05/05/2008

Anarchy in the UK

Special dedicace to http://www.misterpatate.fr/blog/
calyptratus et toute la grande déconnection lyonnaise et aux ptits frères du logiciel libre du monde entier.


L’économie anglaise tant louée par tous les politiques ces dernières années (de gauche comme de droite) implose à une vitesse prodigieuse et ne tardera pas à ce rythme à postuler au titre de première économie européenne en récession.
Le Krach immobilier vient à peine de commencer que le virus s’est déjà transmis à la consommation via les cartes de crédits.
Après l'Espagne ou la consommation est un chute libre (fin de l'effet de richesse
lié au prix de l'immobilier).
Comme je l'avais pronostiqué, il y a 1 an, l'Angleterre est donc le deuxième pays ou le virus s'est transmis en 3 mois à la consommation. Aux USA, cela avait pris 1 an.
On mesure donc à quels points les économies européennes dont la croissance étaient basées sur la construction et les services financiers étaient friables.
Pour ceux qui parlent anglais, je ne saurai que trop vous recommander d’aller voir

Un portail familial anglais sur SKY, qui donne des conseils.
Le titre est éloquent : Comment survivre à la crise du crédit…
(tapez "how survive to the crisis" sur yahoo et c’est le numero 4)l
Les derniers conseils aux familles avant de commencer à paniquer…

Nécronomiquement votre

PS depeche AFP d'hier LONDRES (AFP) - La Grande-Bretagne s'inquiète d'une nouvelle épidémie: les fermetures de pubs, ces lieux au coeur de la vie des villes et des villages et considérés comme l'un des meilleurs symboles de l'identité nationale, se multiplient à un rythme alarmant à travers le pays.
Les chiffres sont éloquents: 1.400 établissements ont fermé définitivement leurs portes l'an dernier, faisant tomber leur nombre à 57.000, contre 69.000 en 1980.

ça en dit long sur l'état de l'économie...croyez en ma longue expérience, les bistrots sont le meilleur barometre de l'économie pays par pays.

28/01/2008

Pauvre type

L’état protégera la SocGen, dit Guaino, conseiller de Sarkozy

"il faut s'interroger sur la manière de corriger les vices du système, de transformer ces règles du jeu qui aujourd'hui en font un système qui vraiment est un système fou", a-t-il ajouté.

Et surtout d’un système qui rend les gens fous

Jérôme Kerviel, le trader fou de la Société Générale, nie tout enrichissement personnel :
Son but : faire réaliser des profits à son employeur...

Jérôme kerviel est un pauvre type, une version dépressive et dégénérée de Christophe Rocancourt l’escroc des stars…

Il ne sert à rien de l’accabler ou de le mettre en prison, il sera un pauvre type pour l’éternité : il est à jamais l’homme qui a voulu faire gagner de l’argent à son employeur contre son gré et sans contrepartie.
Paradoxe des médias, le pauvre type est devenu une star planétaire, il va avoir droit à sa biographie , au film sur sa vie.
Bref, il va réellement devenir riche mais d’une manière totalement différente de celle qu’il avait imaginé dans ses rêves de grandeur.

Il n’est pourtant que le produit de la culture d’entreprise de la Société Générale qui lobotomise ses traders comme Jéhovah ses témoins.
Un ex-associé, ancien Directeur de la SocGen à New-york, se plaisait à raconter qu’il était plus facile de négocier un bonus d’un million de dollar qu’une augmentation de 100 euros pour son assistante.

Jérôme Kerviel est le fils parfait et légitime de Daniel Bouton, son PDG : un rejeton de la Très Grande Dépression....

Allez , salut pauvre type…A un de ces jours…

Nécronomiquement votre

25/01/2008

Krach mondial : Récession ou rééquilibrage ?

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La crise actuelle marque la fin d'une ère d'expansion de degré de solvabilité basée sur le dollar comme monnaie de réserve internationale (Amérique du sud, Asie, Arabie etc.…).
Les crises périodiques et la constitution de bulles telles que nous les avons connues (bulle 0r, bulle Actions, bulle Internet, bulle immobilière etc.…) n’en étant que des épiphénomènes.
La crise actuelle est le point culminant d'une Méga-bulle qui a duré pendant plus de 60 années.
La globalisation a permis aux USA d’aspirer l'épargne du reste du monde et consommer plus que le pays a produit.
Forçant même les chinois, à produire toujours plus, à créer de la richesse en totale déconnection de la création de monnaie (le yuan sous-évalué).

Bien qu'une récession dans le monde développé soit maintenant inévitable, la Chine, l'Inde et certains des pays producteurs de pétrole sont sur des trains de croissance très élevés qui les préservent de la récession.
Le ralentissement et la récession de leur principal client est pour eux une aubaine sur le plan de la stabilité dans des pays confrontés à l’hyper-croissance (Chine + de 11%°) et sont même contents de souffler car les flux migratoires (paysans vers les villes) vers leurs mégapoles deviennent ingérables et soulèvent de graves problèmes de politique interne.

On pourrait donc penser fort logiquement que la crise financière actuelle n’est pas à proprement parlé une récession globale mais un rééquilibrage radical de l'économie mondiale, avec un déclin des USA et l’ascension de la Chine, de l’Inde ou de la Russie assise sur son pétrole et son gaz.

Il n’en est rien, car ni la Chine ni la Russie ne sont des démocraties et les tensions politiques et les tentations protectionnistes comme la TVA sociale (en France) et autres taxes sur les importations que les USA seront contraints de mettre en place pour relancer leur économie vont générer des tensions politiques extrêmes et des mesures de rétorsion.

Car le défi pour la survie est maintenant pour chaque pays de produire plus en richesse locale qu’il ne consomme en produits importés.


Dans la zone euro, Le royaume Uni, l’Irlande et l’Espagne, tous les pays dont la croissance n’a été basée que sur la construction et les services financiers sont les premiers impactés et la récession s’avère pour ces pays inévitable.
Le taux de chômage en Espagne a augmenté en 2007 pour la première fois depuis 2003, se situant à la fin du quatrième trimestre à 8,6% de la population active contre 8,3% fin 2006, a annoncé ce jour l'Institut national de la statistique (INE).
La France fait cocorico en affirmant partout qu’elle est peu touchée par la crise financière, c’est vrai pour l’instant car nous n’exportons pas et notre faiblesse structurelle est pour l’instant une force.
Mais le problème de la France est tout autre : déficits budgétaires depuis trente ans et la dette du pays (2000 milliards d’Euro) ainsi que notre incapacité à exporter d’ou le déficit commercial record.
La vérité est que nous importons de la pauvreté et que nous exportons de la richesse.
L’Italie sera quant elle, le premier pays occidental à faire faillite et sera contrainte de quitter l’Euro.

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Nécronomiquement votre