15/04/2020

Courage fuyons...

mais prend l'oseille quand même...

 

Comment gagner du fric sans prendre de risques : facile…acheter ce que les banquiers centraux achètent de manière à pouvoir éventuellement leur refourguer dans le pire des cas :


BlackRock, qui gère environ 7 000 milliards de dollars d'actifs et est le plus grand gestionnaire d'actifs au monde, a déclaré qu'il prévoyait de garder un "coussin de trésorerie important" pour le moment, étant donné l'incertitude sur la durée et la profondeur du ralentissement économique, et suivra la Fed et les autres banquiers centraux en achetant ce qu'elles achètent et des actifs qui riment avec ceux-ci , a écrit Rick Rieder, chef de l'équipe d'allocation mondiale de l'entreprise, dans un article de blog.
" Nous pensons aux semaines à venir en termes de deux intervalles ", a écrit Rieder, qui est également directeur des investissements des titres à revenu fixe mondiaux et gère environ 2,3 billions de dollars d'actifs à revenu fixe: une phase initiale qui implique d'avoir une grande pile de liquidités, puis suite aux achats et achats par les banques centrales d'actifs qui riment avec ceux-là".

Bref une montagne de cash en stock et zéro investissement à part acheter comme les banquiers centraux

 

11/04/2020

Changement d'herbage réjouit les veaux

Changement de culotte réjouit les crottes

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Gros pavé dans la mare des institutions financières
Et ouverture possible d'une porte qui jusqu'alors restait fermement close contre vents et marées
Là où l'ensemble des États financent leur dépenses en s'endettant sur les marchés, la Banque d'Angleterre va financer directement l'État par création monétaire pour l'aider à supporter les dépenses liées à la crise du coronavirus.


Monétiser la dette « nuirait à la crédibilité [de la banque centrale – ndlr] sur le contrôle de l’inflation en érodant son indépendance opérationnelle. Cela conduirait également à terme à un bilan de banque centrale insoutenable et est incompatible avec la poursuite d’un objectif d’inflation par une banque centrale indépendante », écrivait encore Andrew Bailey dimanche. À l’appui de sa démonstration, il citait les inévitables exemples de la république de Weimar dans les années 1920 ou du Zimbabwe qui a fait fonctionner tant et plus la planche à billets pour se financer, ce qui a conduit à une hyperinflation de plusieurs milliers de pourcents, et une destruction de l’économie. Trois jours plus tard, changement de culotte La banque d’Angleterre a annoncé en début de matinée qu’elle allait financer directement « sur une base temporaire et à court terme » les dépenses supplémentaires du gouvernement britannique liées aux conséquences de la pandémie du Covid-19.

Quant à Laurence Boone de l’OCDE, là encore c’est un changement de culotte complet.
Les gouvernements doivent continuer à soutenir le secteur privé, y compris en prenant des participations, et l’emploi. Cela va demander une forte augmentation des dépenses publiques et d’investissement alors que les recettes diminueront. Une politique monétaire ultra accommodante continuera à aider à l’augmentation des dettes […]. Les lourdes exigences imposées aux finances publiques ne doivent pas conduire à un endettement insoutenable qui effrayerait les marchés : cela demande une réflexion nouvelle et créative sur les questions de politique macroéconomique », plaidait ces derniers jours Laurence Boone, chef économiste à l’OCDE. Institution qui depuis plus de vingt ans n’a cessé de dénoncer l’endettement public.

10/04/2020

Le sacrifice des classes populaires (suite)

George Benjamin, président de l'Association américaine de santé publique (APHA), a indiqué à l'AFP que les populations afro-américaines assez pauvres sont, aux Etats-Unis, plus exposées au coronavirus que des populations plus aisées.
" [Les afro-américains] sont plus souvent chauffeurs de bus, ils prennent plus les transports en commun, ils travaillent plus dans les maisons de retraite, les magasins et les supermarchés ", a-t-il rappelé. Ils continuent donc de fréquenter le grand public et sont particulièrement à risque de contracter le Covid-19 sur leur lieu de travail. Les types d'emplois occupés par de nombreux afro-américains excluent par ailleurs le télétravail.
Au quotidien, dans le cercle privé, il semble également particulièrement difficile pour ces populations d'appliquer des mesures de distanciation sociale : lorsqu'on habite des quartiers pauvres, plus denses, et des logements plus petits, s'isoler apparaît presque impossible. Se faire livrer des courses à domicile est de plus souvent un luxe. " [Finalement,] beaucoup d'Américains noirs et d'autres communautés de couleur n'ont pas le privilège de pouvoir se confiner à la maison ", soulignent plusieurs centaines de médecins ainsi que l'organisation de défense des minorités Lawyers'

En Seine Saint Denis où je vis c'est idem, beaucoups de gens sont livreurs Amazon, caissières, travaillent dans des EHPAD, pas de télétravail ici ni de résidences secondaires.

Le coronavirus est un révélateur extrême des inégalités.