12/03/2020

la mutation consommateur citoyen

 

 

ITALIE.pngIl est parfois difficile d'avoir raison depuis 2005, j'écris sur la très grande Crise. Ces écrits ont donné lieu à un livre Crise et Mutation resté confidentiel à ce jour dont je suis très fier car j'ai été le premier à comprendre que nous n'étions pas dans une simple crise mais dans une mutation où l'instant présent allait être tout ce qui nous resterait.

Avant d'écrire, j'ai été pendant 25 ans entrepreneur spécialisé dans les mutations consommateurs citoyens, ce qui je crois me donne une grande légitimité par rapport aux économistes traditionnels/

C'est la raison pour laquelle ce blog est installé sur la plateforme des professionnels du marketing. J'ai voulu être un lanceur d'alerte mais en finale on m'a pris pour un fou. Certains pensant que j'étais devenu trop drogué ou cinglé.

Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Aux USA, on commence à évoquer le Bail in, donc la possibilité pour les banques de bloquer pour survivre tous les comptes des particuliers au delà de 50 000 dollars. C'est un signe à prendre très au sérieux. En France, c'est 100 000 euros.

Comme je l'avais prédit dans ma note du 10 mars, "Christine Lagarde à vue n’annoncera pas une baisse de taux puisqu’ils sont déjà négatifs et s’enfoncer encore plus dans le négatif n’a plus d’efficacité au niveau monétaire.

J'ai donc raison sur tout

en attendant les news du jour

60 000 personnes en France en chömage partiel

Lagarde à vue de la BCE annonce 120 milliards de rachats de dettes jusqu'à la fin de l'année. D'après mes estimations, il faudrait 100 milliards par mois. Donc  plan bien insuffisant...

En Italie où j'ai de nombreux amis journalistes, une question se pose : les français sont ils devenus aussi arrogant que leur Président. Ils voient ce qui ce passe chez nous, mais ne font rien si ce n'est nous insulter en disant que nous avons un syteme de santé archaique et que le virus est moins virulent chez eux que chez nous. Les gens continuent à manifester à se réunir, tous les commerces sont ouverts...

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/politique/sibeth-ndiaye-se-justifie-après-avoir-critiqué-la-gestion-du-coronavirus-par-litalie/ar-BB115Spl?ocid=spartandhp

Trump de son coté a interdit tous les vols venant d'Europe.

La question du jour etes vous prêts à mourir pour l'économie

L'homo economicus est il supérieur à l'homo erectus ?

Scott Gottlieb affirme que les États-Unis peuvent toujours éviter un résultat "semblable à l'Italie"
Le Royaume-Uni rapporte 2 décès supplémentaires
2ème joueur de d'Utah positif
Tournoi de la Ligue des champions 2020 possiblement reporté à l'année prochaine. Un joueur de la juventus Turin contaminé
Le football de la Major League américaine suspend le jeu
Les rapports affirment une fois de plus que Merkel est prête à sortir le chéquier
Les responsables de l'UE ont condamné l'interdiction de voyager de Trump
Trump dit que `` les marchés iront bien ''
L'Espagne a approuvé un plan de sauvetage de 2,8 milliards d'euros
La torche olympique allumée devant seulement 100 spectateurs
La Liga suspend la saison après que le joueur du Real Madrid se soit montré positif
Blackstone conseille aux sociétés du portefeuille de retirer des lignes de crédit renouvelables
Selon les rumeurs, la LNH planifie une suspension du match de championnat au début des éliminatoires
Un passager sur le vol JetBlue de NY à FLA teste positif pour le virus
Le cabinet espagnol testé pour le coronavirus
La Scandinavie commence à fermer des écoles
L'Iran atteint 3 millions d'Iraniens qui pourraient avoir été infectés
Les acteurs du marché hésitent à dissiper la liquidité du marché obligataire
Le nombre de morts dans le monde dépasse 5000

CAC 40 PLUS FORTE BAISSE HISTORIQUE

Nécronomiquement votre

31/01/2020

le virus c'est viral hépathite qu'il fera beau demain

C'est marrant, en France on ne trouve pas d'analyse comme celle là. En France tout va bien. Et pourtant c'est un pote à Macron qui parle, un mec de la Money Power qui lui s'inquiète Cela dit le coronavirus est peut être une solution mortelle à la réforme des retraites

 

L'ancien président de Morgan Stanley Asia, Stephen Roach, a publié un éditorial lundi 27 janvier via Project Syndicate et est également apparu sur «Trading Nation» de CNBC pour avertir de la façon dont l'économie mondiale pourrait déjà être dans une période de vulnérabilité, où un choc exogène, comme le coronavirus, pourrait être le déclencheur de la prochaine récession mondiale.
Roch nous rappelle qu'un choc quelconque est généralement la cause de la plupart des récessions qui se propagent à travers l'économie. Depuis plusieurs années, le resserrement de la Réserve fédérale, qui a commencé fin 2017 et s'est terminé à l'été 2019, a ralenti l'économie mondiale. Ensuite, la guerre commerciale a fait exploser des chaînes d'approvisionnement complexes et affaibli encore plus les économies développées et émergentes, du 1T18 au 3T19. Ces deux forces ont ouvert un cycle de vulnérabilité pour l'économie mondiale qui la rendrait vulnérable à un choc. Cependant, personne ne pouvait deviner quel serait ce choc jusqu'à présent. "L'économie mondiale fonctionnant dangereusement près de la vitesse de décrochage, la confluence de chocs omniprésents et un coussin commercial fortement diminué soulève de sérieuses questions sur la vision de plus en plus optimiste des marchés financiers des perspectives économiques mondiales", a déclaré Roach via son éditorial dans Project Syndicat.

01/10/2019

Un Hommage nécronomique


valeur.jpgAyant vu venir la crise avant qu’elle survienne, je me suis posé la question en 2008 de ce que pourrait être la sortie de crise ou la nouvelle bulle qui permettrait de relancer la machine. Très rapidement, j’ai pensé à ce que j’appelle la bulle verte. Thème dont je parle dans Crise et Mutation. La bulle verte, le recyclage du capitalisme. Ceux qui nous avaient vendu du jetable allait maintenant tenter de nous vendre du durable. Ce qui en soi était une idée que je jugeais absurde, le capitalisme étant basé sur le renouvellement des hommes et des produits : je consomme, je meurs, quelqu’un d’autre prend ma place, ainsi va le monde…
Raison pour laquelle, je concluais avec Charles Antoni dans Crise et Mutation que la bulle verte n’allait pas décoller et que l’instant présent était tout ce qui nous restait.
Ces propos étaient très noirs, pourtant dans le même temps en 2008, il existait une personnalité qui avait une vision encore plus noire et n’hésitait pas à évoquer l’effondrement. Cette personne qui était alors à cette date, la seule à évoquer l’effondrement, était Immanuel Wallerstein qui vient de nous quitter fin aôut. Wallerstein était un sociologue américain connu pour ses travaux sur la mondialisation. Il ne fait de doute que prochainement, on redécouvrira cette fameuse interview de 2008 dont je vous livre quelques morceaux choisis.

Pourquoi ne s’agirait-il pas plutôt d’une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier ?
Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles - il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l’information. Mais je pense que les possibilités d’accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries.
A cet égard, le rattrapage économique de l’Asie de l’Est, de l’Inde, de l’Amérique latine, constitue un défi insurmontable pour "l’économie monde" créée par l’Occident, qui ne parvient plus à contrôler les coûts de l’accumulation. Les trois courbes mondiales des prix de la main-d’oeuvre, des matières premières et des impôts sont partout en forte hausse depuis des décennies. La courte période néolibérale qui est en train de s’achever n’a inversé que provisoirement la tendance : à la fin des années 1990, ces coûts étaient certes moins élevés qu’en 1970, mais ils étaient bien plus importants qu’en 1945. En fait, la dernière période d’accumulation réelle - les "trente glorieuses" - n’a été possible que parce que les Etats keynésiens ont mis leurs forces au service du capital. Mais, là encore, la limite a été atteinte !


Y a-t-il des précédents à la phase actuelle, telle que vous la décrivez ?


ll y en a eu beaucoup dans l’histoire de l’humanité, contrairement à ce que renvoie la représentation, forgée au milieu du XIXe siècle, d’un progrès continu et inévitable, y compris dans sa version marxiste. Je préfère me cantonner à la thèse de la possibilité du progrès, et non à son inéluctabilité. Certes, le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses. Mais il faut aussi regarder la somme des pertes - pour l’environnement, pour les sociétés - qu’il a engendrées. Le seul bien, c’est celui qui permet d’obtenir pour le plus grand nombre une vie rationnelle et intelligente.
Cela dit, la crise la plus récente similaire à celle d’aujourd’hui est l’effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s’effondrer l’emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C’est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par "faire système" en s’étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.

Vous pouvez redécouvrir la totalité de cette interviewqu’il avait accordé au Monde
https://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/1...