17/04/2007

Marketing politique et logique économique

Une élection doit concilier le rêve des matérialistes dépressifs et les desseins, encore en sommeil de Dieu, des croyants.
C’est ainsi que les promesses électorales et les programmes qui en découlent, contiennent quelque chose de divin.
Une sorte d'utopie collective qui loin de redouter la réalité, la traite simplement comme une suite de tâches et d'interventions nécessaires pour nous faire avancer vers un monde économiquement meilleur après la chute des idéologies.

Bien que chacun s’accorde à constater que les difficultés dont souffre le pays soient réelles, nous nous apprêtons, une nouvelle fois, a confier notre destin à quelqu’un qui forcément, sera plus présent sur Second Life que dans la vie économique réelle puisque aucun candidat n’en est issu.

Politicien serait une occupation à temps plein, qui ne laisse ni aux nantis ni aux pauvres le temps d’exercer un métier, donc de travailler et d'appartenir à la vraie vie économique.
Les plus pauvres ne sont ils pas obligés de devenir délégués syndicaux à temps plein pour assurer des revenus ?

Il semblerait pourtant logique, en ces périodes troublées ou tous les indicateurs sont au rouge ( récession à la fin de l’année aux States, perspective de baisse de la croissance en Europe dés 2008, situation de nos exportations catastrophique etc...)
Oui, il semblerait poutant logique que l’on ne confie pas les rênes d’un pays à des hommes ou des femmes qui n'ont pas eu, durant leur vie, d'activités liées au commerce et dont les programmes sont financés, en quasi- totalité, par la croissance.
Cela signifie tout simplement, que l’Elu, quel qu’il soit, commettra des actions qui auront pour lui un autre sens que pour les autres, mais qu’il se consolera, comme son prédécesseur, de n’importe quoi pourvu que ce n’importe quoi puisse être résumé en une idée exceptionnelle.

N’ayant crées ni valeur ni emploi dans le monde réel à titre personnel, les politiciens éligibles ou non, se sont contentés, pour lors, dans leur carrière de regarder l’avenir dans le rétroviseur de l’opinion public, sans jamais avoir à jouer un coup d’avance (merci Al Gore, merci Hulot) qui aurait pu être alimentée par une vision éco/nomique/logique.

A la beauté même d’une femme, on ne peut nier que celui qui l’accompagne ajoute ou enlève quelque chose ;
C'est aussi vrai pour la force d'un pays.

03/04/2007

Chassé croisé virtuel/réel

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Dans une note précédente, je relatais les attentats sur second life et la difficulté pour les marques à pénétrer les réseaux sociaux ou les mondes virtuels de manière non intrusive.
La semaine passée, nous a amené une approche de travail virtuel de la Marque intéressante :

Coldwell Banker, réseau de franchise mondial dans l’immobilier, présent dans 45 pays, n’a pas souhaité entré dans Second Life comme annonceur mais comme un acteur qui garantit des transactions avec des prix inférieurs au marché virtuel en cours sur Second Life. L'entreprise dispose ainsi d'un ensemble de 500 maisons, de différentes tailles et styles, vendues 20 dollars US. Survol des propriétés disponibles en hélicoptères …et transactions
virtuellement authentifiées...
Car les arnaques sont nombreuses sur Second Life et les transactions immobilières, une des principales sources de revenus de la sulfureuse et déjà mythique Anshe Chung, escort girl virtuelle devenue promotrice immobilière et première personne a avoir gagné 1 million de dollar (en ayant investi 10 dollars, trente mois auparavant ). Anshe compte aujourd’hui une dizaine de personnes qui travaille avec elle dans le monde réel pour soutenir ses participations virtuelles. Un fond d’investissement allemand bien réel vient d’ailleurs de prendre une participation dans sa société pour un montant non communiqué.

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Anshe posant devant une de ses propriétés

C’est dans ce contexte que Coldwell Banker a décidé ce travail virtuel de sa marque "synonyme d'intégrité, de service à la clientèle, de performance et de standing"
En apportant sa crédibilité et sa légitimité Coldwell Banker consolide ainsi par ce marketing non intrusif accompagné d’un vrai service, ses activités du monde réel car les clients Second Life sont aussi amenés à poser des questions sur la Première vie.


Il est à noter que nous avons dans cette configuration, un acteur du monde réel qui vient travailler sa marque virtuellement sans espérer gagner réellement de l’argent dans le virtuel et d’autre part, nous avons un de ses challengers virtuels
(dans la réalité, ils ne font pas le même métier) qui travaille sa marque dans le monde réel autour de sa capacité à gagner de l’argent dans le virtuel.
Deux beaux exemples de combo marketing…
et une belle compétition inter Monde...