30/05/2020

JPC a presque raison

A Fabrice Bonnard grand théoricien de la philosophie presquiste


HYPE.pngLe Professeur Raoult a raison lorsqu’il dit que la vérité ou la réalité ne se trouve plus dans les médias mainstream. L’économie n’échappe pas à cette règle et comment le pourrait-elle puisque les médias mainstream sont financés par la publicité des produits de grande consommation. Il s’agit surtout ne pas affoler le chaland, le consommateur pour qu’il n’épargne pas et consomme. Il est frappant que les économistes des plateaux tv ou les soi-disant experts passent leur temps à guetter le retour de l’inflation en raison des milliards déversés par les banquiers centraux. Il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Ainsi et je parle sous le contrôle de notre ami Daniel, le roi de l’analyse technique (voir le blog de Dany) le taux d’inflation PCE cible de la Réserve fédérale américaine est de 2 pour cent, et le marché parie que l’inflation PCE sera en moyenne à peine plus de la moitié de ce taux (1,1 pour cent) pour les 30 prochaines années!
Nouriel Roubini a raison et je souscris totalement comme vous le savez à l’idée d’une future déflation par la dette. Tous les indicateurs sont là pour celui qui sait voir et qui n’est pas lié a de quelconques intérêts économiques.
Une déflation structurelle ou maligne est causée par une demande insuffisante dans un environnement de surcapacité de production.C’est le cas (voir l'exemple Renault) !

Elle peut être la conséquence d’un vieillissement de la population. C’est aussi le cas !
Il en résulte alors une pression durable à la baisse sur les prix et les salaires. Une telle situation économique se produit lorsque plusieurs secteurs (ex. marchés financiers, agriculture, énergie, mines, etc.) subissent une baisse des prix, quand une demande stagnante oblige les producteurs à abaisser leurs prix pour écouler leurs surplus de stocks d’inventaire. Nous sommes en plein dedans !
Il en résulte une baisse dans les bénéfices et un déclin dans la demande de main-d’œuvre. À son tour, la hausse du taux de chômage fait chuter les salaires, et c’est alors qu’une dangereuse spirale de baisse des prix et des salaires peut se mettre en marche. C’est la prochaine étape !
En effet, lorsqu’une économie se trouve confrontée à une baisse des prix des titres financiers, à des fermetures d’entreprises et à un chômage massif, les banques, les entreprises et les consommateurs les plus endettés subissent alors de lourdes pertes financières à cause du poids écrasant de leurs dettes. Cela peut conduire à des fermetures de banques, à des défauts de paiement, à des défaillances et faillites d’entreprises et à des saisies hypothécaires… ainsi qu’à une baisse additionnelle de la demande, des prix et des salaires. C’est dans un tel contexte déflationniste qu’une récession économique ordinaire pourrait se muer en une dépression économique qui enregistrerait des taux de chômage supérieurs à 20 pourcent, pendant plusieurs années.
Une déflation pourrait entraîner une désastreuse déflation des dettes
Quand une économie est surchargée de dettes, comme c’est le cas actuellement pour de nombreuses économies, une déflation structurelle peut sonner le glas au retour durable de la croissance économique. En effet, le talon d’Achille des économies est le niveau historiquement élevé d’endettement par rapport au produit intérieur brut (PIB). C’est pour toutes ces raisons que je vois les économistes de plateaux tv ou les hommes politiques comme des prêtres pédophiles qui nous exhorteraient à croire…

JPC le roi de la prophétie auto-réalisatrice

 

18/05/2020

Les scénarios possibles

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1- Youpi c’est reparti

Le scénario rêvé par les gouvernements, les médias, BFM Business et les Néo-libéraux : Tout va aller très bien Madame la Marquise, dormez tranquille braves gens, les mesures prises sont suffisantes, il n’y aura pas de déflation, le chômage revient à ses plus bas historiques. Le virus disparaît et les chaînes d’approvisionnement se rétablissent comme avant. La guerre commerciale entre les USA et la Chine disparait comme le virus

2- Une glorieuse stagflation pendant longtemps.
Pénurie dans certains secteurs, prix de détails qui montent dans l’alimentaire et pour certains produits fabriqués par des entreprises qui ont relocalisé leur production. inflation des produits vendus par des entreprises qui perdent de la productivité.Le chômage demeure élevé

3- le scénario nécronomiste : l’endettement public et privé et l’incapacité de maintenir des budgets équilibrés ou de rembourser pour les entreprises et les ménages transforme la récession mondiale en dépression mondiale. L’économie rentre dans un processus de déflation par la dette. Ayant peur d’euthanasier les rentiers avec des taux fortement négatifs, les banquiers centraux arrêtent les taux négatifs et entreprennent une politique de normalisation monétaire. Les gouvernements repartent dans l’austérité comme avant la crise. C’est la cata….le chômage reste à 20% pendant plusieurs années.

NDLR :

Question : Pourquoi banquiers centraux auraient-ils peur d’euthanasier les rentiers ?
Réponse : Parce qu’à terme cela représente la mort du capitalisme comme Keynes l’expliquait ;

On euthanasie les rentiers en éliminant le rapport de force favorable au prêteur en cessant de le récompenser, car «… s’il existe parfois des raisons intrinsèques à la rareté de la terre, il n’y a aucune raison intrinsèque à la rareté du capital », ajoutait Keynes.
La mort du capitalisme serait donc rendue inéluctable par des taux d’intérêt très bas, ne comprenant plus que « le coût de l’usure et de l’obsolescence, et une marge modeste couvrant le risque et rémunérant l’exercice du talent et du bon jugement », expliquait-il encore.
Les Allemands gueulent à cause de ça…et la cour de Karlsruhe vient de le rappeler.

En conclusion chers amis nécronomistes, dans tous les cas de figure hors scénario Youpi, on est mal ou très mal…

16/05/2020

Désatrologie et collapsologie

En final, l’État est l’assureur en dernier ressort face au risque de désastre. Il est le seul à pouvoir en supporter le coût économique lorsqu’il atteint 20 % du PIB (du revenu national), mais cette charge doit être ensuite partagée équitablement entre les générations et les catégories sociales. La question de la taxation des hauts revenus et des multinationales, au centre des débats avant la crise du Covid-19, redeviendra rapidement centrale. Sans un système fiscal juste et efficace, l’État ne peut effectivement pas jouer pleinement son rôle d’assureur en dernier ressort face au risque de désastre qui lui est aujourd’hui demandé par l’ensemble de la société.
Les banques centrales vont donner toutes les latitudes aux États pour se faire les « prêteurs en dernier recours » et rentrer ainsi dans les habits d’administrateur du désastre. Il s’agit de faire en sorte qu’ils disposent le plus rapidement possible de liquidités pour absorber le choc social-économique et « relancer » ensuite l’économie.

Tout repose encore sur la croyance des créanciers dans la capacité des États à rembourser plus tard leurs dettes, en ponctionnant in fine, via la fiscalité, une masse sociale de valeur nouvelle qui sera produite dans le futur. Certes, à la suite des guerres napoléoniennes ou des guerres mondiales du XXe siècle, de nombreux États ont été parfois plus encore endettés qu’aujourd’hui, en dépassant largement les 200% d’endettement par rapport à leur PIB. Mais ces dettes colossales ont été remboursées grâce aux booms économiques qui ont suivi ces guerres, et qui sont généralement liés à une hausse de la compulsion de productivité permise grâce aux première, deuxième et troisième révolutions industrielles, à l’inflation forte du fait d’une pénurie d’offre liée aux capacités de production détruites et aux besoins sans précédents d’une reconstruction de territoires dévastés. La situation aujourd’hui est bien différente. La déflation est partout présente, notamment en Europe et la chute libre du pétrole va pousser encore plus les prix à la baisse, les promesses d’une nouvelle hausse de compulsion de la productivité grâce à l’« industrie 4.0 » ne sont toujours pas au rendez-vous ; aucune capacité de production n’a été détruite et les surcapacités productives sont déjà très conséquentes en Chine comme ailleurs. Le ralentissement économique mondial est déjà bien ancré avant même la crise du coronavirus. Ainsi, dans l’avenir, le risque est plus grand encore de voir l’éclatement des bulles étatiques nourries à grand renfort d’hormones de croissance pendant la crise du coronavirus. On l’a vu en Europe, avec le débat sur les « coronabonds », ou encore l’annulation des intérêts de la dette pour l’Afrique subsaharienne. Les risques sont grands de voir poindre un retour de crises sur les dettes souveraines. Tout l’avenir du château de cartes montant jusqu’au ciel, qui menace toujours plus de nous ensevelir au moindre souffle, ne repose que sur la croyance des créanciers dans les politiques étatiques de relance de la sphère de la valorisation à la sortie du confinement.

 

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