23/10/2008

Etat Providence : Le Retour

Refondation du capitalisme An 1
Karl-Nicolas Marxkozy. Président de la France, de l'Europe et bientôt du Monde (le journal)

Nicolas va se rendre aux USSRA, pour entendre Bernie la Plante Bernanke plaider pour un nouveau New Deal à la Roosevelt.
Le premier New Deal marque l'apparition de l'état providence aux USA notamment à travers le welfare state perçu à l'époque par la majorité comme une incitation pour les pauvres à la paresse.
En gros, il s'agit toujours de filer de l'argent aux plus démunis pour leur permettre de consommer.
Logique dans des sociétés de consommation ou le PIB repose la dessus et ou la seule vertu reconnue au travail, est qu'il permet de consommer.

En pareille crise que la TGD, il n'y a pas d'autres solutions que d'accroître les déficits et de distribuer du cash aux pauvres pour qu'ils le claquent.
Les classes moyennes , après avoir cru être millionnaire grâce à l'immobilier et à la bourse vont devoir financer les plans de relances basé sur l'endettement (du Bobo au Gogo).
Il n'y a pas le choix : New Deal = Paix Sociale.

Notre Président, sprintant dans un marathon parti , il y a 30 ans, et qui n' a eu de cesse après son élection que de courir après le modele américain au moment où celui ci était en train de s écrouler, continue sa formation de socialo-communiste comme on disait autrefois (influence de Carla ...???).
Après l'intérêt de la régulation, des nationalisations et de l'interventionnisme, il va donc se rendre aux USA pour y constater le changement de cap car il s'agit maintenant de rassurer la population terrifiée à l'idée de tout perdre.
Lui qui ne cesse d'aller à contre courant a décidé de remettre tout le monde au travail au moment ou il n y en a plus...à tel point qu'il va être obligé d'augmenter les emplois aidés...
Va t il finalement faire comme son modèle et nous distribuer du cash...pour soutenir la consommation en creusant les déficits comme le modèle US et léguer les dettes à son fiston ?
Jusqu'à présent, on était organisé comme ça... pourquoi changer ??
Après nous le déluge....

Nécronomiquement votre

29/09/2008

La voie du samouraï et la voie de garage.

708342784.jpg


Keynes à Bretton Woods



Ecouter, hier Claude Guéant , secrétaire général de l’Élysée, argumenter que personne ne pouvait voir venir la crise m’a fait évidemment doucement sourire puisque cela fait plus d’un an et demi que nous l’annonçons sur ce blog et depuis Août 2005 dans la presse.
Nous n’avons d’ailleurs pas été les seuls, de grands économistes comme Doctor Doom Nouriel Roubini (natif d’Istanbul), ont très tôt confirmé ce scénario en l'annonçant à Davos.

Né en 1959, je n’ai jamais connu, un Président de la république qui tenait ses promesses.
Sarkozy ne sera pas l’exception car aux oubliettes désormais les engagements de la campagne :

Plein emploi, pouvoir d’achat, travailler plus etc.…aucune de ces promesses ne sera tenu dans cette période qui durera plusieurs années et nous mènera de la récession à la dépression.

Les règles du capitalisme international sont désormais connues : USA, Allemagne, Belgique, UK, faire payer les contribuables pour les faillites bancaires.

En France le budget 2009 prévoit une croissance de 1 % et un déficit de 52 milliards d’euros qui viendront s’ajouter au 1250 milliards existants (en réalité 2000 Milliards)

Nous sommes donc malgré notre système bancaire plus solide, le pays le plus vulnérable de la zone Euro. Logique dans un pays ou 54 % du PIB est généré par l’état et qui doit impérativement revenir à l’équilibre en 2012 sauf à condamner définitivement les générations futures.
Faites des cadeaux à vos enfants , ce sont eux qui les paieront...

Quelles sont les solutions ???

Un nouveau Bretton Woods, comme le conjure notre Président ?
Les américains l’ont fait exploser en 73 et un alignement monétaire mondial est définitivement impossible car les intérêts des super puissances sont trop divergents.
La Chine ne réévaluera pas le Yuan car cela signifierait des dizaines de millions d’emplois supprimés dans les usines.
Quand aux USA, leur ultime espoir passe par un dollar faible pour doper les exportations ou un retour au protectionnisme à l’ancienne (avec un dollar fort) pour créer de la valeur sur leur propre territoire.
Il n’y donc aucune solution immédiate autre que préparer les peuples à la dureté de la vie tout en maintenant la cohésion sociale.

Concernant notre beau pays, nous basculons sur le marché de la peur avec un Président protecteur nouvellement affranchi de toutes les promesses de son quinquennat qui n’a eu d’autres choix que d’annoncer la vérité devant l’explosion des chiffres du chômage.
40 000 en Août dûs principalement à la chute de l’emploi intérimaire dans le bâtiment et la construction auquel viendront s’ajouter les 114 000 emplois aidés fictifs non renouvelés et qui concernaient principalement les jeunes iroquois des banlieues afin de les calmer après les émeutes.
Les pauvres des banlieues ne seront pas d’ailleurs épargnés par les taxes, étant donné la densité d’obèses que l’on y trouve. Le futur passage de la TVA à 5,5 % à 19,6 % pour les sucreries et produits de grignotages pour raison de santé nationale (17 % d’obèse) en sera la démonstration.
En seront exemptés, les Fast Food pourtant les premiers responsables au plan mondial mais dans le lobby est trop puissant.
Pareil pour le pinard (lobby français) qu’il aurait aussi fallu logiquement plus taxer.

Quelles autres marges pour le gouvernement ? L'augmentation des cigarettes devrait ramener 1 milliards d’euro, quand aux bonus malus écologique, il est difficile à ce jour d’en évaluer les recettes et les coûts néanmoins il faut amener les consommateurs vers la prochaine bulle "la bulle verte" afin de leur redonner espoir.

Sur le front du chômage, malgré le durcissement des règles d’indemnisation, les cotisations (épargne forcée) ne diminueront pas.
J ai connu Geoffroy Roux de Bezieux (patron de l'Unedic) quand il était patron de Phone house, comme tous les anciens ESSEC, le logiciel qu’il maîtrise le plus est EXCEL.

Innovation grandiose pour les crevards,la voie de garage se matérialise physiquement par le prêt de véhicules deux roues pendant 2 mois pour inciter les chômeurs non motorisés à se déplacer sur des lieux de travail plus éloignés.
Voilà un projet ambitieux…

Autre piste, les primes de mobilité pour ceux qui changent de région.
Ce qui exclut déjà tous les propriétaires qui seront dans l’incapacité de vendre leur maison ou appartement a l’image de ce qui se passe aux USA pourtant grand pays de mobilité dans l’emploi confronté à cette sédentarisation obligée.

Vous l’aurez compris nous allons rentrer dans la dureté et la cohésion sociale va devenir l’enjeu numéro 1.
J’en veux pour preuve l’augmentation de 76 % des braquages de commerçants à Paris.

Raison pour laquelle, dans la dureté, il ne faut jamais cesser de s’entraîner.
La voie du samouraï devenant la seule alternative à la voie de garage.
En route pour la TGD, en route pour le Fight Club...

Nécronomiquement votre


01/09/2008

Maman, j’ai épousé un contaminé….(du bobo au gogo)

Qu' ils étaient beaux et sexy, ces jeunes gens propriétaires d’appartement de plusieurs centaines de milliers d’euro a tout juste trente ans.
Qui plus est , il avaient confiance en l’avenir et le manifestaient en prenant des crédits de 25 parfois 30 ans.
A coup sûr ils feraient des bons géniteurs tant ils sécurisaient la sécurité.
C’était l’âge de pierre qui précédait l’âge sévère, avant que la contamination par le crédit facile apparaisse,
Et fasse chuter le monde.
En ce temps, on nous disait que le France serait épargnée à l’inverse des autres pays du monde car nous n’avions pas connu les taux variables et que les besoins de logements étaient immense en France., ce beau pays ou les gens avaient pourtant paradoxalement tant de mal à se loger.

Un seuil petit détail mais qui changeait tout avait été omis :
La surévaluation de l’immobilier par rapport aux revenus des ménages qui même en allongeant la durée des crédits de 15 à 25 ans durant la dernière décennie devaient s’engager sur des prix hallucinants.

Le calcul était pourtant d’une simplicité biblique :

De 1997 à 2007, le PIB avait progressé de 50 %, dans le même temps, l’immobilier avait augmenté de 147 %,
Grâce à l’abondance du crédit qui avait créé cette inflation démentielle.
La roue carrée cessait de tourner avec des prix de 3 fois supérieures à la richesse générée.
Des centaines de milliers de couples avaient sacrifié leur avenir sur l’autel du saint-crédit et de la propriété.
Ils étaient désormais contaminés et endettés pour la vie contraints de rembourser une sur-valeur de 30 à 50 % suivant les régions, du prix réel.

Les Bobos qui avaient acheter des appartements en centre villes à des retraités devenus depuis imposable sur la fortune, allaient se transformer en Gogos.

Les non contaminés (non endettés) devenaient les sex symbols des banquiers de la prochaine décennie.

Nécronomiquement votre