13/07/2020

Bulle verte le grand mensonge

la preuve par l 'image

 

Planète des humains ou Comment le capitalisme a absorbé l'écologie

https://www.youtube.com/watch?v=ycN3mVW1fow#action=share

03/07/2020

capitalisme décroissant et capitalisme écologique

Il y a une certaine niaiserie à croire que la décroissance pourrait devenir la politique officielle de la Commission européenne, ou quelque chose du genre. Un « capitalisme décroissant » serait une contradiction dans les termes, tout aussi impossible qu’un « capitalisme écologique ». Si la décroissance ne veut pas se réduire à accompagner et justifier l’appauvrissement « croissant » de la société – et ce risque est réel : une rhétorique de la frugalité pourrait bien servir à dorer la pilule aux nouveaux pauvres et à transformer ce qui est une contrainte dans une apparence de choix, par exemple de fouiller dans les poubelles –, elle doit se préparer à des affrontements et à des antagonismes. Mais ces antagonismes ne coïncideront plus avec les anciennes lignes de partage constituées par la « lutte des classes ». Le nécessaire dépassement du paradigme productiviste – et des modes de vie qui vont avec – trouvera des résistances dans tous les secteurs sociaux. Une partie des « luttes sociales » actuelles, dans le monde entier, est essentiellement une lutte pour l’accès à la richesse capitaliste, qui ne met pas en question le caractère de cette e cette prétendue richesse. Un ouvrier chinois ou indien a de bonnes raisons pour demander un salaire meilleur, mais s’il l’obtient, il va probablement s’acheter une voiture et contribuer ainsi à la « croissance » et à ses conséquences néfastes sur le plan écologique et social. Il faut espérer qu’il y aura un rapprochement entre les luttes menées pour améliorer le statut des exploités et des opprimés et les efforts pour dépasser un modèle social basé sur la consommation individuelle à outrance. Peut-être que certains mouvements de paysans dans le Sud du monde vont déjà dans cette direction, surtout en récupérant certains éléments des sociétés traditionnelles comme la propriété collective de la terre ou l’existence de formes de reconnaissance de l’individu qui ne soient pas liées à sa performance sur le marché.

Anselm Jappe Crédit à Mort

18/10/2019

La Grande Déconnexion

 

2516915843.jpg9 millions de français sous le seuil de pauvreté. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En même temps, Il n’y aura pas de solution sociale à la situation présente.
Certainement pas le futur revenu d’activité que veut mettre en place Macron. Je crois avoir été le premier dans un livre « La Grande Déconnexion » à avoir abordé le dernier des grands sujets tabous : les émeutes transgénérationnelles. Une génération de garçons sauvages qui ne croient plus les plus de trente ans.
La promesse de reconstruire tout ce que leurs parents ont détruits ne sera pas suffisante pour une réunification entre les générations autour d’un idéal économique fut-il baptisé maintenant écologique.
On n’arrivera pas à rendre sexy le fait de torcher des vieillards abandonnés des leurs pour l’équivalent d’un SMIC. Ceux qui ont trouvé dans les voies criminelles moins d’humiliation et plus de bénéfices que dans métiers sous-payés comme VTC, UBER, livreur Amazon, ou gros bras dans les grandes surfaces ne rendront pas leurs armes, et la prison ne leur inculquera pas l’amour de la société. Ils sortiront comme aux USA de toutes les statistiques mais déjà un grand nombre d’entre eux ne pointe pas au chômage et ne demande pas non plus le RSA.
Tout ceci ne pourra qu’exciter encore les retraités 6,5 personnes sur 10 à ce jour. 7,5 demain qui seront forcément heurtés par ce refus du travail d’une part large de la jeunesse et dont le vote glissera massivement vers le Rassemblement National.
Puisque nécessairement, si les jeunes générations ne font pas le choix de l’activité forcée et du travail obligatoire, les retraites sont condamnées à stagner et même à diminuer considérablement.
Ce moment de l’histoire n’est pas si éloigné que l’on pourrait le croire si l’on en juge aux difficultés qu’éprouve le gouvernement à réformer dans le contexte actuel.
Finalement, moi qui vis dans le 93 dans une zone de sécurité prioritaire, je suis un privilégié en pareille époque. Je vis dans un endroit où persistent encore un peu de vie commune, quelques liens entre les êtres, quelques solidarités non étatiques, une économie informelle, une organisation qui ne vient pas d’en haut. De tout cela, je bénéficie en tant que travailleur délocalisé dans mon propre pays.
Il y a peu, j’ai tenu ces propos stupéfiants à un journaliste suédois venu m’interviewer sur « le phénomène Gilets Jaunes ».
- Vous n’avez pas peur ? m’a-t-il demandé 
Je lui ai répondu que j’avais plus peur des CRS qui dans la manif pour le climat m’avaient tiré dessus à bout portant avec un pistolet lanceur lacrymo.
Quoi qu’en pensent les bonnes âmes républicaines, la gestion des quartiers «par communauté» est en réalité la plus efficace. En tant que gaulois isolé, je suis une curiosité locale. Tantôt, Tonton chez les maghrébins, tantôt Papa chez les africains ou jaypy chez les srilankais...Je me suis intégré dans la désintégration. Logique, depuis que je suis petit, j'ai toujours aimé être minoritaire. Cela me rassure.

Personne ne m’emmerde. Personne ne peut emmerder les nécronomistes…Comme disait Bernanos « qui dispose de sa mort, peut affronter n’importe quel enjeu… »

Nécronomiquement Votre

JPC