01/08/2019

Mourir guéri

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Quand l’indicible, enfin, sera gouverné par les cicatrices évidentes de la déflation devenue douleur normale, quand l’écorce brûlée du Nouveau Monde illuminera le règne opaque de l’économie, les journalistes chroniqueurs de la malédiction devenus anesthésistes réanimateurs, qu’ils soient bénis, conteront, si ils content encore, l’histoire étrange d’un petit groupe de personnes fédérées autour d’un blog qui montèrent sur l’échafaud en rigolant.

Il en aura fallu du temps à la Macronie pour se rendre compte de la situation. A-t-on déjà vu pareil déni ? Des bonnets rouges, aux émeutes Nutella en passant par les Gilets Jaunes puis plus récemment l’émeute du robot de cuisine chez Lidl ; pouvait encore soutenir une politique de l’offre alors que l’évidence journalière démontrait que nous étions dans une problématique de demande ? La légion des damnés en avait assez qu’on lui explique que l’on avance bien mieux le ventre creux.
Le fameux ruissellement des plus riches vers les plus pauvres devenu la théorie du premier de cordée n’avait visiblement produit aucun effet. La corde était visiblement coupée car vu d’en bas, la corde, on peut s’y pendre pas s’y suspendre.
Emmurés dans leurs métropoles citadelles, les gouvernants s’étonnaient encore de la consommation de biens qui reste atone et de la baisse d’achats alimentaires et ce malgré les mesures d’urgences liées au mouvement des GJ.
Une question était sur toutes les lèvres : Que font les pauvres de leur argent ? Épargnent-ils en mauvais patriotes pour acheter plus tard des produits coréens ? Renonçaient-ils à la transition intestinale pour mieux préparer la transition écologique ?
Autant de questions qui restaient en suspens à la corde du premier de cordée.

Nécronomiquement votre

26/05/2019

On hérite ou on mérite, en France les deux vont de pair !

Désormais avec le concept de société du mérite, la possibilité de réussite professionnelle et d’épanouissement dans la consommation se voit menacer par ceux qui ne souhaitent ou ne peuvent pas s’élever. Tout cela dépendant de l’individu et non plus de la collectivité.
La réussite face à la concurrence, ainsi que les promesses de l’univers de la consommation, seraient l’expression de la volonté de réussite individuelle. De l’autre côté, l’échec révèlerait les déficits personnels, et c’est sur ces déficits qu’on demande à ceux qui sont déjà perdus pour le système de travailler. S’ils ne le font pas bien, on les «aide» volontairement avec les moyens coercitifs de l’Etat social sous la bannière du slogan cynique des « droits et des devoirs». La caractéristique centrale du processus de crise capitaliste, c’est-à-dire le fait qu’une partie de plus en plus grande de la population devient superflue, peut ainsi disparaître derrière la façade de la responsabilité individuelle. Le fait que «ça» n’allait plus très bien, qu’il devenait difficile de s’en sortir, que les dettes s’accumulaient, tout cela relevait uniquement de la responsabilité des sujets individualisés. L’évacuation de la logique capitaliste de l’exclusion, à travers la projection sur l’individu, va de pair avec la création d’une société basée sur la volonté de la réussite et du mérite. L’exclusion hors du système du travail et de la valorisation entraîne l’expulsion hors du «collectif du mérite». Si par contre on veut y rester intégré, cela demande une autodiscipline inconditionnelle ainsi qu’une soumission aux impératifs de la concurrence comme viennent d’en faire l’expérience les salariés de chez Cora qui doivent travailler le dimanche.

Ainsi se crée un mythe progressiste de notre propre avenir qui voit sa réalisation menacée par les «bons à rien». C’est de leur faute si toute la potentialité productive ne se réalise pas pleinement et que la société du mérite tombe en désuétude.

 

24/02/2019

Mon avissionnaire

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mario-draghi-gift.jpgChers amis nécronomistes, je pense avoir trouvé la suite des évènements et particulièrement la manipulation qui va suivre de la Money Power après les élections européennes pour nous remercier d'avoir bien voté et de ne pas entraver la marche forcée vers le fédéralisme comme il était défini dés le départ par les tenants du grand Kapital.

Aujourd'hui dans les pays de la zone Euro, la consommation fait du sur place et tous les pays sont frappés par le manque de pouvoir d'H.A.

Devant pareil blocage, le quantitative easing tel qu'il a été pratiqué jusqu'alors ne s'est pas avéré particulièement efficace. L'argent ayant du mal à sortir du coffre fort des banques pour atterrir dans l'économie réelle., je fais donc le pari osé que la solution pour faire face à la colère des peuples et les réconcilier avec l'Europe se fera de la manière suivante

HELICOPTER MONEY

initié par Milton Friedman en 1969 et repopularisé par Greenspan dans un article en 2002, il existe trois sortes d'Helicopter Money.

La première l'annulation des dettes souveraines par leur rachat. Pour info la BCE détient 26% de la dette publique européenne.

La deuxième consiste à financer des grands travaux directement par la BCE

Enfin la troisième, celle qui je pense sera retenue, un transfert de monnaie directement aux entreprises et aux particuliers.

Pourquoi je crois en cette solution, tout simplement parce que l'on ne s'en sortira pas avec pour seule stratégie de réduire les dépenses publiques ou de diminuer les salaires pour retrouver de la compétitivité.

Le moins que l'on puisse dire est que cette stratégie ne recueille pas l'adhésion des peuples et contribue à la détestation de l'Europe et les pousse à des manifestations de plus en difficiles à contenir.

Surveiller et punir n'est pas un programme économique.

Comme je l'écris depuis si longtemps le vrai danger c'est la japanisation, la trappe à liquidités avec des investisseurs qui n'investissent plus et des consommateurs qui ne consomment plus. Le Japon n'en n'est jamais sorti malgré des milliards de yens qui n'ont servi à rien si ce n'est à bétonner le pays.

c'est pourquoi le vrai danger est la déflation, un danger mortel pire que la dette et suicidaire pour les pays de la zone Euro.

Gageons, que le successeur de Draghi, si d'aventure les partis eurosceptiques ne prennent pas le pouvoir , calmera les ardeurs souverainistes avec de l'Helicopter Money en direction des menages et des entreprises afin que tout ce monde puisse CONSOMMER en disant merci l'EURO

relire ma note visionnaire du 28 12 2008 plus de dix ans j'annonçai la couleur les taux zéro et la suite

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PS vous le noterez, je suis hyperpositif aujourd'hui...des opiacés ne point trop abuser...