17/07/2019

Instants Damnés d’un juilletiste immobile

 

konsum 2.png« La violence est un potentiel économique »
Andréas Baader

Ceux qui lisent ce blog depuis longtemps et qui connaissent mes assauts théoriques savent que j’ai toujours pensé que le RSA n’était pas le fruit d’une réflexion humaniste destinée à ne pas laisser les gens dans la misère mais un plan de relance déguisé. « L’assisté » n’épargne pas et remet tout dans la consommation. Il est donc un agent économique comme les autres.
Ceux qui prétendent que les « assistés » ne travaillent pas se trompent lourdement et n’ont rien compris au fonctionnement des démocraties de Marché. Les « assistés » ou les chômeurs rétribués sont des travailleurs à domicile qui par leur consommation productive contribuent largement à faire fonctionner le système. Car dans les Démocraties de Marché le pire des sabotages est de ne pas consommer. C’est aussi dans la logique du consommateur citoyen, le fameux consommacteur, une marque de rébellion et un acte antisystème. L’inévitable revenu universel qu’il soit d’activité ou non a été pensé pour la consommation productive et la paix sociale. Alors me direz-vous pourquoi érigez le travail en valeur suprême et réduire les indemnités de chômage ? Tout simplement parce qu’un homme qui travaille pense à son travail et ne constitue pas un danger pour la société et que par son salaire il peut consommer encore plus.
Si la clef de nos existences est de ne pas confondre nos besoins et nos désirs insufflés par le marketing, cette lutte quotidienne est devenue au fil du temps par trop inégale à cause du conditionnement dont nous sommes victimes en permanence.
Ainsi parmi les choses totalement absurdes : le besoin ne précède plus la consommation mais lui succède. On achète la nouveauté et une fois achetée, on la considère comme un besoin. Pire encore, une fois acheté, le consommateur s’approprie les besoins du produit. Une voiture a besoin de carburant, un ordinateur de logiciels etc…. Nous sommes donc devenus dans la logique marchande des sous-produits dont le rôle est de servir les besoins exprimés par les produits.
Dans une note du 1er avril 2008(et qui n’était pas un poisson) J’imaginai que l’on donne le produit gratuitement à celui qui accepterait de payer pour recevoir la publicité.
http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archives/tag/...
Force est de constater onze ans après qu’avec Facebook nous en sommes là.
Facebook se sert de nos données pour gagner de l’argent, et au lieu d’être logiquement rétribué comme autrefois pour les enquêtes de consommation. Comble de l’horreur nécronomique, nous achetons maintenant la perte de notre liberté par notre non rémunération.
Est-ce cela le fameux progressisme ? Une liberté qui n’existe plus que dans le choix des marchandises et le vouloir d’achat et en étant sous total contrôle pour le reste de notre trajectoire de vie ?


Data yoyo keske ta sous ton grand chapeau ?

27/07/2018

Les Nouveaux Barbares

 

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Qui a entrevu la fierté illuminée sur le visage d’un SDF  apprenant que nous sommes encore la cinquième puissance mondiale et que nous venons de gagner la coupe du monde comprend qu’il n’y a rien à attendre des épuisés.

Walter Benjamin en avait fait le constat « Pourquoi les hommes combattent ils pour leur servitude aussi opiniâtrement que pour leur salut ?

Le  hollandisme se gaussait de la dentition des misérables, dans le jupitérisme macronien, c’est grâce au premier de cordée que les moins nantis peuvent bénéficier des minimas sociaux pour lesquels on ne leur demande rien si ce n’est d’avoir l’agonie discrète.

Ce qui change, c’est qu’un épouvantail géant survole toutes les démocraties de Marché, celui des transferts massifs de population. Nous y sommes ici bien loin de la fameuse fuite des cerveaux pour se rapprocher de l’avènement de ce que Walter Benjamin, toujours lui, nomme les nouveaux barbares. Personnellement, je n’ai pas peur des nouveaux barbares et je pense même qu’ils seront la planche de salut d’un système qui ne profite qu’a un nombre de plus en plus réduit et qui est voué à s’écrouler. Rappeur ou footballeur, le nouveau barbare ne reconnait rien et crée son chemin. La pauvreté de l’expérience l’oblige à créer à nouveau, à recommencer à zéro. Là où nous voyons des montagnes ou des murs, les nouveaux barbares voient des chemins. L’esclavage salariale ne leur permettant pas d’assouvir leur désir et leur frénésie de consommation, ils ne sont pas insérables ou formatables mais c’est justement parce qu’ils ne le sont pas que ceux qui le sont mais n’en peuvent plus pourront continuer de toucher des minimas sociaux ou autre revenus d’existence que l’on aurait tôt fait de leur supprimer pour les obliger à retourner au charbon.

Nécronomiquement votre

 

27/02/2018

La dégénération et Marcel la feignasse

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Mon ami Marcel la feignasse qui squatte chez moi a plusieurs qualités. Pour lui posséder vous possède, jamais l’inverse. Par conséquent, il n’achète jamais rien, ne participe jamais aux travaux ménagers car il déteste les meubles et enfin quand par miracle, il dispose d’un peu de cash, il le boit immédiatement pour ne pas nous soumettre Euclide la déveine et moi à la tentation du consumérisme.

Comment est-ce possible de supporter pareil individu me direz-vous ?

En dehors de sa carrure d’armoire normande qui nous préserve des mauvaises rencontres, Marcel a le don inestimable de faire le vide autour de nous et aussi de nous préserver des preneurs de têtes, des emmerdeurs etc…

Marcel est le plus grand pédophobe que j’ai rencontré. Son dégoût pour les enfants est si grand que nous sommes fuis par toutes les copines qui ont fait le choix de se reproduire et dont les enfants sont intelligents pour leur âge et sans aucun doute de futur Zukerberg, Magnus Carlsen et consorts…

D’où lui vient ce dégoût ? De son enfance très certainement…Fruit d’une femme qui n’avait rien trouver d’autre que le mettre au monde pour retenir son mari alcoolique et violent et qui sur le fond ne souhaitait rien d’autre qu’une carte de fidélité dans un hypermarché et un peu de sécurité matérielle. Peu de temps après sa naissance, son père devait mourir en tombant dans un canal. Suicide ou noyade car il ne savait pas nager et avait peut être chuté involontairement un soir de beuverie ? Impossible de le savoir. D’autant que le canal en question étant fréquenté par des péniches, on n’avait retrouvé que la main du père du Marcel identifiée grâce à sa bague. On l’avait fait cramer. Avec les dernières illusions de Marcel qui désormais ne pouvait plus voir la famille que comme « une construction sociale ».

Marcel fait partie de ces gens qui passeront du RMI ex RSA au minimum vieillesse sans jamais avoir travaillé. Tout juste aura-t-il fait quelques (dé)formations professionnelles obligatoires au maintien ses droits. Quand je lui raconte que l’action Snapchat a perdu un milliard de dollars suite à un tweet de la fille Kardashian, cela ne l’étonne pas.

https://www.dakarflash.com/Snapchat-perd-plus-d-un-millia...

« Faites des mômes… » me dit-il souvent en se marrant…