vérité, c'est que comme les gouvernements et la banque centrale sont incapables par les politiques monétaires et budgétaires de s'en sortir par de l'inflation malgré les océans de liquidités qui on été deversés, il ne reste plus qu'à s'en sortir par la désinflation compétitive autrement la baisse des salaires.

D'où la fameuse inversion des normes dont on entend tant parler ces derniers temps et qui revient à laisser tous pouvoirs à l'entreprise : la flexibilité et même le paiement des heures supplémentaires comme viennent de l'expérimenter nos amis routiers qui heureusement ont réagit.

Souhaitons toutefois que les réactions ne soient pas uniquement sectorielles...

Nécronomiquement votre

 

09/02/2013

Le réel et l'imaginaire

 

 Et si l'on parlait réellement marketing...


L’imaginaire

Le gouvernement souhaite donner un coup de pouce aux exportateurs français en mal de compétitivité en renforçant l'attractivité du pays. Mercredi, il a ainsi annoncé avoir confié à un publicitaire, le PDG du groupe McCann France,  Philippe Lentschener, la mission d'inventer une «Marque France» avant le 1er mai.

 

Le publicitaire désormais chargé de créer la marque et de proposer des actions pour la propager a affirmé vouloir s'inspirer de «l'American Dream», le «rêve américain» qui a attiré aux Etats-Unis des ambitieux du monde entier. «Le fait d'avoir ce référentiel commun, ça n'existe pas» pour la France, a plaidé le publicitaire. «Il faut le faire d'une manière non nostalgique, mais tournée vers le futur», a-t-il insisté

Source Le Parisien

Pipoti Pipota….

Le réel

Au cœur d’une crise sans fin ou tous ceux qui nous ont vendu du jetable veulent maintenant du vendre du durable, un gigantesque voile  recouvre progressivement l’orchestre de l’économie Européenne.

Un sentiment collectif gagne des millions de gens en même temps, pays par pays venant briser tel un tsunami le paradis du strass et des paillettes du progrès éternel, celui qu’avaient connu nos parents et grand parents.

Ce voile perçu comme noir qui heurte de plein fouet la promesse du monde meilleur pour lequel chaque pays a hypothéqué sous forme de dette l’avenir de ses enfants, s’exprime désormais de la rue au bureau mais est pourtant inaudible par les gouvernants qui ne basent leur légitimité que sur la promesse d’un avenir meilleur héréditaire.

«  C’était mieux avant… »

Retour des jouets en bois, des barbiers, du tricot, des vieilles autos, cadres  qui veulent devenir artisans, les exemples sont nombreux. Petit à petit, une mutation s’amorce mais elle n’est pas celle prévue de la consommation durable et de la bulle verte pourtant  la seule capable de faire repartir l’économie mondiale.

Le Pib et l’indice du bonheur ne semblent plus converger mais se croiser sous l’égide  d’une consommation limitée et assumée et d’un mode de vie à l’ancienne.

Lorsque le futur semble si lointain et tellement hostile, lorsque l’instant présent est tout ce qui reste, alors rejaillit le passé. Un passé idéalisé est un passé qui a de l’avenir. Exactement comme le fantasme du bled pour ceux  qui en ont  un.

Ce sentiment collectif ressenti au même moment par des millions de gens n’est ni de la nostalgie ni de la mélancolie mais la redécouverte d’un monde de simplicité bien loin de l’inutile superficiel payable à tempérament et sans cesse renouvelé. Au-delà de la consommation, ce sentiment collectif que l’on éprouve lors d’une mutation, se traduit dans un amour grandissant des Français pour la généalogie, la brocante, à toutes les recherches sur les origines. Le localisme devient l’ultime rempart face à la mondialisation.

C’est pourquoi, plutôt qu’une marche forcée vars un futur hypothétique et hypothéqué, le c’était mieux avant pose les bases d’une vraie  question  à laquelle personne n’ose répondre pour de simples raisons de libre échangisme et de commerce international.

Faites des cadeaux à vos enfants, ce sont eux qui les paieront… (JPC in Crise et Mutation).

PS : JC Michéa  (Le complexe d’Orphée) rappelait fort justement  que Guy Debord dans une de ces dernières correspondances  écrivait que les démocraties de marché ne reconnaissaient plus que trois crimes : Le racisme, l’homophobie, et le « c’était mieux avant ».

Nous sommes en plein dedans : Mariage gay, droit de vote aux immigrés…

L’économie est une maitresse tyrannique…

En route vers la TGD et la perte du bonheur dans les démocraties de Marché…