17.10.2008
Irréversible
Un des principes (le deuxième)de la thermodynamique est l'irréversibilité.
Exemple : quand un enfant est né, on ne peut pas le remettre dans le ventre de sa mère.
Lorque le charbon est consommé, il ne reste que des cendres...
Dans ce cadre, il faut bien le dire, la moralisation du capitalisme n'est rien d'autre qu'un concept surnaturel.
Déconnecter le capitalisme entreprenarial du capitalisme financier revient à enseigner l'art étrange d'enfiler une paire de chaussettes après avoir mis ses chaussures.
Dans le cadre du calendrier des révélations (voir notes de ce nom), nous venons d'apprendre ce jour que l'écureuil qui refuse des crédits a des TPE de 2000 euros a perdu en une seule journée 600 millions d'euros au casino avec l'argent de ces clients mais sans incidence...De qui se moque t'on ????
Autre nouvelle et signe des temps de TGD, la Française Des Jeux annonce des mesures pour encadrer le rapido et faire que les pauvres en désespoir ne s'endettent encore plus..
Il y encore peu de temps, les milieux économiques traditionnels expliquaient que le risque systemique n'existait pas !!!
c'était l'époque où les banques d'investissement avec 300 personnes faisaient le même chiffre que les banques de dépots à 30 000.
Le risque endogène, il est vrai n'existait pas, mais le risque exogène qui y était lié, était bien présent hors bilan...comme nous l'avions annoncé...
A ce jour, nous n'en sommes qu'au stade de l'immobilier comme unique vecteur des subprimes.
Demain apparaîtront les vrais facteurs de recapitalisation d' AIG par le gouvernement américain et l'on s'apercevra alors que les crédits voitures consentis à des prêts à taux zéro voir négatif (inférieur à l'inflation) pour soutenir Ford et General Motors ont également été titrisés et vendus de par le monde.
Hé oui, les chicanos en plus de la maison avec la pelouse avaient droit à la bagnole et mieux les cartes de crédits (aucun actif à récupérer !!!) de tous les pauvres soit encore un minimum de 2 000 milliards de dollars.Fin du rêve américain pour les combattants en Irak qui n'auront jamais droit aux subprimes.
Record de dépôts de bilan dans les mois qui viennent...
Nécronomiquement votre
22:02 Publié dans Marché scorpionesque | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : subprimes, irak, depot bilan, ecureuil, refondation capitalisme
15.10.2008
Moralisation du capitalisme : la question subprimée du soir ...
Vaut-il mieux être l'aveugle qui pisse par la fenêtre que le farceur qui l' y a amené ????
Nécronomiquement votre
21:55 Publié dans Krach mondial | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : question, subprimes, stagdeflation, futur crise indonesie, crise systemique
13.05.2008
The Big Lebowski
A Charles-Antoine

Ils l'ont pris pour un bon à rien, ils auraient dû se méfier...
Il doit bien se marrer à l'heure qu'il est, The Dude, le plus gros fainéant de la côte ouest.... parce que la maison avec la pelouse payée par les subprimes ne l'a jamais intéressé...
D'ailleurs à part picoler des "russes blancs" et jouer au bowling avec son pote Walter, je dirai qu'il se fout à peu près de tout, à part d'être à la cool...
Lui au moins, il ne s'est pas fait bananer...par le saint-crédit...et voilà, le genre de livre qu'il pourrait écrire aujourd'hui...

Nécronomiquement votre
12:25 Publié dans Krach mondial | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the dude, big lebowski, subprimes, recession, stagflation, crise
25.02.2008
Du Viagra au Prozac (Lagarde-à-vous !)
Dans le monde occidental, l’idée de pouvoir d’achat devenait vite obsession.
Des signaux gouvernementaux enflammaient les foules et propulsant les êtres par légions intimaient l’ordre à chacun de dépasser ses semblables : d’une tête ou d’un talon et par millions les nuques se tendaient vers ce but ultime : travailler plus pour gagner plus…
C’était un pauvre privilège pourtant que celui de travailler plus pour gagner plus.
Mais perdre ce privilège équivalait à perdre de vue l’horizon et le ciel de la consommation.
C’était aussi, pour le pays, sombrer sous le barrage des pays émergents narquois, sombrer et être foulé aux pieds.
Oui la punition s’assortissait au privilège et les salariés stressés chutaient chaque soir du haut des tours, précipitant les nouveaux perdants dans les banlieues avoisinantes ou dans la rue dans des lieux ou la flambée des prix du pétrole contraignaient les plus pauvres à dépenser plus en frais de transport pour accéder à leur lieu de travail, quadrature d’un cercle vicieux où gagner plus devenait de plus en plus cher.
La France qui pratiquait l’arrogance avec constance, un peu comme on prend du viagra à son petit déjeuner, n’avait jamais ressenti la menace des ces modernes oubliettes avant les émeutes de 2005.
Nous avions nous disait-on, le meilleur système de santé du monde, la meilleure politique d’intégration des étrangers du Monde, les subprimes pas plus que le nuage de Tchernobyl ne pouvaient nous atteindre.
Nos traders n’avaient pas besoin d’une crise financière mondiale pour fantômiser des milliards d’euro de nos banques.
Bref, nous étions unique, n’avions besoin de personne et surtout pas des immigrés non choisis que le décalage entre le discours et la réalité avait attiré depuis des décennies, promesse vaine d’une vie meilleure à laquelle nous allions devoir collectivement renoncer sans qu’ils (les immigrés) n’y aient jamais eu accès.
En 2008, la France, Cité modèle d’un univers mondialisé dont les avenues s’appelaient des flux financiers, brillait de tous ses sens interdits mais la signalisation variait selon les quartiers :
Aveuglante dans la religion, impuissante dans la politique et défectueuse dans l’industrie.
Incapable désormais de pratiquer, après le règne de deux rois fainéants, une désinflation compétitive comme nos voisins allemand avait su le faire avec la TVA sociale( hausse de la TVA accompagnée par une baisse d’un montant inférieur de charges sociales cotisation salariés et employeurs).
Car les Usa, baissaient mois après mois leur taux d’intérêt , se rapprochant dangereusement du japon qui de 1991 à 2006 avait exporté, après le double krach boursier et immobilier, sa déflation dans le monde entier.
Oui, les prix des actifs immobiliers allaient lourdement chuter partout dans le monde, oui la crise du crédit risquait de devenir systémique, générant des troubles et des tensions sociales.
La France était montée avec les autres, elle descendrait avec les autres et le sentiment de s’enrichir sans produire dans un modèle qui réconciliait l’irréconciliable allait s’estomper, entraînant inexorablement la consommation à moins que d’ici là, a l’image du pays (USA) qui fascine tant notre président, nous n'arrivions à exporter sous formes de titres les dettes des ménages Français (un produit d’avenir).
Apres avoir importer de la pauvreté et exporter de la richesse des décennies durant, il nous fallait maintenant exporter notre pauvreté.
Ce qui n’était après tout, Chère Christine Hagarde. qu’un problème de montage financier.
Nécronomiquement votre
11:00 Publié dans Travailler plus pour gagner plus.... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inflation, deflation, subprimes, lagarde, endettement menages, pouvoir d'achat, salaries stress
20.02.2008
Mort à Crédit (suite)

"Je ne crois pas à une crise du crédit pour les particuliers en France",
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.
Du prêt étudiant au crédit à la consommation, du crédit voiture au crédit immobilier, du corps épris de pureté du jeune adulte au corps parfait de l’homme mature, le diable œuvre à notre avancement, qui nous ramène par les voies du désordre à notre état originel sur le chemin du tout ou rien.
Car l’on répugne à convoquer le Crédit sanctifié par la spéculation moderne, moteur de nos économies basée sur la consommation et non sur la productivité (pour cette raison, il faut arrêter de culpabiliser les chômeurs et les rmistes car les dépenses sociales contribuent au PIB car tous ces gens consomment…et sans les 38 milliards de déficit annuel de la France qui sont autant de dépenses publiques et sociales, nous serions déjà en récession).
Du balancier des déficits chaque cadence dessine l’Amen.
C’est pour cela, que notre Président parle tant de religion et de politique de civilisation car désormais il va falloir que les pauvres restent tranquilles dans l’attente d’une vie meilleure
Qu’ils ne connaîtront pas ici bas ou tout du moins dans les quatre années qui vont suivre, période que les historiens nommeront plus tard « La Très Grande Dépression » (2008-2012)
Et qui ne signifie rien d’autre que la perte du bonheur dans les démocraties de marché tel que le très sérieux Robert E.Lane ,Professeur de sciences politiques à Yale l’avait prophétisé dans un ouvrage visionnaire « The Loss of Happiness in Market Democracies » qui ne fut pas un grand succès commercial (on s’en doute avec pareil titre… ! ! !).
Devant chaque consommateur, il y a un balcon sur une abîme.
Le balcon du crédit s’effondre, le ciel de la consommation devient inaccessible, reste l’abîme…
Oubliez la crise des subprimes et ses 400 milliards de dollars perdus car en réalité, je peux vous l’annoncer, pour connaître l’ampleur réelle, vous pouvez multipliez par 10, autrement dit 4000 milliards de dollars.
Ce n’est pas 3 millions de personnes qui vont perdre leur logement aux USA, c’est en réalité de 15 à 20 millions de personnes qui vont disparaître dans les nimbes de l’enfer de la consommation.
Pourquoi ? tout simplement car la valeur des biens qu’ils on achetés va diminuer de 30 à 50 % autrement 15 à 20 millions de personnes sur le seul territoire américain (cela sera pareil en Europe) qui vont désormais devoir rembourser des crédits sur des biens qu’ils auront acheté le double ou le triple de leur valeur.
L’économie Américaine étant basée sur la mobilité, c’est autant de travailleurs pauvres qui vont se sédentariser en travaillant plus pour s’appauvrir (nouveau concept).
La crise du crédit est mondiale et marque l’explosion d’une bulle qui aura duré 60 ans.
Pire l’économie américaine est prisonnière d'un cercle vicieux qui s'étend à toute la planète. La crise financière qui touche les USA a déclenché un fort resserrement du crédit qui aggrave la récession dans ce pays, entraînant des pertes importantes sur les marchés financiers, ce qui frappe toute l'économie mondiale car en plus de la crise dans l’immobilier, les défauts de paiement sur les cartes de crédit, les prêts automobiles et les prêts étudiants vont fortement augmenter
Ainsi le total des encours des cartes de crédit aux Etats-Unis avoisine les 1000 milliards de dollars et que les dettes par carte de crédit se montent, en moyenne, à 10 000 dollars par foyer ( chiffre d'avant la crise qu'il faut maintenant multiplier par 2), mais comme pour les Crédits immobiliers, cent milliards de dollars de dettes de cartes ont été titrisées et s'échangent sur les marchés mondiaux. Soit un quart de ce que représentaient les «subprimes» officiellement…
Petit problème, il n’y a dans ce cas aucun bien à saisir, juste des dettes qui ne seront que très partiellement remboursées.
Qu’importe, il nous faudra sortir de cette période ou l’abondance des biens de consommations ne marque plus que le signal d’un dégout généralisé de ceux qui ont cru que c’était possible pour qui se lève tôt et où l’acte d'achat passe pour une preuve de liberté plus importante que le vote…
C’est avec cela qu’il va falloir rompre…
Nécronomiquement votre
18:55 Publié dans Krach mondial | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : perte du bonheur, titrisation, cartes de credit, crise credit, mort a credit, subprimes, consommation
27.12.2007
Marketing monétaire et Mamy en colère

Dans un récent entretien repris cette semaine dans le Telegraph, Anna Schwartz, la doyenne des monétaristes, ex collaboratrice de Milton Friedman et plus grande spécialiste encore en vie de la grande dépression annonce que l'afflux de liquidités injectés par les banques centrales n'empêchera pas de nombreuses banqueroutes et ne peut suffir à traiter l'extrême gravité de la situation.
http://en.wikipedia.org/wiki/Anna_Schwartz
Bref les banques centrales n'ont plus que quelques semaines et notamment la Fed pour faire le choix entre l'ensevellissement sous la dette par la baisse des taux ou le cancer de l'inflation.
Bref, ou on continue la cavalerie et tant pis pour le pouvoir d'achat ou on s'occupe du pouvoir d'achat et on coule l'économie.
Remarquez cela ne nous concerne pas nous autres Français qui avons eu l'immense sagesse d'élire le Président du pouvoir d'achat et qui voudrait bien qu'on continue la cavalerie pour faire de la croissance (tant pis pour le pouvoir d'achat, le sien va bien merci...) à l'inverse de "son ami" Jean-claude Trichet, le gouverneur de la BCE, qui vient par ailleurs être élu personnalité de l'année par le Financial Times et qui, lui, n'est obsédé que par l'inflation (sa mission).
Dans tous les cas de figure, il y en a un qui ne pourra pas tenir ses engagements...
Au fait titre de l'article du Telegraph ou Anna Schwartz est citée :
Crisis may make 1929 look a 'walk in the park (je n'ai pas besoin de traduire)
Nécronomiquement votre
00:40 Publié dans Krach mondial | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anna schwartz, pouvoir achat, trichet, BCE, subprimes, inflation
14.11.2007
Après Borat au kazakstan, Un Nécronomiste au Boukistan

Emblême du Boukistan le pays de la croissance
Voyez-vous chère Dame Christine Lagarde, nous autres Boukistanais, n’aimons pas les Bankistanais.
Et tout particulièrement les bankistanais à l’origine de le crise du crédit, qu’on lancé les States dans le monde entier, financée par des crédits hypothécaires effectué sur le dos des pauvres...
(en se disant qu' on pouvait toujours récupérer leurs maisons….mais que l’afflux de biens saisis a été tel que le prix de l'immobilier s’est écroulé…Principe de l’arroseur arrosé…)
En fait, que cela soit à taux variables ou à taux fixes, il n'est pas convenable, aujourd'hui, de laisser des gens prendre le risque de s’endetter sur trente ou quarante ans, en sachant que durant cette période, ils connaîtront plusieurs emplois (sauf s’il sont fonctionnaires), plusieurs femmes (divorce), plusieurs cycles économiques (en haut/ en bas) et qu’il leur faudra survivre à tout cela dans monde instable comme jamais…???
Quel jugement moral portez-vous sur ce marketing des pauvres…avec aux USA plus de 3 millions de personnes qui ont déjà perdu leurs maisons dont certaines sont même revendues à 1000 dollars dans des villes comme Flint, par exemple…
Que pensez-vous de cette façon de faire de l’argent en endettant les gens pour les faire consommer à tout prix jusqu’à ce que l’on vienne tout leur reprendre ?
Nous autres Boukistanais, aurions beaucoup aimé vous entendre vous exprimer là dessus…
Nécronomiquement votre
14:55 Publié dans Krach mondial | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : boukistan, christine lagarde, subprimes, crise credit, taux fixes, taux variables

