15/09/2017

Introduction à L'Anti-Production

 

 

 

1523639309_2.jpgVous le savez, chers amis nécronomistes, les consommateurs zombies ont pris l'habitude de payer systématiquement le marketing et la communication des Marques et Enseignes.

Règle nécronomique : Il y a toujours quelqu'un qui paye et ce quelqu'un c'est vous...

Dans la plupart des cas voir quasiment tous les cas (excepté les marques de distributeurs) le cout réel du produit ne représente pas même la moitié de ce que l'on paye.

Exemple lorsqu'on achète une bouteille d'eau de Marque, le prix de l'eau ne représente qu'un tiers du coût du produit. Les deux autres tiers du prix étant constitués par le marketing et la communication (les campagnes tv sur des mass media à des heures de très grosses  affluences, cela se payent...)

Bref, comme je l'écrivais en 2007 dans Crise et Mutation, on peut tout à fait imaginer, le vrai produit que l'on paye étant le marketing et la communication oui, on peut tout à fait imaginer donner le produit gratuitement à tous les gens qui acceptent de payer pour recevoir la publicité.

Ceci est d'autant plus vrai avec l'avènement du Big Data et des réseaux sociaux où chacun désormais viole sa propre vie privée sans contre partie aucune en fournissant des données personnelles à des Agences spécialisées dans le Big Data et l'exploitation des données ou à des Marques et Enseignes.

Il faut se rappeler que jusque dans les années 2000, les données consommateurs étaient recueillis sur la base d'un déclaratif pour lequel on rémunérait le consommateur(consodata).

Il est donc temps de rétablir le rapport de force producteur/consommateur. c'est pourquoi je développe ici le statut d'Anti-producteur.

Vous le constatez le discours sur le revenu universel ou revenu de base passe mal et est systématiquement accompagné de commentaires désobligeants style "ça va encourager les fainéants etc"...

C'est pourquoi je propose que nous soyons tous désormais rémunérés par les Marques et Enseignes pour les données que nous leur fournissons gratuitement et sans contreparties (et qu''ils revendent même sans que en soyons informés).

Sur quelle base ? et avec quel argent ?

Sur la base des cinquante % voire plus d'économies que nous leur faisons réaliser en engageant le dialogue directement avec elle sans passer par des tiers ou des mass media. Ainsi que sur tous les profits que nous leur faisons réaliser par la vente et la revente en vue d'exploitation de nos données personnelles.

C'est donc et j'en suis désolé tout un écosystème qui est à revoir mais ainsi l'activité producteur/consommateur sera décloisonnée (le même orifice).

L'économie reposant sur la circulation de l'argent, consommer deviendra donc un travail à part entière. Un travail utile et nécessaire à l'économie et considéré comme tel, c'est pourquoi je le qualifie du statut d'Anti-Production. Car même sil ne produit rien, il produit de la richesse pour ceux qui exercent juste cette activité sans même qu'ils aient à s'occuper avec un travail productif.

Puisque derrière chaque acte d'achat se dissimule un plan social; les anti-Producteurs devenus Démocrateurs au moment des élections (et non pas consomacteurs) pourront peser de tout leur poids sur l'orientation d'un modèle de société dans lequel ils veulent vivre.

Être rémunérés pour consommer n'est pas une utopie. La valorisation de Face book , c'est vous et vous touchez combien pour ça ?

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Commentaires

Le monde est une farce
personne ne crève
tous s’enfoncent
marre de chialer sur vos charniers
le monde se barre, la marre se bonde
têtards à sec sans repassage
essorés puis volontaires
connerie augmentée
virginité de bas-fonds
vampires séculiers
sur vos affiches, vos lèvres,
où vous buvez d’ignorance
les pâles promesses d’un réel
qui n’arrivera que trop tard
pour des mioches surexcités
un dieu transgenre pour suspendre en beauté
la mer défoncée au dessus du canapé
Espace, promets-moi de ne pas les prendre,
ils t’injurieront comme ils ont adulé,
pauvrement, sans âme, de façon très moche
les ken et barbie aux neurones obsédés,
d’un vieil agenda les obèses-dérangés
Espace, mets-les là où ils sont
dans l’urne générale, polie, vernie
Et qu’elle soit bien fermée
dessus il sera dit
qu’a peut-être existé,
entre deux fleurs un monde
une méchante fin
un cloître sans venin
parole jamais mûre
propice à délirer
sans jamais embrasser
sauf le diable enclin
à savourer vos liens, moeurs,
lectures si humaines
et pourtant exhumées
d’un pâle tumulus
aux mortes sans repos
sorcières d’arrêt métro
sans jus ni odeurs, ni même une puanteur,
un tombeau papier glacé
acheté par ses créateurs
gîte pour dégénérés
où l’on est presque mort
mais jamais en entier
comme un théâtre svelte
pourri par cécité
plancher de quarantaine
livides opiacés
On vous laisse, ô fantômes,
les nôtres en ont assez

Écrit par : Jefendi | 19/09/2017

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