26/05/2020

Vie et mort ? des consommateurs zombies....


531061842.jpgVous le savez si vous lisez le blog depuis longtemps ou si vous avez lu Crise et Mutation, j’ai été le premier théoricien du consommateur zombie.
En fin quand je dis le premier, ce n’est pas vraiment exact car les amateurs de films de zombies notamment ceux de Romero ou de Fulci savent que dans ces films, il y a toujours des scènes que se passent dans des centres commerciaux. Pourquoi ? Parce que dans les bribes de leurs cerveaux morts, les zombies reproduisent les gestes qu’ils faisaient le plus de leur vivant. Si l’on considère le fait que les consommateurs zombies travaillent dans des entreprises zombies sous perfusion d’État ou de taux négatifs, on peut logiquement se poser la question de savoir où vont s’agglutiner tous ces zombies. Car, lorsqu’on veut gagner de l’argent dans les Démocraties de Marché, il faut répondre à cette question. Alors où vont s’agglutiner les zombies ?
Cette inquiétude semble gagner le monde si l’on croit l’AFP.


Les centres commerciaux américains commencent à rouvrir leurs portes, mais ils devront convaincre les clients d’arpenter de nouveau leurs allées désormais vidées de nombreux magasins, la pandémie ayant donné le coup de grâce à certaines enseignes en difficulté ».
En effet « ces temples de la consommation, dont la situation était déjà précaire depuis plusieurs années, doivent désormais faire face à des difficultés en cascade, et beaucoup pourraient ne pas survivre.
Se promener au milieu de personnes masquées et avec une odeur d’eau de javel, dans des allées parfois fantômes, a en effet de quoi décourager les plus téméraires.
Car beaucoup de boutiques vont se retrouver vides : le confinement a précipité les faillites de chaînes de vêtements comme J. Crew ou l’emblématique JC Penney mais aussi de luxe comme Neiman Marcus.
La chaîne de lingerie Victoria’s Secret, très prisée au début des années 2000 mais désormais confrontée à des difficultés financières, a annoncé mercredi la fermeture de 250 magasins en Amérique du Nord, et a averti que d’autres pourraient suivre dans les deux prochaines années.
Quant aux grands magasins, qui attiraient autrefois les consommateurs vers les « malls », mais peinent à garder la tête hors de l’eau depuis l’essor des ventes sur internet, sont désormais au bord du gouffre financier.
La chaîne Macy’s, qui avait annoncé, avant même la pandémie, la fermeture de 125 magasins, a dû placer ses 130 000 employés en chômage technique à partir de mars. La perte attendue au premier trimestre pourrait dépasser le milliard de dollars ».
Et pour les gérants de centres commerciaux, ces fermetures ne sont que le début des soucis : les enseignes qui restent peuvent, dans la plupart des baux, demander un allègement de leur loyer lorsque plusieurs magasins phares s’en vont.
Ces rescapés peuvent aussi user des clauses de « force majeure » ou « acte de Dieu » (« Act of God ») pour justifier du non-paiement de leur loyer, ce qui pourrait entraîner une vague de litiges.
Retail Properties of America, une société d’investissement immobilier basée dans le Maryland (est) qui possède plus de 100 centres commerciaux, n’a perçu que 52 % de ses loyers d’avril, et même moins de 10 % de la part des chaînes de vêtements, librairies et cinémas.
Nécronomiquement votre

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10/04/2020

Le sacrifice des classes populaires (suite)

George Benjamin, président de l'Association américaine de santé publique (APHA), a indiqué à l'AFP que les populations afro-américaines assez pauvres sont, aux Etats-Unis, plus exposées au coronavirus que des populations plus aisées.
" [Les afro-américains] sont plus souvent chauffeurs de bus, ils prennent plus les transports en commun, ils travaillent plus dans les maisons de retraite, les magasins et les supermarchés ", a-t-il rappelé. Ils continuent donc de fréquenter le grand public et sont particulièrement à risque de contracter le Covid-19 sur leur lieu de travail. Les types d'emplois occupés par de nombreux afro-américains excluent par ailleurs le télétravail.
Au quotidien, dans le cercle privé, il semble également particulièrement difficile pour ces populations d'appliquer des mesures de distanciation sociale : lorsqu'on habite des quartiers pauvres, plus denses, et des logements plus petits, s'isoler apparaît presque impossible. Se faire livrer des courses à domicile est de plus souvent un luxe. " [Finalement,] beaucoup d'Américains noirs et d'autres communautés de couleur n'ont pas le privilège de pouvoir se confiner à la maison ", soulignent plusieurs centaines de médecins ainsi que l'organisation de défense des minorités Lawyers'

En Seine Saint Denis où je vis c'est idem, beaucoups de gens sont livreurs Amazon, caissières, travaillent dans des EHPAD, pas de télétravail ici ni de résidences secondaires.

Le coronavirus est un révélateur extrême des inégalités.

20/02/2008

Mort à Crédit (suite)

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"Je ne crois pas à une crise du crédit pour les particuliers en France",
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

Du prêt étudiant au crédit à la consommation, du crédit voiture au crédit immobilier, du corps épris de pureté du jeune adulte au corps parfait de l’homme mature, le diable œuvre à notre avancement, qui nous ramène par les voies du désordre à notre état originel sur le chemin du tout ou rien.
Car l’on répugne à convoquer le Crédit sanctifié par la spéculation moderne, moteur de nos économies basée sur la consommation et non sur la productivité (pour cette raison, il faut arrêter de culpabiliser les chômeurs et les rmistes car les dépenses sociales contribuent au PIB car tous ces gens consomment…et sans les 38 milliards de déficit annuel de la France qui sont autant de dépenses publiques et sociales, nous serions déjà en récession).

Du balancier des déficits chaque cadence dessine l’Amen.

C’est pour cela, que notre Président parle tant de religion et de politique de civilisation car désormais il va falloir que les pauvres restent tranquilles dans l’attente d’une vie meilleure
Qu’ils ne connaîtront pas ici bas ou tout du moins dans les quatre années qui vont suivre, période que les historiens nommeront plus tard « La Très Grande Dépression » (2008-2012)
Et qui ne signifie rien d’autre que la perte du bonheur dans les démocraties de marché tel que le très sérieux Robert E.Lane ,Professeur de sciences politiques à Yale l’avait prophétisé dans un ouvrage visionnaire « The Loss of Happiness in Market Democracies » qui ne fut pas un grand succès commercial (on s’en doute avec pareil titre… ! ! !).
Devant chaque consommateur, il y a un balcon sur une abîme.
Le balcon du crédit s’effondre, le ciel de la consommation devient inaccessible, reste l’abîme…

Oubliez la crise des subprimes et ses 400 milliards de dollars perdus car en réalité, je peux vous l’annoncer, pour connaître l’ampleur réelle, vous pouvez multipliez par 10, autrement dit 4000 milliards de dollars.
Ce n’est pas 3 millions de personnes qui vont perdre leur logement aux USA, c’est en réalité de 15 à 20 millions de personnes qui vont disparaître dans les nimbes de l’enfer de la consommation.
Pourquoi ? tout simplement car la valeur des biens qu’ils on achetés va diminuer de 30 à 50 % autrement 15 à 20 millions de personnes sur le seul territoire américain (cela sera pareil en Europe) qui vont désormais devoir rembourser des crédits sur des biens qu’ils auront acheté le double ou le triple de leur valeur.
L’économie Américaine étant basée sur la mobilité, c’est autant de travailleurs pauvres qui vont se sédentariser en travaillant plus pour s’appauvrir (nouveau concept).
La crise du crédit est mondiale et marque l’explosion d’une bulle qui aura duré 60 ans.
Pire l’économie américaine est prisonnière d'un cercle vicieux qui s'étend à toute la planète. La crise financière qui touche les USA a déclenché un fort resserrement du crédit qui aggrave la récession dans ce pays, entraînant des pertes importantes sur les marchés financiers, ce qui frappe toute l'économie mondiale car en plus de la crise dans l’immobilier, les défauts de paiement sur les cartes de crédit, les prêts automobiles et les prêts étudiants vont fortement augmenter
Ainsi le total des encours des cartes de crédit aux Etats-Unis avoisine les 1000 milliards de dollars et que les dettes par carte de crédit se montent, en moyenne, à 10 000 dollars par foyer ( chiffre d'avant la crise qu'il faut maintenant multiplier par 2), mais comme pour les Crédits immobiliers, cent milliards de dollars de dettes de cartes ont été titrisées et s'échangent sur les marchés mondiaux. Soit un quart de ce que représentaient les «subprimes» officiellement…
Petit problème, il n’y a dans ce cas aucun bien à saisir, juste des dettes qui ne seront que très partiellement remboursées.

Qu’importe, il nous faudra sortir de cette période ou l’abondance des biens de consommations ne marque plus que le signal d’un dégout généralisé de ceux qui ont cru que c’était possible pour qui se lève tôt et où l’acte d'achat passe pour une preuve de liberté plus importante que le vote…
C’est avec cela qu’il va falloir rompre…

Nécronomiquement votre