05/07/2020

Grand Reset (bulle verte) contre décroissance

A Reprise des chaussettes qui a tout compris

 

L’objectif d’une « croissance économique durable qui s’exprime à travers Le Grand Reset et la bulle verte le prochain moteur d’accumulation du capital (le recyclage du capitalisme-le greenwashing se révèle être, quelle que soit l’extension que l’on donne à la notion de durabilité, une contradiction dans les termes, dès lors, du moins, que l’on entend la croissance économique au sens actuel. Et comment pourrait-on l’entendre, sinon au sens actuel ? Ceux qui parlent de croissance économique durable ne font qu’obscurcir la problématique environnementale-climatique et tenter de se persuader qu’il est possible de concilier l’inconciliable.

Dans le même temps, les adeptes de la décroissance estimant qu’on ne parviendra pas à découpler croissance économique et destruction accélérée de l’environnement, les partisans d’une « société de post-croissance » en tirent finalement la conclusion logique que nous devons faire table rase du concept de croissance. Voici donc venir pour eux une « économie de marché sociale et écologique » – comme si une économie de marché non capitaliste pouvait exister. L’espoir est placé sur des entrepreneurs qui, au lieu de courir après le profit, se préoccuperaient d’assurer la durabilité de leur production.

Ha Ha Ha…

Avec l’augmentation de la productivité au cours de l’histoire du mode de production capitaliste, l’ évolution conduit à ce que le travail vivant soit de plus en plus expulsé du processus de production et remplacé par des machines. Des frais de main-d’œuvre toujours moindres permettent de produire toujours plus de richesse matérielle. Mais comme cette abondance de biens n’est pas le véritable but de la production, le temps de travail ne s’en voit nullement réduit, quand bien même ce serait matériellement possible et judicieux. On fait plutôt le calcul inverse : la production de la même richesse abstraite (mesurée en temps de travail) réclame un produit concret toujours plus important, et par conséquent – puisque les machines remplacent peu à peu la force de travail – une utilisation des ressources qui croît encore plus rapidement. Il y a des tendances contraires, comme avec l’efficacité énergétique notamment, qui a pour effet de réduire la dépense en énergie par produit fini. Mais le rapport quantitatif entre dépense en matériel et temps de travail est cependant sans équivoque : il croît sans discontinuer dans les secteurs producteurs de survaleur, ainsi que chacun peut s’en convaincre en observant par exemple l’évolution de l’investissement matériel et monétaire par emploi industriel.

   Dans cette contradiction qui consiste en ce que le capital expulse de plus en plus du procès de production le travail vivant, sur l’exploitation duquel repose pourtant la forme de richesse après laquelle il lui faut nécessairement courir – se trouve l’origine commune des crises économique et écologique. Le substrat matériel de cette richesse abstraite obligée de croître au-delà de toute mesure est bel et bien fini, de sorte que l’expansion doit nécessairement se heurter ici à des bornes infranchissables : d’une part la demande solvable limitée (crise économique), et d’autre part les limites naturelles (crise écologique).

   À cet égard, même le traitement des symptômes de crise, qui à la rigueur est encore possible d’un point de vue intracapitaliste, débouche sur une contradiction : la moindre tentative pour ne serait-ce qu’atténuer la crise économique par des programmes de relance entraîne une destruction accrue de l’environnement. À l’inverse, pour réfréner celle-ci, il faudrait prescrire à l’économie mondiale une longue période de profonde dépression, avec toutes les conséquences sociales et matérielles que cela comporterait pour les hommes et femmes prisonniers du mode de production capitaliste. Rappelons-le, l’unique petit coude dans la courbe de croissance des émissions mondiales de CO2 se situe au niveau de l’année 2009, année de récession. Il en sera de même en 2020 grâce serait-on tenté de dire au COVID qui a décidément bon dos. Quant à la pantalonnade des « relocalisations » on s’apercevra  qu’elles ne seront que peu créatrices d’emplois humains mais très créatrices de robotisation et d’automatisation.

Rien d’éco-logique la dedans !

 

 

23/06/2020

Le grand Reset du pipoti pipota...

 

En annonçant le thème de 2021, le fondateur du Forum Economique Mondial, M. Schwab, a déclaré, en changeant habilement l’ordre du jour :

« Nous n’avons qu’une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale avec des conséquences encore plus dramatiques pour l’humanité.

L’implication est que le changement climatique est la raison sous-jacente de la catastrophe de la pandémie de coronavirus.

Pour souligner son programme vert « durable », le FEM accueille ensuite le futur roi du Royaume-Uni, le prince Charles. Le prince de Galles fait référence à la catastrophe mondiale du COVID-19,

« S’il y a une leçon essentielle à tirer de cette crise, c’est que nous devons placer la nature au cœur de notre fonctionnement. Nous ne pouvons tout simplement pas perdre plus de temps ».

Aux côtés de Schwab et du Prince se trouve le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Il déclare,

« Nous devons construire des économies et des sociétés plus égales, plus inclusives et plus durables, qui soient plus résistantes face aux pandémies, au changement climatique et aux nombreux autres changements mondiaux auxquels nous sommes confrontés ».

Bon les amis, ça y est, la Money Power a trouvé un nom pour la bulle verte à hauteur de l’enjeu puisqu’il s’agit du prochain moteur d’accumulation du capitalisme destiné à faire repart l’économie au plan mondial.

LE GRAND RESET

Notez son discours sur les « économies et sociétés durables » – nous y reviendrons plus tard. La nouvelle directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a également approuvé le projet « The Great Reset ». Parmi les autres resetters (réinitialisateurs) du FEM, citons Ma Jun, président du Comité des finances vertes de la Société chinoise de finance et de banque et membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine ; Bernard Looney, PDG de BP ; Ajay Banga, PDG de Mastercard ; Bradford Smith, président de Microsoft.

Ne vous y trompez pas, la Grande Réinitialisation n’est pas une idée du moment de Schwab et ses amis. Le site internet du FEM déclare :

« Les mesures de verrouillage de COVID-19 s’atténuent peut-être progressivement, mais l’anxiété concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : un fort ralentissement économique a déjà commencé, et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 1930. Mais, si cette issue est probable, elle n’est pas inévitable ».

Les financeurs du FEM ont de grands projets : « …le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. En bref, nous avons besoin d’une « Grande Réinitialisation» du capitalisme ».

Des changements radicaux

 « …un des points positifs de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvons apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a forcé les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps considérées comme essentielles, depuis les voyages aériens fréquents jusqu’au travail au bureau ». Ce sont censés être des points positifs ?

Il suggère que ces changements radicaux soient prolongés : « L’agenda de la Grande Réinitialisation aurait trois composantes principales. Le premier orienterait le marché vers des résultats plus équitables. À cette fin, les gouvernements devraient améliorer la coordination… et créer les conditions d’une « économie des parties prenantes… » Elle comprendrait « des modifications de l’impôt sur la fortune, la suppression des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence .

Le deuxième volet du programme Great Reset garantirait que « les investissements fassent progresser les objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité ». Ici, le chef du Word Economic Forum déclare que les récents budgets de relance économique énormes de l’UE, des États-Unis, de la Chine et d’ailleurs doivent être utilisés pour créer une nouvelle économie, « plus résistante, équitable et durable à long terme ». Cela signifie, par exemple, la construction d’infrastructures urbaines « vertes » et la création d’incitations pour les industries afin d’améliorer leurs résultats en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance.

Enfin, la troisième étape de cette grande réinitialisation consistera à mettre en œuvre l’un des projets favoris de  la quatrième révolution industrielle : « La troisième et dernière priorité d’un programme Great Reset est d’exploiter les innovations de la quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres ont uni leurs forces pour développer des diagnostics, des thérapies et d’éventuels vaccins, établir des centres d’essai, créer des mécanismes de traçage des infections et fournir des services de télémédecine. Imaginez ce qui pourrait être possible si des efforts concertés similaires étaient déployés dans tous les secteurs. La quatrième révolution industrielle comprend les biotechnologies d’édition de gènes, les télécommunications 5G, l’intelligence artificielle, etc.

Bref tout ce que j’avais annoncé dans Crise et Mutation mais comme vous le savez, je ne crois pas au greenwashing quand aux gains de productivité issus des l’intelligence artificiel, il se traduiront surtout par des suppressions d’emplois.

Bref, ce grand Reset, cette grande réinitialisation n’est que pipoti pipota qui ne pose pas les vraies questions.

 

29/12/2019

Greta Thunberg est elle un cyborg ?

Titre trouvé par Marie

 

Nos amis allemands commencent à comprendre ce que j'explique depuis plus de dix ans l'arnaque de la bulle verte, le recyclage du capitalisme

relire ma note de 2008

http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archive/2008/...

Bref voici ce qu'en disent nos zamis teutons

En l’absence de nouvelles percées économiques et technologiques et face au déclin croissant des secteurs financiers et industriels, un grand malaise économique et social s’est propagé dans tous les pays occidentaux. Ce mécontentement large et croissant des masses, de plus en plus exprimé en paroles et en actes, a commencé à ébranler les fondements des élites dirigeantes de l’argent et de leurs experts achetés et payés dans les instituts scientifiques et dans les médias.
Du point de vue des élites dirigeantes, il y avait donc un besoin urgent d’une „réforme“ qui conduirait les masses populaires à renoncer volontairement et à céder volontiers une partie de leur pouvoir d’achat déjà fortement réduit à l’Etat pour une bonne cause sans émeutes dans la rue. Dans cette situation plutôt désespérée, les „ingénieurs sociaux“ et les manipulateurs de masse au service des „élites“ ont réussi un véritable coup de génie avec l’invention et l’exploitation RP de Greta Thunberg.

https://kenfm.de/un-faux-sauvetage-climatique-pour-sauver...