07/05/2010

Le mec de la tombe européenne d’à coté…

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Tout ce que nous avons annexé, écrit sur ce blog et dans le désormais livre culte « Crise et mutation" arrive jour après jour…Je ne vais pas republier les notes…Les nouveaux entrants nécronomistes fouilleront dans les archives.

Comment avoir pu prédire avec une telle justesse ???, simplement parce que c’était prévisible...

Il suffisait tel le Docteur House de ne pas être opérationnel et de n’entretenir aucune relation d’affect avec le patient pour réaliser le bon diagnostic…

Toutes les démocraties de Marché devront revoir leur business model et leur mode fonctionnement devenu intenable…

Jean-françois Copé qui n’est pas le dernier des ahuris a fait part la semaine dernière à l’assemblée de l’absolue nécessité pour notre pays de changer de business model.

Mais voilà, personne, même Zapatero, ne maîtrise l’art étrange de transformer des ouvriers en bâtiment en ingénieur airbus…surtout quand la bourse comme en Espagne est le strict reflet de son économie (immobilier, construction et service financiers liés à cela)

Changer le business model d'un pays prend des années...et le grand emprunt ne sera pas suffisant pour couvrir les recherches et les formations sur les bizzness du futur...

Joseph Stiglitz,le prix nobel d'économie, va devoir s’empresser de remettre à notre président son rapport sur la création d’un indice mesurant le bonheur en remplacement de celui qui mesurait le PIB.

Eh oui, Joseph que l’on savait nécronomiste dans l’âme a prédit mardi la fin possible de l'euro si l'Europe ne parvient pas à régler ses "problèmes institutionnels fondamentaux", dans la foulée de la crise grecque. Il a rappelé qu'au moment de la fondation de l'euro, beaucoup d'économistes, déjà, avaient estimé "que ça irait tant que tout irait bien". "Mais en présence d'une crise comme celle-ci, ils n'ont pas les structures institutionnelles nécessaires pour la résoudre", a-t-il conclu.

Ce qui est nécronomiquement vrai… les économies européennes étant trop disparates entre celles qui produisent et exportent et celles qui importent et consomment à coup de dépenses publiques et sociales…Personne n’avait intérêt à créer les structures institutionnelles adéquates au risque de voir un autre pays remettre en cause son propre business model (un peu comme l’a fait Dame Christine Hagarde avec Madame Merkel…)

En route pour la Mutation…

16/11/2008

Nécronomiste : Un Métier...

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Du gravier électronique : c'est ce sur quoi s'éveillait JPC, face contraire du Marché dans le Marché.
Les images maintenant filaient : vitamines soniques, images modernes chantant le futur proche et la catastrophe annoncée.

JPC était sous influence ottomane, la fraicheur du raki baignait ses tempes.
Le requiem K 626 tournait dans le lecteur.
Le temps approchait où son cerveau pourrait être échangé contre un IPOD.
Les maladies ne seraient plus alors que des 1 et des 0 connectés directement aux assurances privées contrôlées par l'état..
Le médecin traitant ne serait plus localisé mais glocalisé
et l'homme absent, régnerait sur un Éden vert, supra-bulle qui devait vaincre la TGD.

L'alternative étant comme chacun sait : le châtiment des neufs orifices à la japonaise...la Déflation de dix ans...

JPC savait que l'Economie de Marché était un immense aéroport mythique sur lequel chaque nation se voyait attribuer sa note et sa piste d'atterrissage : Soft landing ou Hard landing
Seul au sommet de la tour de contrôle, Le messie noir tel un muezzin multimédia distillait ses convictions dans un bruissement de neutrons froissés iraniens.
« Yes we can...»

JPC se sentait superficiellement européen. il savait que le temps demain ne s'écoulerait plus qu'en milligramme d'informations parfaitement dosées pour l'opinion publique et qu'un trait de G 20 relierait le monde entier aux USA.
La phase d'impact approchait c'était la panik dans l'hypermarché mondial.
En France notre Président parti sur la queue de la comète n'allait pas pouvoir chercher avec les dents une croissance morte, mais l'addition à payer (la ruine de plusieurs générations)
We play together we pay together...

Soucieux de rester le captif de Mozart, JPC se servit un verre et trinqua mentalement avec ses amis nécronomistes.
Là étaient des fondations porteuses de sens et d'avenir.
Nécronomiste devenait un métier.



28/10/2008

Une idée de l'ampleur des dégats

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Entre 2000 et 2007, les Etats-Unis ont produit des biens de consommation et des services d’une valeur de 92 500 milliards de dollars mais en ont consommé pour 97 000 milliards, soit une différence de 4 500 milliards de dollars qui a été empruntée sur la base du credit hypothécaire et des subprimes opération rendue possible par la bulle immobilière.
Contaminés du crédit depuis des décennies, les consommateurs américains se conduisent comme de véritables drogués, c'est en tous cas ce que ces chiffres laissent apparaître.
Dans ces conditions, générer de la dette à travers une politique de relance néo Keynesienne , c'est forcément générer de l'impôt à terme sans traiter les racines du mal.
Bref, il faut soigner les contaminés faute de quoi ils passeront leur vie à s'endetter pour acheter des merdes qui ne servent à rien
et le reste du monde continuera à payer l'addition puisque nos banques achètent la dette des pauvres américains...
Voilà un diagnostic...

Imaginez ce que cela va donner lorsqu' il y aura des taux zéro voir négatifs. Ils vont déferler à nouveau comme des zombies dans les centres commerciaux en toute irresponsabilité.
Rappellons quand même que la crise actuelle est déjà dûe à des politiques de taux très bas...

La vérité, c'est qu'il va falloir modifier en profondeur ses habitudes de consommation et que cela prendra plusieurs années.
On ne sort pas d'une crise comme celle là pour repartir comme avant.
Trop de victimes vont rester sur le carreau ou en survie artificielle.
La décontamination sera longue et doit faire partie d'un vrai projet de société mondiale mais ce projet est une idée aussi utopique que la révolution de Besancenot.

Laissons donc la parole à l'un des pères refondateur du capitalisme à savoir Saint Thomas d'Aquin



Les lois humaines laissent certains péchés impunis en raison de l'imperfection des hommes; elles priveraient, en effet, la société de nombreux avantages si elles réprimaient sévèrement tous les péchés en appliquant des peines. C'est pourquoi la loi humaine tolère l'usure, non qu'elle estime qu'elle soit conforme à la justice, mais pour ne pas porter tort au grand nombre.



Je vous laisse en tirer la confusion...