02/10/2011

Persiste et cygne noir...

Il y aura le malheur et les tout derniers jours

On n'oublie jamais rien, les mots et les visages

Flottent joyeusement jusqu'au dernier rivage

Il y aura le regret, puis un sommeil très lourd.

Dernier temps Michel Houellebecq.

 

A ce stade alors que nous vivons un Hiroshima économique puisqu’on parle maintenant de 40 millions d'européens sur le carreau autrement dit sans chômage comme la moitié des chômeurs espagnols qui viennent au bout de leurs allocs en 2012. Comme les commerçants en Grèce et bientôt partout avec la chute programmée de la consommation, essence du moteur …Oui à ce stade de la catastrophe, aucun responsable n’a encore été désigné à la vindicte populaire (autre que Kerviel, Madoff et ses petits bras...)

La violence de l’effort qu’il va falloir demander aux peuples repose désormais uniquement sur la légitimité et la crédibilité de nos dirigeants dont on mesure précisément à quel point, ils sont dépassés par l’enjeu, ce qui immanquablement posera la question de leurs compétences réelles.

Puisque nous n’avons pas de solution, désignons un coupable à l’opinion, histoire de montrer qu’à défaut de solution, on a compris où s’était cassé le tuyau et donc que l’on savait comment le réparer.

Alors qui est coupable ?

Les Banques épicentre de la contamination des produits toxiques ?

Les agences de notations qui ont donné des bonnes notes aux banques qui commercialisaient des produits toxiques ?

Les Etats qui ont incités les banques à acheter de la dette souveraine en jouant les gros bras : « Nous sommes le meilleur placement puisqu’on ne peut pas faire faillite… » ? ( La Banque postale vient d’en faire les frais avec de la dette grecque…Banane de 158 millions d’Euros, banane au goût amer que les syndicats traduisent directement en suppression de Poste (s) dans un contexte suicidaire qui affole la médecine du travail…) .

 

C’est toute la chaîne de la valeur et de la création de richesse qu’il faut en fait repenser mais nous n’en sommes pas encore là...

 

L’offensive de la SEC aux USA sur Standard and Poor's, ou les attaques répétées des européens sur les agences de notations anglo-saxonnes sont en fait l’ultime mascarade pour faire tourner une roue carré.

Les agences de notations sont évidemment les cibles désignées puisqu’elles dégradent les Etats et font fuir les investisseurs. Par ailleurs, « elles ne comprennent rien à là comptabilité des nations ». Le discrédit, une fois bien répandu, les gouvernements pourront sortir de leur chapeau la solution qui ne sera pas une solution économique mais un remède.

Créer une agence de notation européenne et una autre américaine sous tutelle des Etats. Autant qu’on se mette les notes nous-mêmes, ça sera quand même plus simple et on sera tous en excellente santé…

Nécronomiquement votre