18/11/2019

COMPRENNE QUI POURAVE

La kardishianisation comme fondement de l'hypercapitalisme

 

KIM.pngDepuis l’irruption de l’Internet et des réseaux sociaux la vérité n'est plus dans un lieu géographique l'enfermement est partout. C'est le ghetto des chaînes infos, le ghetto des consommateurs/consommés, des lecteurs lus d'avance, des décodeurs encodés de tous les messages, des amuseurs/amusés hanounesques du temps de loisir, des manifs autorisées/interdites le jour même. Partout le règne du temps réel.
Chaque espace/temps de la vie est un ghetto, et tous sont connectés entre eux. La socialisation aujourd'hui, ou plutôt la désocialisation passe par cette ventilation structurale à travers les multiples codes. Autrefois, l'ère de la production, celle de la marchandise et de la force de travail, équivalait encore à une solidarité du progrès social jusque dans l'exploitation c'est sur cette socialisation, en partie réalisée par le capital lui-même, que Marx fondait sa perspective révolutionnaire, Mais cette solidarité historique a disparu : solidarité de l'usine, du quartier et de la classe. Désormais, tous sont séparés et indifférents Chacun dans sa bulle ou son ghetto.Tous alignés dans leur délire respectif d'identification à des modèles directeurs, à des modèles de simulation orchestrés. Les masses se sont faites kardashianiser et sont devenus des followers individuels.Tous commutables comme ces modèles eux-mêmes. C'est l'ère des individus à géométrie variable. Cohn-Bandit en est un bon exemple. Dans la république des individus, la convergence des luttes est un fantasme.
Mais la géométrie du code, elle, reste fixe et centralisée. C'est le monopole de ce code entre les mains de la Money Power qui fonde l’hyper-capitalisme que nous vivons.

Commentaires

A Vince the Vonce avant l'attribution de mon Pulitzer

https://www.youtube.com/watch?v=YUBw9vskBIs

Écrit par : necronomie | 21/11/2019

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Raison noire

Raison noire sur le front maquisard
Des instants éclatés
Jumelés à désespoir
Ailleurs inachevé
La pâleur des sylphides
Confirmée par leurs cris
A jamais étouffés
Les rochers bougent
Sur un Hamlet brancard
Moins fou que banlieusard
Banni de l'Atlas
Par ces juges et fantômes
Que l'on voit à la foire
A la Une d'un désastre
Fermenté acide chantourné
Vaste et grise et pluvieuse mémoire
Nos plaies dissimulaient
Des rires à venin
Que seuls les chorètes
Déphasés abstraits
Moins graves qu'abaissés
Vulgaires aéropages
Y voient le seul dédain
Alors que nous les Nous
Prisonniers crépuscules
Y décelons l'instinct
Propre aux vieux séraphins
Antiques bouquetins
Prêtres achilléens
Nous les preuve-terre-oiseau
Tendres et clandestins
Mais l'aube se reproche
De n'être point totale
Bancale elle dort un peu
La main sous le destin
Riante avec le sang
Des autres des marins
Fronçant ses bleus sourcils
A faire fuir Prométhée
L'immense pyrophile
Hélas peu choyé
Sa soyeuse pudeur
Il la lui faut cacher
Epoque blason-guenilles
Publicitaires d'écailles
Et autres peccadilles
Or de l'aurore violente
Sa joie et son allié
Déméter au réveil
A son homme au coucher
Vaillants que reste-t-il ?
Des allures sans personnes
Des fratries sans espionnes
Même le mal s'y ennuie
Les allées y sont mornes
On y pend nos maldonnes
Certains creusent la pluie
D'autres la vérité

Écrit par : Vincent | 22/11/2019

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