13/09/2019

Résumé de la réunion de la Banque centrale européenne avec Lagarde à vue

 

 

mario-draghi-gift.jpg1/ Redémarrage de son programme de rachats d’actifs au rythme mensuel de 20 milliards d’euros, à partir du 1er novembre prochain.
2/ Baisse du taux sur les dépôts déjà négatifs de -0,40% à -0,50%.
3/ Affirmation officielle que la BCE poursuivra ce programme de rachats d’actifs et de taux négatifs aussi longtemps que nécessaire…
Depuis 2015, la BCE a déjà injecté sous forme de rachats d’actifs appelé « QE » pour « Quantitative Easing », 2.600 milliards !!

La fête du slip continue et dans ce contexte Trump a réagi immediatemment sur TWITTER. Il veut lui aussi son pognon gratuit !

" La banque centrale européenne agissant rapidement réduit ses taux de 10 points de base. Ils rssaient et réussissent à déprécier l'Euro par rapport au très fort Dollar nuisant aux exportations américaines et la FED s'assoit, s'assied et s'assied. Ils ont payés (les européens) pour emprunter de l'argent alors que nous payons des intérêts..."

Quand je pense aux ahuris qui sont encore à parler d’inflation dans ce contexte éminemment déflationniste.
Souvenez vous de ce que je n’ai de cesse de répéter depuis 2008. Notre avenir c’est la japanisation et la trappe à liquidités. La money power, Lagarde à vue se sont juste inquiétés de la très mauvaise santé des banques. L’autre constat, c’est que les billets continuent de faire la planche sinon tout s’écroule. J’avais écrit un jour en 2005 que nottre avenir était d’être payé pour faire notre vrai travail qui n’est pas de produire mais de consommer. Ce moment approche avec l’helicopter money.

NOUS AUSSI ON VEUT DE L’ARGENT GRATUIT PUISQUE TOUT CELA EST FICTIF.
PLANCHE A BILLETS POUR TOUS

01/08/2019

Mourir guéri

thumb_NECRObla.gif.jpg

Quand l’indicible, enfin, sera gouverné par les cicatrices évidentes de la déflation devenue douleur normale, quand l’écorce brûlée du Nouveau Monde illuminera le règne opaque de l’économie, les journalistes chroniqueurs de la malédiction devenus anesthésistes réanimateurs, qu’ils soient bénis, conteront, si ils content encore, l’histoire étrange d’un petit groupe de personnes fédérées autour d’un blog qui montèrent sur l’échafaud en rigolant.

Il en aura fallu du temps à la Macronie pour se rendre compte de la situation. A-t-on déjà vu pareil déni ? Des bonnets rouges, aux émeutes Nutella en passant par les Gilets Jaunes puis plus récemment l’émeute du robot de cuisine chez Lidl ; pouvait encore soutenir une politique de l’offre alors que l’évidence journalière démontrait que nous étions dans une problématique de demande ? La légion des damnés en avait assez qu’on lui explique que l’on avance bien mieux le ventre creux.
Le fameux ruissellement des plus riches vers les plus pauvres devenu la théorie du premier de cordée n’avait visiblement produit aucun effet. La corde était visiblement coupée car vu d’en bas, la corde, on peut s’y pendre pas s’y suspendre.
Emmurés dans leurs métropoles citadelles, les gouvernants s’étonnaient encore de la consommation de biens qui reste atone et de la baisse d’achats alimentaires et ce malgré les mesures d’urgences liées au mouvement des GJ.
Une question était sur toutes les lèvres : Que font les pauvres de leur argent ? Épargnent-ils en mauvais patriotes pour acheter plus tard des produits coréens ? Renonçaient-ils à la transition intestinale pour mieux préparer la transition écologique ?
Autant de questions qui restaient en suspens à la corde du premier de cordée.

Nécronomiquement votre

26/05/2019

On hérite ou on mérite, en France les deux vont de pair !

Désormais avec le concept de société du mérite, la possibilité de réussite professionnelle et d’épanouissement dans la consommation se voit menacer par ceux qui ne souhaitent ou ne peuvent pas s’élever. Tout cela dépendant de l’individu et non plus de la collectivité.
La réussite face à la concurrence, ainsi que les promesses de l’univers de la consommation, seraient l’expression de la volonté de réussite individuelle. De l’autre côté, l’échec révèlerait les déficits personnels, et c’est sur ces déficits qu’on demande à ceux qui sont déjà perdus pour le système de travailler. S’ils ne le font pas bien, on les «aide» volontairement avec les moyens coercitifs de l’Etat social sous la bannière du slogan cynique des « droits et des devoirs». La caractéristique centrale du processus de crise capitaliste, c’est-à-dire le fait qu’une partie de plus en plus grande de la population devient superflue, peut ainsi disparaître derrière la façade de la responsabilité individuelle. Le fait que «ça» n’allait plus très bien, qu’il devenait difficile de s’en sortir, que les dettes s’accumulaient, tout cela relevait uniquement de la responsabilité des sujets individualisés. L’évacuation de la logique capitaliste de l’exclusion, à travers la projection sur l’individu, va de pair avec la création d’une société basée sur la volonté de la réussite et du mérite. L’exclusion hors du système du travail et de la valorisation entraîne l’expulsion hors du «collectif du mérite». Si par contre on veut y rester intégré, cela demande une autodiscipline inconditionnelle ainsi qu’une soumission aux impératifs de la concurrence comme viennent d’en faire l’expérience les salariés de chez Cora qui doivent travailler le dimanche.

Ainsi se crée un mythe progressiste de notre propre avenir qui voit sa réalisation menacée par les «bons à rien». C’est de leur faute si toute la potentialité productive ne se réalise pas pleinement et que la société du mérite tombe en désuétude.