23/11/2018

Gilets jaunes et petits homme verts

 

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Un gilet jaune dans mon ghetto

 

 

L’originalité de la période que nous vivons et la macronie en est la démonstration, c’est non seulement la réduction drastique des budgets sociaux (la fameuse casse sociale) mais surtout la redistribution à l’envers cause de la révolte dans le pays. On redistribue désormais des pauvres vers les riches. Du bas relégué vers le haut intégré.

Et ce dans toute l’Europe, c’est la cause profonde des explosions populistes.

Christopher Lash avait parlé en son temps de la sécession des élites. Ainsi le monde d’en bas serait constitué d’homophobes, violents, alcooliques, illettrés sans souci de l’avenir de leurs enfants, racistes et xénophobes, j’en passe et des meilleurs.

Point important : c’est la première fois que les plus modestes ne vivent plus là où se crée la richesse et surtout ne pourront plus y vivre. Comment être mobile si on n’a pas d’acquéreur pour sa maison ? Et qui voudrait s’installer dans des déserts médicaux où la voiture est nécessaire pour tous les actes de la vie quotidienne. La concentration de la création d’emploi dans les zones urbaines de plus de 500 000 habitants est le modèle unique de la mondialisation. Les territoires qui dysfonctionnent ne sont pas uniquement les ghettos surmediatisés mais des villes moyennes ou des petites villes. La France des périphéries…

La vague populiste dans le monde occidental est la réponse du monde d’en bas au plus grand plan social de l’histoire. Celui des classes moyennes. Un plan social que les medias traditionnels ne veulent pas voir car contraire à leurs business model.

Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).

Patrick Lelay TF1

 

Cette désespérance dont les media ne parlent jamais est aussi la cause de leur rejet par le mouvement des gilets jaunes dont le « reste à vivre » les exclut de la société de consommation à laquelle on les a éduqués et qui se battent sans aucun moyen et sans représentation politique pour préserver leur identité sociale et culturelle dans la mondialisation. Il y a encore peu à grand coup de gadgets électroniques, d'écrans plasmas et de smartphones, la money power leur faisait encore croire qu'eux aussi, ils étaient en mutation et que le progrès irradierait leur vie dans les prochaines années.

A tout cela, les gilets jaunes, et à raison, ne croient plus. Fin du conte de fée.

 

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L’excellent Christophe Giulluy, l’explique d’ailleurs fort bien dans ce remarquable livre. Approved sans modération par Nécronomie Internationale/

 

 

 

 

 

16/11/2018

Yellow submarine

 

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Mini note

 

Je peux vous dire que là ou j'habite (une zone de sécurité prioritaire du 93) demain, il n'y aura pas de gilets jaune.

ça me fait un point commun avec les habitants de Paris huitième ou du  seizième

Gilets jaunes,colères noires,zombies

 

 

le-serpent-se-mord-la-queue.jpegDe Macron à Trump, nous vivons dans une ploutocratie mondiale. La colère des "Gilets Jaunes" identifiée comme la colère des classes moyennes, nous repose une question (chère à Huzun):

les classes moyennes sont-elles naturelles ?

Une grande fortune perdure de génération en génération, une grande pauvreté aussi.

Toutefois le statut de classe moyenne ne s'est jamais révélée être stable sans un peu d'aide. Tous les exemples, de classes moyennes stables ont eu recours à des interventions keynésiennes ainsi qu'a des mécanismes durables comme les couvertures sociales par exemple pour tempérer les résultats du marché.

C'est toute la difficulté voire l'impossibilité à laquelle se trouve confronté le gouvernement. Ne plus pouvoir à cause de l'endettement opter pour une politique Keynesienne. On ne peut quand même pas officiellement  créer des taxes ou des impôts pour financer des taxes ou des impôts.

Le gouvernement aura beau mettre en parallèle ce qui baisse et ce qui monte, le gens ne voient que ce qui baisse et ne veulent se livrer à des travaux comptables budgétaires. Ce qui est rendu trop cher par les taxes  doit baisser...Point barre…

Les économistes Keynesiens admettaient l'existence de corner ou d'ornières mais pensaient que l'on pouvait intervenir pour repousser à l'infini le blocage total mais il a été décidé par la ploutocratie que l'infini avait été atteint.

Ce blocage, nous y sommes et le gouvernement si il ne cède pas devra expliquer à des millions de gens qui l'ont perdu de vue que les classes moyennes ne sont qu'une invention du capitalisme pour combattre le communisme.

Bref que les classes moyennes ne sont qu'une légion de zombies comme je le dis souvent.

Mais bon ne dit-on pas, lorsqu'il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre

PS : j'ai entendu dire que du côté de La Rochelle, les zombies s'apprêtaient à bloquer un centre commercial.

Souvenez vous dans les bribes de leur cerveau mort, les zombies répètent les gestes qu'ils faisaient le plus de leur vivant (les courses).