19/01/2020

Instants Damnés de la retraite de Russie

Pour mémoire le préfet Lallement surnommé le préfet sanglant, lorsqu’il était à la Direction de l’administration pénitentiaire avait proposé de couvrir la violence de tous les gardiens en cas de mutineries. Préconisation que le ministre de la justice de l’époque Perben avait refusé de suivre.

Que pouvons-nous retenir des derniers évènements ?
1 Que voter ne sert à rien
Nous l’avons vu avec le non à la constitution européenne. Nous le constatons tous les jours puique la moitié des français ne sont plus représentés à l’Assemblée.
2 Que manifester « normalement » en paix ne sert à rien non plus. Manifester est un droit mais un droit qui ne sert à rien. "Manifeste" bon peuple, de toute façon, on ne tiendra pas compte de tes gesticulations".
Thatcher avait autrefois épuisé les mineurs à l’issue d’une grève qui avait duré plus d’un an.
Dans ce contexte, les fils de la Raison voudraient en plus que les gens acceptent leur sort sans broncher tels des agneaux attendant de se faire dévorer par le loup.
La violence les terrifie et ils voient de la violence partout alors que la violence qui crève les écrans de TV est la violence légale des forces de l’ordre.


Les fils de la Raison confondent l’immédiateté violente des manifestants radicalisés avec la soif de destruction. Et comment pourrait-il en être autrement ? Ceux-ci sont tout à fait incapables de comprendre en faveur de quoi se battent les radicalisés, dont le langage est incompréhensible pour leurs oreilles. Trop infantiles leurs hurlements, trop gratuite leur hardiesse. En face des radicalisés, ils se sentent impuissants comme un adulte aux prises avec des enfants déchaînés. Ce ce que l’on reproche le plus aux non-fédérés, aux balbutiants, est le manque de sérieux, de raisonnement, de maturité. Comme pour les enfants, dont la nature n’est pas encore ou pas tout à fait domestiquée, la liberté ne commence pas avec l’élaboration d’un programme idéal, mais avec le bruit incomparable de tessons brisés. J’aime le son du verre brisé chantait Nick Lowe à l’époque Thatcherienne.
C’est ici que s’élèvent les protestations de celui qui pense que l’extrémisme n’est qu’une maladie infantile. Contre la maladie sénile de la politique, les radicalisés affirment que la liberté est le besoin le plus urgent et le plus terrifiant de la nature humaine. Cette liberté sans frein dont dispose tous les capitaux du monde à l’ère de la mondialisation.
Il n’y a plus de nobles Idées en mesure de mettre en mouvement de grandes masses prolétaires, il n’y a plus de douces Utopies prêtes à être fécondées par leurs amants, il n’y a plus de Théories radicales qui attendent seulement d’être mises en pratique. Tout cela a été submergé, éliminé par la boue de l’Empire. Ne reste que le dégoût, la désespérance, la répugnance à traîner sa propre existence dans le sang répandu par le pouvoir et dans la fange soulevée par l’obéissance. Pourtant, c’est au milieu de ce sang et dans la fange que peut naître la volonté – confuse chez certain, plus nette chez d’autres de ne pas vivre comme des zombies obsédés par le pouvoir d’H.A.

 

23/12/2019

Instants Damnés

DAMNED.jpg

Si vous avez encore une addiction à l’espoir, ou pire encore une addiction à Macron, la pire des addictions, vous êtes au bon endroit. Nous pouvons vous aider.
Dans une vie antérieure, j’avais croisé Georges Ugeux qui à ce moment-là n’était pas nécronomiste. S’il s’angoisse autant, lu qui fût le premier des croyants, cela veut dire que ce n’est pas bon signe.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/si-nous-ne-faisons-rien-nous-aurons-un-tsunami-financier-avant-2020-georges-ugeux-813993.html

On pardonne volontiers à un inconnu de s’être converti à l’Islam ou de vouloir changer de sexe mais pour ce qui est de la nécronomie, c’est une autre histoire. Le refus de ‘l’économisme apparait tantôt comme le pire des maux ou tantôt comme la plus grande des faiblesses. Si vous êtes une femme et que vous ne vous rasez pas les jambes, vous vous ferez traitez de paresseuse. Si vous êtes un homme respectable et que vous ne portez pas de cravate, vous ne savez pas Être.
Bref, vous ne faites pas assez d’effort pour réaliser votre potentiel économique !

Comme disait Georges Bernanos « qui dispose de sa mort, peut affronter n’importe quel enjeu ».
Croyez-moi, la mort, une fois qu’on y est, c’est beaucoup plus facile que l’acte de mourir. Si vous êtes déjà capable de rester de longues heures devant la télé à regarde Hanouna, Pascal Praud, les chaînes infos qui tournent en boucles, la mort sera une partie de plaisir. D’ailleurs, regarder la télé et surfer sur Facebook sont d’excellents entraînements à la mort. Quand on ne reçoit plus que des publicités ciblées pour les couches incontinences, les conventions obsèques, on commence à se préparer. Un peu comme lorsque la sécu vous délivre un courrier pour la première coloscopie et que vous hésitez entre le faire avec ou sans anesthésie.
Ceux qui ont le plus de followers d’entre vous généreront de la consommation in absentia. Comme un chanteur avec son tube sorti des dizaines d’années auparavant : il ignore que sa chanson trotte encore dans la tête d’un ouvrier chinois exploité qu’il ne rencontrera jamais. C’est un pouvoir, certes, mais un pouvoir vain, impuissant dont bénéficieront uniquement mes marques qui auront survécu au grand effondrement.
Quand on est mort, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne s’encombre pas de bagages et qu’on ne confond plus la vie avec une accumulation de gadget
. Plus besoin de manger bio, de prendre des vitamines, de se couvrir d’écran total, hurler sa supériorité sous cialis ou de vous mettre des machins sur la peau parce que vous le valez bien mais bien moins que la marque qui vous l’a vendue.
Bref comme je l’écrivais dans La Grande Déconnexion confondre le marketing et la vie.
Macron, c’est une coloscopie avec anesthésie. Quelqu’un qui vous dit :
. « Vous savez, je crois en vous. » et que les réformes ne sont pas des punitions, juste des adhésions au contrat social qui nous permet de vivre ensemble.
Cette phrase révèle que vous êtes en présence d’un über-menteur, un spécimen de haut vol.
Pour vous délivrez du mal être. Un simple courriel sur ce blog.
Par la présente j’abandonne tout espoir, toutes illusions et j’arrête le Xanax et le Seroplex. Je laisse tomber l’idée de la croyance absurde d’une croissance qui repart. Je ne suis pas taillé pour rester un macronien convaincu. Même sous camisole chimique, je ne veux pas penser à l’idée de m’enrichir comme il est dit dans la bible « Enrichissez-vous » tout en restant vautré devant les chaines infos en état de catatonie dans mes propres crottes sans avoir pu payer mon loyer. Je prends note que nos retraites dépendent de la démographie et de la croissance économique mais je préfère aller en enfer plutôt qu’au paradis avec Julie Graziani, les anti-avortement et la manif pour tous qui prétendent que le porno sur Internet et son lac de sperme gâché ont le même effet en Enfer que le réchauffement climatique sur Terre.
J’ai trouvé ma voie. Je suis un nihiliste convaincu débarrassé de toutes peurs à crédit. Je ne veux pas être le fruit d’idées d’économistes défunts.
No Futur is good futur

18/10/2019

La Grande Déconnexion

 

2516915843.jpg9 millions de français sous le seuil de pauvreté. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En même temps, Il n’y aura pas de solution sociale à la situation présente.
Certainement pas le futur revenu d’activité que veut mettre en place Macron. Je crois avoir été le premier dans un livre « La Grande Déconnexion » à avoir abordé le dernier des grands sujets tabous : les émeutes transgénérationnelles. Une génération de garçons sauvages qui ne croient plus les plus de trente ans.
La promesse de reconstruire tout ce que leurs parents ont détruits ne sera pas suffisante pour une réunification entre les générations autour d’un idéal économique fut-il baptisé maintenant écologique.
On n’arrivera pas à rendre sexy le fait de torcher des vieillards abandonnés des leurs pour l’équivalent d’un SMIC. Ceux qui ont trouvé dans les voies criminelles moins d’humiliation et plus de bénéfices que dans métiers sous-payés comme VTC, UBER, livreur Amazon, ou gros bras dans les grandes surfaces ne rendront pas leurs armes, et la prison ne leur inculquera pas l’amour de la société. Ils sortiront comme aux USA de toutes les statistiques mais déjà un grand nombre d’entre eux ne pointe pas au chômage et ne demande pas non plus le RSA.
Tout ceci ne pourra qu’exciter encore les retraités 6,5 personnes sur 10 à ce jour. 7,5 demain qui seront forcément heurtés par ce refus du travail d’une part large de la jeunesse et dont le vote glissera massivement vers le Rassemblement National.
Puisque nécessairement, si les jeunes générations ne font pas le choix de l’activité forcée et du travail obligatoire, les retraites sont condamnées à stagner et même à diminuer considérablement.
Ce moment de l’histoire n’est pas si éloigné que l’on pourrait le croire si l’on en juge aux difficultés qu’éprouve le gouvernement à réformer dans le contexte actuel.
Finalement, moi qui vis dans le 93 dans une zone de sécurité prioritaire, je suis un privilégié en pareille époque. Je vis dans un endroit où persistent encore un peu de vie commune, quelques liens entre les êtres, quelques solidarités non étatiques, une économie informelle, une organisation qui ne vient pas d’en haut. De tout cela, je bénéficie en tant que travailleur délocalisé dans mon propre pays.
Il y a peu, j’ai tenu ces propos stupéfiants à un journaliste suédois venu m’interviewer sur « le phénomène Gilets Jaunes ».
- Vous n’avez pas peur ? m’a-t-il demandé 
Je lui ai répondu que j’avais plus peur des CRS qui dans la manif pour le climat m’avaient tiré dessus à bout portant avec un pistolet lanceur lacrymo.
Quoi qu’en pensent les bonnes âmes républicaines, la gestion des quartiers «par communauté» est en réalité la plus efficace. En tant que gaulois isolé, je suis une curiosité locale. Tantôt, Tonton chez les maghrébins, tantôt Papa chez les africains ou jaypy chez les srilankais...Je me suis intégré dans la désintégration. Logique, depuis que je suis petit, j'ai toujours aimé être minoritaire. Cela me rassure.

Personne ne m’emmerde. Personne ne peut emmerder les nécronomistes…Comme disait Bernanos « qui dispose de sa mort, peut affronter n’importe quel enjeu… »

Nécronomiquement Votre

JPC