26/02/2020

CYGNE NOIR

MON ANALYSE (rappel)

L'économie mondiale est dans une période de vulnérabilité, où un choc exogène, comme le coronavirus, peut être le déclencheur de la prochaine récession mondiale. Ce qu’on appelle en terme d’économie un Cygne noir.
Un choc quelconque est généralement la cause de la plupart des récessions qui se propagent à travers l'économie. Depuis plusieurs années, le resserrement de la Réserve fédérale (la hausse des taux), qui a commencé fin 2017 et s'est terminé à l'été 2019, a ralenti l'économie mondiale. Ensuite, la guerre commerciale a fait exploser des chaînes d'approvisionnement complexes et affaibli encore plus les économies développées et émergentes, du 1T18 au 3T19. Ces deux forces ont ouvert un cycle de vulnérabilité pour l'économie mondiale qui la rendait vulnérable à un choc. Cependant, personne ne pouvait deviner quel serait ce choc jusqu'à présent. L'économie mondiale fonctionnant dangereusement près de la vitesse de décrochage, la confluence de chocs omniprésents et un coussin commercial fortement diminué ont eu raison de la vision de plus en plus optimiste des marchés financiers des perspectives économiques qui n’était basée que sur la capacité des banques centrales à imprimer des billets et imprimer des billets face un virus ne sert à rien. Nous vous pouvons être face à un choc de demande (les consommateurs ne consomment plus) ou un choc d’offre (les consommateurs ne trouvent plus ce qu’ils désirent) Dans tous les cas avec des taux zero ou négatifs les banques centrales ne pourront pas faire grand-chose si ce n’est aller plus loin dans le négatif. D’après mes infos, la situation économique est fortement touchée, tout le monde ou presque travaillant avec la Chine.

PS Autrement dit la FED s'est montrée trop optimiste en remontant ses taux trop tôt. Il ne fait pas de doute qu ils les baisseront à la prochaine réunion, ils en ont la capacité contrairement à l'Europe et à la BCE qui ne peut que s'enfoncer dans le négatif avec de grande conséquences pour les banques et les assureurs déjà mal en point