23/11/2013

Punks not dead et hiver de force

 

A Paris fin 2013, l’ hiver de force et sa masse de plans sociaux faisait son entrée.

Les Experts en démontage d’illusions ((dont je fais partie), devenus dès lors princes en exil dans leur propre pays croisaient les marchands de charbons et les autres routines en question dans une ambiance de retour aux années de plomb et de dézingage des institutions.

 A Thor ou à déraison…

 

Les dentiers des rentiers et  l’Allemagne saluaient ses héros du job à 1 euro en leur promettant un salaire minimum et ainsi participer à la grandeur de la nation en venant gonfler la demande intérieure et surtout faire taire les détracteurs qui prétendent comme les USA que la croissance allemande s’effectue au détriment des autres pays.

 

 L’Espagne où la retraite se prenait  à 67 ans s’apprêtait à voter une nouvelle réforme prévoyant d’indexer les pensions sur la croissance et l’espérance de vie. Plus on vivra vieux moins on gagnera.

 Les retraites en cloche précèdent les salaires en cloche (diminution au fil du temps et de la présence en échange de ne pas être viré) car  on finira par penser à juste titre que plus l’on vieillit plus nos besoins diminuent et que ce que l’on prolonge n’est pas la vie mais la vieillesse. Un train de vie est aussi un train de mort et par conséquent le marché de la dépendance à la vie ne peut être réservé qu’au plus nantis d’entre nous.

 Etait cela l’unique moyen d’éviter les émeutes transgénérationnelles quand pour le reste de la population, et ceux qui pouvaient rester dans la compétition, la déflation salariale régnait en maitresse tyrannique ?  Il ne s’agissait plus d’euthanasier papy mamy mais de vivre sur leurs retraites.

Loi du score oblige, les Market friendly  n’avaient qu’un souhait l’espagnolisation de la France.

La bulle verte ne pouvant pas décoller, l’écotaxe en étant la parfaite illustration, ne restait plus qu’à faire le choix entre les vivants et les morts comme les sociétés de transport.

 Et apprendre par des mots à gérer une schizophrénie…

La promesse d’un monde meilleur était-elle suffisante pour convaincre la légion des damnés que l’on avance bien mieux le ventre creux pour sauver ses enfants ?

La génération ninja no income, no job, no asset devenait une génération perdue entre le gaz de schiste et le gaz de shit.

Le ministère de la propagande du redressement industriel pouvait tenter d’expliquer le pacte faustien qui nous était proposé A savoir que ce que nous gagnons en tant que consommateur nous le perdons en tant que travailleur. Nous ne pouvions plus acheter français condamnés que nous étions comme les autres pays d’Europe à nous appauvrir sur le lieu même de notre richesse.

 

PS

Séquence musicale que vous ne trouverez pas dans les échos :

Daf  redevenait à la mode en refusant par anticipation la transfusion et les conseils obamesques.

http://www.dailymotion.com/video/x1v5bi_daf-der-sheriff_m...

Richard Hell pouvait aller en enfer avec la génération vide

http://www.youtube.com/watch?v=TP3x-VdOb44

 

 

Commentaires

Lost in Spasm

De dimension éruptive telle un saut dans l'inconnu l'on passerait à quantique s'il s'agissait de vertus terrestres quoique perdues dans la galaxie, du socio-environmental mental au spirituel car nous autres animaux à sang ciao gaulerions le morphème du cacao pour désexciter un cas chaos à l'anathème viscéral car mythologi-
quement renversé, à cette évidente inversion il ne saurait être question de douter puisque la plus petite chansonnette, le moindre film un tantinet attrayant, les quelques effets auxquels l'on s'est attaché un fois par amour ( et pour la pitié que cela peut inspirer aux - trop ? - bonnes âmes ) sont désormais mythiques, c'est-à-dire que plus rien ne l'est, mythique, par cette contorsion du sens justement, légitimisant dans notre approche anticrisique ( antifragile dirait
Taleb ) la moelle pépinière d'un néo-cacao qui, lui, serait mythique car n'ayant de compte à rendre qu'aux dieux, renouvelé hors de ces oripeaux néfastes aux communications sidérales, où nous étions coupés du monde, donc déprimés, priant de prière vraie, conduisant à l'autel la fille de Minos et de Pasiphaé … pour la beauté, n'est-ce pas.

Voyez les druides urbains ayant du boire le cas licencieux s'époumoner en d'hurlants délires auxquels la servitude habituelle n'aurait point songée tant sont risibles leurs façades désormais inopérantes face à l'intouchable et symbolique calice ( en cieux ) enfantin rempli d'un bon lait chaud, que les adultes dignes de ce nom affineront d'un peu de ce cacao à la faculté dionysiaque, elle-même citée moult fois en nos colonnes et paroisses. Par les voies du désordre immanquablement nous y sommes, entrons avec l'allégresse d'un pingouin soit en cage soit dans l'eau, où les deux à la fois, good luck schizophrénia, and lait's gogo show chaud must go off.

Bref, nous entrons DANS UN AUTRE UNIVERS.

C'est un fait, la chose est (l)actée, la tempête scintille et fredonne telle un jeune fille dans la fleur de la hache.
La vision haute est plus que jamais de vigueur, et continuera à mesure pour s'étaler plus verticalement par tournoiement élyptique, appréciable tonicité dont sont pétries les neurostratégies véritables comme, selon leur entendement et à leur manière, s'il le désirent ardemment, les mouvements fantassins auxquels on ne la fait dorénavant plus.

Voyez : les Résistances de plus en plus fortes - et pas que le dernier Naomi Klein, tant s'en faut puisque cela est général, systémique, mondial - auront de pair avec le désarroi d'un système, justement, retranché dans d'immobiles immobiliers, trop loin ancré dans sa médiocrité, i.e. sans ancre et sans mer, caravelle dérivante qui jusqu'alors se tenait par médiatisme hypnotiseur à peu près, à ce point maintenant se fissurant que plus elle s'avance dans l'océan de son insignifiance plus elle se démasque à mesure.

Auront de pair, avec quelque décalage temporel / et encore ! / avec une perception notoirement moins tumultueuse, frénétique, bruyante ( signe de la nervosité de la fin du règne de la quantité ), ce qui ne sera qu'un juste retour des choses ( et des esprits ), car après l'ajustesse, l'injustice, le Bruit - effarant - vient une sorte de silence que chacun, chaque groupe, chaque groupie ( des stars de son adolescence mais bon, pas tout le temps, faut pas pousser, hein ) captera selon ses disponibilités inhérentes à sa condition et sa volonté.

Des labels et des lois techniques, voire technocratiques, fleurissent gentiment dans cet hiver poudreux, dans le sens de la lutte anti - exemple antibruit : c'est à Linz qu'on l(b)abélise les entreprises et supermarchés n'ayant plus de fond sonore - mais il s'agit à l'évidence d'une qualité confinant à l'ésotérisme ( l'intérieur ), de toute façon sous forme de conscience plus que d'une pensée aux limites dépassées, quasi surannée et promise aux livres d'histoires
( numériques ? ). Il ne faut pas brûler Descartes, certes ; laissons le simplement où il doit être.

Donc, la fin s'annonce grande, qu'on y limite la casse, qu'on y milite la masse ( tant qu'elle ne casse hors-limite, mais cela est d'un autre poème ) et surtout, surtout, que l'on ne fasse pas chier l'innocence hiémale des arbres nus, ces derniers ayant besoin d'être vus, selon certaine école philosophique, mais jamais d'être sus.

Écrit par : ShamanJedi | 26/11/2013

" Les objectifs

C’est difficile de gérer un objectif à 20 ans, il faut donc d’abord vivre le moment présent, ralentir et oublier l’objectif.
Je prends le temps, je profite vraiment et du coup, je progresse plus vite intérieurement.
Quand je ne comprends pas quelque chose, je ralentis, ça décuplera la compréhension globale.

L’important est le chemin. Je ne m'intéresse pas aux résultats.
Et quand j'obtiens un résultat, ce n’est pas grave, ça va passer ! (Humour du Taoïste…) "

http://www.desirdetre.fr/article-5eme-principe-taoiste-prendre-le-temps-119352232.html

Avec les solutionistes, nous admettons ce jour les résultistes ( ou concretistes ).

Les concretistes étant des ersatz hors-sol, ils n’obtiennent rien, ne voient rien, ' n’existent ‘ en aucun sens, de concret.

Écrit par : Dry Pan Chek | 29/11/2013

L'enseignement taoïste est sans doute le plus vertueux et le plus adapté à l'Homme ego.
Sans dogmes ni vérité toute faite, son essence n'est jamais palpable et oblige a la pratique constante que cela soit au niveau du corps ou de l'esprit.

Comprendre la voie c'est déjà l'oublier.

Écrit par : jackie chan | 29/11/2013

"La promesse d’un monde meilleur était-elle suffisante pour convaincre la légion des damnés que l’on avance bien mieux le ventre creux pour sauver ses enfants ?

La génération ninja no income, no job, no asset devenait une génération perdue entre le gaz de schiste et le gaz de shit."

je me lasse pas de relire tes punchlines ... a quand un receuil de poèmes NécronomicoSinozombiesques ?

Écrit par : Jacques | 03/12/2013

Merci Jacques
Je suis très sensible à tes propos...

Écrit par : necronomie | 03/12/2013

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