14/04/2020

Moins que zéro


taux sero,crise,cronavirus,covide 19,recesstion,dépression,très grande dépression,isolation,confinement,libertéSoyons clair les zamis nécro, au stade où nous en sommes, ce n’est ni le plan de relance européen ni la plan Marshall français qui permettront de sortir du bourbier déflationniste qui nous tend les bras. Même le trente ans américain n’y survivra pas. Nous évoluerons bientôt en territoire moins que zéro partout dans le monde avec pour unique moyen de s’en sortir ce que j’annonce depuis fort longtemps ; l’helicopter money, la distribution de cash gratuit à tous les citoyens comme cela s’est déjà produit à Hong Kong et se produira un peu partout. L’austérité ou le gommage des avantages sociaux du passé, le blocage des salaires pour cause de compétitivité, les réformes des retraites, la diminution drastique des allocs de toute nature ne sont pas des solutions pour faire repartir l’économie. L’évidence tombe sous le sens.
Bien sûr certains ahuris continueront de prétendre que la distribution de cash auprès des citoyens serait susceptible de créer une inflation rapide qui ne pourrait plus être maitrisée et que si nous nous lançons dans ce process issu de la théorie monétaire moderne (MMT), nous risquons que les politiciens se servent de la planche à billet sans retenus. Mais qu’on fait jusqu’ alors les banquiers centraux avec le quantitative easing censé avoir sauver l’économie flageolante.
Rien si ce n’est gonfler les bulles d’actifs immobiliers et actions. Rien n’est allé dans l’économie réelle ou les gens travaillent réellement mais cela a des conséquences graves sur leur niveau de vie et leur endettement : augmentation des loyers ou achat immobiliers sur des durées considérables dans un monde de précariat. On s’en fout si ils ne peuvent pas rembourser, on saisira leur bien, cela aura toujours un minimum de valeur qu’on vendra aux enchères. Qui peut encore être sûr d’avoir un boulot en 2021 ? Et chez les entrepreneurs qui échappera à la règle des 3D Dépôt de bilan Divorce Dépression ???

Il faudra attendre le quatrième trimestre avant de pouvoir évaluer les dommages causés à l'économie . À l'heure actuelle, nous nous attendons à ce que l'économie continue de vaciller bien après la levée du confinement. Si un vaccin contre le coronavirus arrive au début de 2021, la croissance économique pourrait reprendre et nous pourrions nous retrouver avec une croissance du PIB en 2021. Cependant, une série de scénarios plus négatifs est également possible. Les retards dans la maîtrise du coronavirus pourraient être une des raisons. Mais l'impact économique indirect du confinement et des mesures de distanciation sociale qui en découlent ne doit pas non plus être sous-estimé. De nombreuses entreprises ne survivront pas ou n’accumuleront pas d’énormes charges d’endettement et de nombreux ménages subiront des pertes de revenus et d’emplois. Bien que les effets sur l'offre prévalent actuellement, les effets sur la demande peuvent durer des années.
C’est la raison pour laquelle, les inégalités sociales déjà si criantes auant été éclairées d' un coup de projecteur monstrueux avec le covid 19, je pense que seul l’hélicoptère money pourra maintenir un semblant de cohésion sociale.
Sinon ce qui restera des classes moyennes et les upperclass ont intérêt à se barricader dans des citadelles forteresses.

Néconomiquement votre

11/04/2020

Changement d'herbage réjouit les veaux

Changement de culotte réjouit les crottes

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Gros pavé dans la mare des institutions financières
Et ouverture possible d'une porte qui jusqu'alors restait fermement close contre vents et marées
Là où l'ensemble des États financent leur dépenses en s'endettant sur les marchés, la Banque d'Angleterre va financer directement l'État par création monétaire pour l'aider à supporter les dépenses liées à la crise du coronavirus.


Monétiser la dette « nuirait à la crédibilité [de la banque centrale – ndlr] sur le contrôle de l’inflation en érodant son indépendance opérationnelle. Cela conduirait également à terme à un bilan de banque centrale insoutenable et est incompatible avec la poursuite d’un objectif d’inflation par une banque centrale indépendante », écrivait encore Andrew Bailey dimanche. À l’appui de sa démonstration, il citait les inévitables exemples de la république de Weimar dans les années 1920 ou du Zimbabwe qui a fait fonctionner tant et plus la planche à billets pour se financer, ce qui a conduit à une hyperinflation de plusieurs milliers de pourcents, et une destruction de l’économie. Trois jours plus tard, changement de culotte La banque d’Angleterre a annoncé en début de matinée qu’elle allait financer directement « sur une base temporaire et à court terme » les dépenses supplémentaires du gouvernement britannique liées aux conséquences de la pandémie du Covid-19.

Quant à Laurence Boone de l’OCDE, là encore c’est un changement de culotte complet.
Les gouvernements doivent continuer à soutenir le secteur privé, y compris en prenant des participations, et l’emploi. Cela va demander une forte augmentation des dépenses publiques et d’investissement alors que les recettes diminueront. Une politique monétaire ultra accommodante continuera à aider à l’augmentation des dettes […]. Les lourdes exigences imposées aux finances publiques ne doivent pas conduire à un endettement insoutenable qui effrayerait les marchés : cela demande une réflexion nouvelle et créative sur les questions de politique macroéconomique », plaidait ces derniers jours Laurence Boone, chef économiste à l’OCDE. Institution qui depuis plus de vingt ans n’a cessé de dénoncer l’endettement public.

09/04/2020

Manifeste pour une récession

Et Puisque nous sommes depuis hier en récession depuis hier, republication de mon manifeste pour une récession de 2008


Rien ne change, mais l’économie, de doucereuse et banale devient belliqueuse et brutale. La récession approche.
Elle est apprivoisée par satellite et sur les écrans plasma des salles de rédaction, masquée d’un loup blême pour ne pas affoler le consommateur, muselée par la machinerie méthodique des médias et des pouvoirs politiques qui refusent de la rencontrer.

Le lecteur de 60 millions de consommateurs se souvient il qu’il est mortel ?

La récession pourtant, est la mesure universelle. Elle tombe derrière la lumière d’un projecteur noir sur l’orchestre de l’économie mondiale: c’est la récession, qui bien inspirée défie, déchire, divise ou déflore le no man’s land de la fade éternité de la consommation.
Car privée de son projecteur noir, l’économie n’est plus que ce les medias en font : une nausée sans fin, balisée ça et là de quelques accidents.
Quelques millions d’américains, jetés à la rue pour avoir voulu aller au ciel de la consommation, des flux migratoires qu’il nous faut, à la fois, stopper et attirer sans contradictions.
De richissimes fonds souverains aux dollars nimbés d’essence secourant les grandes banques américaines,
est cela la récession ?

La récession est l’ultime rempart d’un monde vidé de sens où dans les grandes métropoles, on peut croiser des femmes voilées et des fillettes qui portent des wonderbras, moments uniques où la religion croise la consommation sans même reconnaître qu'elles réprésentent les facettes d'un même monde en dégénération..

C'est la récession qui redonnera du sens à la vie, en cela, elle n'a pas de prix et il faut refuser sa dévaluation.

Nécronomiquement votre