04/03/2008

Maman...Le bouton du détonateur ne marche plus...

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Premier a avoir appuyé sur le bouton de la baisse des taux, Ben Bernanke, le patron de ce que l'on appelait autrefois "la toute puissante Federal Reserve" ne peut que constater son impuissance comme titre le très sérieux telegraph de ce jour :


The verdict is in. The Fed's emergency rate cuts in January have failed to halt the downward spiral towards a full-blown debt deflation. Much more drastic action will be needed.


Le verdict est tombé :
La Federal reserve a échoué et n'a pas réussi à endiguer la spirale de la déflation.
Hé oui, l'explosion de la bulle Internet, c'était du pipi de chat...

L'explosion de la bulle immobilière mondiale est telle rien ne peux stopper la chute des prix dans l'immobilier et l'agonie du dollar, la bulle est mondiale, tous les pays seront impactés (europe de l'est, Asie, les Antipodes...)

Mais il ne suffit pas de réduire les intérêts, comme viennent de le faire les prêteurs américains...Si la personne a acheté une maison le double de son prix, quelques soient les intérêts, elle l'aura toujours payé le double...

Imaginez l'impact psychologique que cela va représenter sur des millions de personnes qui se sont ainsi appauvris en croyant s'enrichir...je ne parle même des 3 millions qui ont déjà perdu leur logement mais des dizaines d'autres millions répartis sur la planète,ceux qui vont devoir continuer à travailler pour payer quelque chose qui chaque jour perd de sa valeur...

La situation est devenue à ce point incontrôlable, que Ben Bernanke en appel maintenant aux banques qui ont déjà réduit leurs intérêts des crédits, pour leur demander maintenant de faire des réduction du capital dû...Oui, vous avez bien lu...du capital dû.
Le président de la banque centrale américaine a appelé ce jour les banques à une "réponse vigoureuse" pour infléchir les saisies immobilières, en les incitant par exemple à réduire le capital dû par les ménages étranglés par leurs emprunts "subprime".

"Réduire les procédures de saisies qui peuvent être évitées permettrait de promouvoir la stabilité pour les ménages, les quartiers, et l'ensemble du pays. Même si les prêteurs ont intensifié leurs efforts (...), on peut, et il faut en faire plus", a estimé M. Bernanke qui commence sérieusement à paniquer.

Inutile de vous dire que les banques dont certaines luttent pour leur survie ne voient pas cela d'un très bon oeil...Mais ont-elles encore le choix..???
Les freins du camion chargé d'essence viennent de lâcher...Il va falloir être créatif...

Nécronomiquement votre