06/05/2008

Comment concilier l’inconciliable ?

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Il est finalement triste que les principes du marketing n’ai laissé à l’homme politique que l’ambition d’être acheté.
Le marketing aurait aussi pu servir pour mesurer le bonheur de ces concitoyens.
Ceux qui ne travaillent pas s’ennuient, ceux qui travaillent s’ennuient également.
Tous parlent du travail comme une activité extérieure à eux-mêmes...
Les gens commencent à un prendre conscience que l’entreprise est faite pour créer des richesses pas des emplois.
Les salariés ne sont qu’une variable d’ajustement.
Un mal encore nécessaire dans un monde ou le travail salarial est amené à disparaître.

L’économie continue de prélever des taxes sur un travail qui nourrit de moins en moins le travailleur dont le monde financier souhaite, dans son délire autiste, se débarrasser pour se consacrer à la gestion d’un capital inerte.

Il est difficile dans ces conditions de trouver d’autre vertu au travail que de permettre de consommer.

Nécronomiquement votre

26/04/2007

Cioran et la valeur travail

« Les hommes travaillent généralement trop pour pouvoir encore rester eux-mêmes. Le travail : une malédiction que l'homme a transformée en volupté. Oeuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d'un effort qui ne mène qu'à des accomplissements sans valeur, estimer qu'on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible. Le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel. Le centre d'intérêt de l'individu se déplace de son milieu subjectif vers une fade objectivité ; l'homme se désintéresse alors de son propre destin, de son évolution intérieure, pour s'attacher à n'importe quoi : l'œuvre véritable, qui devrait être une activité de permanente transfiguration, est devenue un moyen d'extériorisation qui lui fait quitter l'intime de son être. Il est significatif que le travail en soit venu à désigner une activité
purement extérieure : aussi l'homme ne s'y réalise-t-il pas — il réalise. »

Cioran dans "Sur les cimes du désespoir"