09/01/2020

Le Surgissement désordonné (la suite)

 

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En érigeant en Dieu suprême le Marché et en faisant de sa langue officielle l’Économisme et ses termes nébuleux, les gouvernements successifs ont confisqué la langue des citoyens. Privés de mots avec lesquels exprimés la rage pour la violence subie, privés d’espérances grâce auxquelles dépasser l’angoisse émotionnelle qui dévaste l’existence quotidienne, privés des désirs avec lesquels contrer la raison institutionnelle, privés de rêves vers lesquels tendre, nombre de Gilets Jaunes traduisent la violence sociale dans leurs gestes. Une fois, paralysée la langue, ce sont les mains qui frémissent pour trouver un soulagement à la frustration. C’est ainsi que l’économie de doucereuse et banale devient belliqueuse et brutale. L’insurrection est là. Elle est apprivoisée par satellite et sur les écrans plasmas des salles de rédaction, masquée d’un loup blême pour ne pas affoler le consommateur, muselée par la machinerie méthodique des médias et des pouvoirs politiques qui refusent de la rencontrer. Les gouvernements nous demandent de participer à leurs grands débats tronqués. Les journalistes devenus depuis anesthésistes réanimateurs nous exhortent à être plus responsables, à travailler plus pour consommer plus, à stimuler le marché. Tout comme des prêtres pédophiles qui nous exhorteraient à croire. Enchaîner les gens à la dette par des taux très bas revient à les forcer à accepter l’exploitation et à et détruire par avance leur capacité de révolte contre la domination du capital. Présenter aux jeunes générations comme une opportunité extraordinaire de reconstruire tout ce que leurs parents ont détruit, relève du pur foutage de gueule. Dans ce contexte, si les travailleurs pauvres sont incapables de trouver les moyens de l’autonomie financière, la vague de révolte qui est apparue avec les Gilets jaunes va grossir jusqu’à devenir une marée. Là, uniquement est l’issue. Dans un surgissement désordonné auquel nous assistons avec les Gilets Jaunes et tous les opposants au macronisme et que nous devons soutenir.

Necronomiquement votre

02/01/2020

Meilleurs voeux et concept nécronomique 2020

 

 

crise 2008;arnaque dette souveraine,salaire minimum,salaire maximum,retraite,revenu de base,revenu d'existence,futurAu-delà de l'investissement économique que constitue pour le capital le salaire-revenu du travailleur (fin du salariat comme exploitation, début du salariat comme actionnariat de la société du capital — glissement de la fonction stratégique du travailleur vers la consommation comme service social obligé, le capital investit le travailleur du salaire comme on investit quelqu'un d'une charge ou d'une responsabilité
Non seulement par le salaire/revenu le capital charge les producteurs de faire circuler l'argent en tant que consommateur et de devenir ainsi les véritables reproducteurs du capital, mais plus profondément par le salaire/statut il en fait des preneurs de biens au même titre que lui, capital, est preneur de travail.
À partir du moment où le salaire est déconnecté de la force de travail puisque le consommateur prend le dessus sur le travailleur via le crédit qui est du travail non consommé, rien ne s'oppose plus à une revendication salariale maximaliste, illimitée. Car s'il y a un « juste prix » à une certaine quantité de force de travail, il n'y a plus de prix pour le consensus et la participation globale à l’économie. La revendication salariale traditionnelle n'est que la négociation de la condition de producteur. La revendication maximaliste est une forme offensive de retournement par le salarié du statut de reproducteur auquel il est voué à travers le salaire auquel vient s’ajouter le statut de consommateur chargé de faire circuler l’argent et de combattre la crise économique.

Salaire maximum pour un travail minimum : tel est le mot d'ordre.. Car ce n'est plus alors en tant que producteurs que les salariés interviennent, mais en tant que consommateur, rôle que leur assigne le capital
Moins on a à en faire en tant que travailleur, plus on doit exiger un salaire élevé en tant que consommateur, Voilà la « classe » telle qu'en elle-même le capital la change : dépossédée de son exploitation même, de l'usage de sa force de travail, elle ne saurait faire payer trop cher au capital ce déni de production, cette perte d'identité, cette débauche. Exploitée, elle ne pouvait exiger que le minimum. Déclassée, elle est libre d'exiger tout.

 

Bonne Année les Nécros zamis

14/12/2016

reforme de la sécu le modele allemand

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A partir de 65 ans l'espérance de vie d'un français est du double de celle d'un allemand.

Arbeit Macht Frei and Die Young