12/03/2010

Crise et mutation : L'ultime produit consommable/durable

Un bel article de Rémi Boyer

 

 

La Lettre du Crocodile

 

Année 2010 N° 1

 

CIRER BP 08 - 58130 GUERIGNY

 

Crise & mutation

de Charles Antoni et Jean-Pierre Crépin, Editions Charles Antoni – L’Originel.

 

 

Crise & Mutation.jpg

 

 

 



C’est une conversation épistolaire. Une rencontre entre deux approches, l’une philosophique, au sens où elle interroge les évidences, l’autre économique, entre deux expériences du monde, deux pessimismes aussi, deux ouvertures peut-être.

Cette dialectique entre deux se révèle créatrice. Situés à deux niveaux logiques différents, les propos se nourrissent d’un effet miroir. En dressant un bilan accablant du monde économique tel qu’il peut nous apparaître, Jean-Pierre Crépin offre une riche matière à Charles Antoni qui se saisit du monde comme une projection de ce que nous sommes.

La conversation devient voyage, géographique parfois, culturel souvent, poétique par éclair. Riche en références, en indications, en suggestions, en provocations aussi, recadrant avec humour les préjugés et les clichés courants, ils invitent à l’entendement. Le monde n’est-il pas là que pour cela ? Nous aider à entendre ce qui est.

Jean-Pierre Crépin ne propose pas de solutions, à peine éclaire-t-il le début de quelques pistes connues et toujours non explorées. Tel n’est pas l’enjeu. Il n’est pas là pour ça. Peut-être même s’en lave-t-il les mains…

« Comment sortir du merdier dans une société où la consommation tient la Barack… qu’on appellera bientôt bicoque ? La réponse est d’une simplicité biblique : prendre l’argent de ceux qui ne consomment pas assez et qui le placent (les riches) pour le donner à ceux qui consomment trop (et le dépensent)… Les pauvres… Avantage : évite l’endettement des Etats et des particuliers…

En attendant cette prise de conscience improbable, à quoi tient le nouvel équilibre mondial économique que les dirigeants des démocraties de Marché appellent si fort de leurs vœux pieux ?

Pour faire nécronomiquement simple : il faudrait que les Américains apprennent à épargner et que dans une synchronisation absolue, les Chinois désapprennent cet art étrange pour zapper vers celui de consommer donc de dépenser (pas évident lorsqu’on croit à la réincarnation…)

Autrement dit, il s’agit d’organiser le zapping dans le zapping par des régulations tout en uniformisant mondialement tous les comportements des citoyens consommateurs mondiaux.

Ce qui, tu en conviendras, relève plus de la mission impossible que de la mince tâche. »

Il dénonce bien les affres du Marché, nouveau dieu de la religion de la consommation. Toute religion n’est-elle pas consommation ? Mais il croit ou espère, de manière plus ou moins consciente, plus ou moins avouable, encore quelque part au Marché, à une capacité de réforme. Il invite toutefois à ne plus jamais se laisser duper et à construire un bonheur, individuel ou collectif qui ne cesse de s’échapper.

Charles Antoni, de manière récurrente, par propos direct ou par référence culturelle, invite plutôt à la présence à soi-même, à la conquête de cet ici et maintenant, qui constitue la « porte de l’éveil ». Ce faisant, il sait bien que l’éveil n’est jamais une solution à un problème, juste l’état naturel.

Si Jean-Pierre Crépin invite à la résistance, Charles Antoni invite au lâcher prise, non au renoncement, non à l’abandon des objets, mais plutôt à ce jeu de la conscience qui permet aux objets de nous abandonner.

L’Originel-Charles Antoni, 25 rue Saulnier, 75009 Paris, France.

 

 

 

 

 

Commentaires

Sir, accuse !

A/ " Taser : la police britannique a électrocuté un homme victime d’une crise d’hypoglycémie qui ne répondait pas aux sommations." (Daily Mail via contrinfo )
mardi 9 mars

B / " Conscience d'une présence totale dans l' ici et maintenant aboutissant à l'acquisition du du vide parfait, tel que le préconisait dans son " Traité des cinq roues " le samouraï Miyamoto Musashi :
" On entend par vide l'anéantissement des choses et le domaine de l'inconnu. Naturellement le vide est néant. Par la connaissance des êtres, on connaît le néant, c'est là le vide ".

Bien entendu, nous sommes loin, ici, des préoccupations habituelles de l'humain ordinaire plus attaché à satisfaire ses idiosyncrasies du moment que d'affronter ses propres démons. "
Charles Antoni, C&M, page 97

C/ Primø conclusianis
• « Main de Fatima » ( Khamsa ), main de la fille du Prophète (Fatimah) qui repousse le mauvais œil, porte chance et protège des maladies, fait un effort c'est lundi.

D/ Secundø conclusianis et finis hibernatus démagniesumgaison-démagométéorque
• tripolaires, psychofluides, cuisines mollet-cul-l'air, à vos marques, partez, feu !
( Pour ceux qui ont droit à la promenade. Les autres : ballroomaδάκτυλοuuς *, légos minarets, Atnéna Mikadod, pauCaire nid d'espions et ptites pépés )

*
" Picture yourself in a boat on a river with
tangerine tree-ees and marmalade skii-ii-es "
in "Lucy in the Sky with Diamonds", The Beatles

Sing, a Poor !

Écrit par : 3 Jedi pour 1 normal | 15/03/2010

Chypre ok / Cheap rock

Écrit par : 3ingNâ hy ..mblop9°tère | 15/03/2010

Le professeur Twist en expédition avec sa femme dans la jungle sur les rives de l'Ogden Nash : un jour, un guide l'informa qu'un alligator avait mangé sa femme. Le professeur ne put s'empêcher de sourire : « Vous voulez dire un crocodile ? ».

pirebroché/rappport_achetéaimelle%,xi8piqué,au,FBI,qui,n'a,rien,pu,
faire/-/-/EUAUE. extrait-f#lucifer

Écrit par : bourdon s'entraînant sur 1ères pousses | 15/03/2010

puéril en la demeure

Imaginons une banque. Le sous-dit état lui prête de l'argent pour qu'elle puisse aller bien. C'est normal que l'état ne ne la coule pas, la banque, car ce même état ( gère ? ) lui doit des dettes de la nation. Bon, ceci étant clair, il faut maintenant expliquer que ce n'est plus la récré et que donc il ne faut pas que le peuple il en profite pour faire l'endouille à s'énerver alors on dit au suce-mentionné peuple que les antidépresseurs ya trop et que ça peut devenir très malsain ; ce qui fait qu'il culpabilise et arrête le traitement et déprime et comme cela, plus d'énervement.

La suite est connue depuis demain matin : on organise la désinflation compétitive pour aggraver le tout sur un plan métanational, salarial et kinothérapeutique.
On va au cinéma ( Kini; kino ), on voit des films moins violents car
ils / elles auront au préalable ( cette nuit, ndlr. ) légiféré contre ces violentes vidéos que l'on nous assène à nos bambins, bien qu'ils aient à leur âge plus de choix de jeux que les adultes qui eux sont condamnés à l'information. Enfin ça se discute, mais imaginons.

moralité : Boudu tune elle chère sous tes reins


Oaxaline 20mg 5x par jour avec le fruit
On se revoit quand ?

Écrit par : Doktor Sïztèm | 19/03/2010

Les complots, c'est comme tout - le sucre, le sel, les Allemands, la religion, les stars, les graisses, l'évidence, ... - ni trop, ni pas assez.

Bonjour chez vous

Écrit par : The Pris〄ner | 20/03/2010

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