18/10/2019

La Grande Déconnexion

 

2516915843.jpg9 millions de français sous le seuil de pauvreté. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En même temps, Il n’y aura pas de solution sociale à la situation présente.
Certainement pas le futur revenu d’activité que veut mettre en place Macron. Je crois avoir été le premier dans un livre « La Grande Déconnexion » à avoir abordé le dernier des grands sujets tabous : les émeutes transgénérationnelles. Une génération de garçons sauvages qui ne croient plus les plus de trente ans.
La promesse de reconstruire tout ce que leurs parents ont détruits ne sera pas suffisante pour une réunification entre les générations autour d’un idéal économique fut-il baptisé maintenant écologique.
On n’arrivera pas à rendre sexy le fait de torcher des vieillards abandonnés des leurs pour l’équivalent d’un SMIC. Ceux qui ont trouvé dans les voies criminelles moins d’humiliation et plus de bénéfices que dans métiers sous-payés comme VTC, UBER, livreur Amazon, ou gros bras dans les grandes surfaces ne rendront pas leurs armes, et la prison ne leur inculquera pas l’amour de la société. Ils sortiront comme aux USA de toutes les statistiques mais déjà un grand nombre d’entre eux ne pointe pas au chômage et ne demande pas non plus le RSA.
Tout ceci ne pourra qu’exciter encore les retraités 6,5 personnes sur 10 à ce jour. 7,5 demain qui seront forcément heurtés par ce refus du travail d’une part large de la jeunesse et dont le vote glissera massivement vers le Rassemblement National.
Puisque nécessairement, si les jeunes générations ne font pas le choix de l’activité forcée et du travail obligatoire, les retraites sont condamnées à stagner et même à diminuer considérablement.
Ce moment de l’histoire n’est pas si éloigné que l’on pourrait le croire si l’on en juge aux difficultés qu’éprouve le gouvernement à réformer dans le contexte actuel.
Finalement, moi qui vis dans le 93 dans une zone de sécurité prioritaire, je suis un privilégié en pareille époque. Je vis dans un endroit où persistent encore un peu de vie commune, quelques liens entre les êtres, quelques solidarités non étatiques, une économie informelle, une organisation qui ne vient pas d’en haut. De tout cela, je bénéficie en tant que travailleur délocalisé dans mon propre pays.
Il y a peu, j’ai tenu ces propos stupéfiants à un journaliste suédois venu m’interviewer sur « le phénomène Gilets Jaunes ».
- Vous n’avez pas peur ? m’a-t-il demandé 
Je lui ai répondu que j’avais plus peur des CRS qui dans la manif pour le climat m’avaient tiré dessus à bout portant avec un pistolet lanceur lacrymo.
Quoi qu’en pensent les bonnes âmes républicaines, la gestion des quartiers «par communauté» est en réalité la plus efficace. En tant que gaulois isolé, je suis une curiosité locale. Tantôt, Tonton chez les maghrébins, tantôt Papa chez les africains ou jaypy chez les srilankais...Je me suis intégré dans la désintégration. Logique, depuis que je suis petit, j'ai toujours aimé être minoritaire. Cela me rassure.

Personne ne m’emmerde. Personne ne peut emmerder les nécronomistes…Comme disait Bernanos « qui dispose de sa mort, peut affronter n’importe quel enjeu… »

Nécronomiquement Votre

JPC

 

 

 

11/12/2018

La question nécronomique du jour du jour

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Le mouvement des gilets jaunes est-il un mouvement de consommateurs ou un mouvement de producteurs ?

 

 

 

J’écris sur une explosion. L’explosion des travailleurs pauvres. L’explosion du mécontentement dans un arc en ciel nécronomique où se confondent suivant les sensibilités : Gilets jaunes, colère noire, peste brune, verts de terre, yeux rouges lacrymogènes.

 

Le discourt ambiant de la Money Power que l’on ne peut rien faire ou très peu à à cause des déficits publics omet le fait que c’est la finance privée, crise de 2008, qui a obligé les États à accroitre cette dépense pour sauver l’économie. Cette même crise qui a fait chuter les recettes fiscales et augmenter les dépenses sociales et donc creuser les déficits. Pendant toute cette période, le nombre de chômeurs ayant explosé les embauches se sont faites sur la base de bas salaires sous la pression de la concurrence libre échangiste et la rentabilité actionnariale.

Le bilan de l’opération, nous le constatons aujourd’hui avec aucune autre solution que le surendettement des ménages via le crédit conso. Le travail seul ne permettant plus de survivre.

C’est pour cela que les nécronomistes pensent que le mouvement des gilets jaunes est un mouvement de consommateurs portés  par des producteurs.

 

08/09/2010

Republique banalière, quand tu nous tiens...

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Après le banalisme vu d'en haut, le banalisme vu d'en bas....

Durant la bagarre, trois jeunes, dont deux mineurs, ont été reconnus par les forces de l’ordre. Ils ont été interpellés tôt ce matin et placés en garde à vue. Ils sont entendus actuellement par les enquêteurs qui essaient de savoir qui a porté les coups. Le syndicat Alliance « s’insurge contre la banalisation des violences faites à l’encontre des policiers et attend la part de la justice une réponse rapide et exemplaire


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