21/03/2020

ALERTE PSYCHIATRIE

Biopolitique, psychiatrie et sélections.
YMD - 21 Mars 2020

Le processus de sélection du vivant est enclenché, garanti par la hiérarchie biopolitique, qui en organise la traite, au dépend de l’existant.

Comme sous Vichy, les malades mentaux ne sont pas prioritaires, et aujourd’hui pour être protégés du virus, de par les incontournables allées et venues des soignants.

Nos gouvernances algorithmiques, si bien structurées dans leur chaine de commandement pour organiser de façon comptable, la pénurie des moyens et effectifs depuis plusieurs années, se montrent incapables d'imaginer autre chose, que de prendre acte sans broncher, des restrictions de priorités sélectives de l'ARS.

Les hiérarques de tous étages, sélectionnés préalablement pour leur aptitudes à appliquer, également sans broncher, les consignes des gouvernances biopolitiques, et non sur leur génie ou leur expérience de soins réels, se montrent incapables de s'insurger contre la fatalité, pour construire et imaginer avec nous tous, collectivement, des parades de bon sens clinique face a la situation. Ils n'essaient même pas, ils n'en restent qu'aux directives de gens qui ne savent pas ce que nous faisons.

Ainsi, en toute logique, face à une crise de cette ampleur, seule la logistique de la traite du vivant s'applique, la logistique biopolitique.
Cette dernière s'oppose, non pas à la fatalité pour tenter - au moins - d'imaginer des réponses avec celles et ceux qui sont sur le terrain, mais justement contre celles et ceux qui tentent de trouver des solutions adaptées aux terrains qu'ils connaissent.
Le processus de sélection est amorcé dans un contexte de pénurie organisée depuis de nombreuses années par tous les gouvernements.

Les patients psychiatriques, les handicapés profonds, les personnes âgées, que ce soit en psychiatrie, dans les EPHAD, les MAS, ne sont pas prioritaires.
Ils ne le sont pas dans la prévention qui consiste à les protéger des soignants qui vont et viennent, par le port de masques, ils ne le seront pas dans la cure des réanimations débordées.

Dés lors, nous devons, dés maintenant, nous organiser à la base et destituer de fait, par nos actes directs et solidaires, les gouvernances biopolitiques.

Tout du moins le tenter !

17/11/2018

Vulgarisation nécronomique : l'offre et la demande version psy

 

 

 

offre,demande,psychiatrie,economie,necronomie,marcel la feignasse,syndrome de koro,syndrome de dhatLe témoignage bouleversifiant de Marcel la Feignasse bandicapé 

 

"En fait quand j'ai été séparé de mes parents à la demande de ma mère pour être confié à ma grand mère, je devais voir une psy toutes les semaines. Cela a duré jusqu'à l'âge de seize ans. Elle démarrait dans la vie professionnelle. J'y allais car elle m'attirait physiquement.

 Une fois, j'avais été pris en train de voler de la pâte d'amande au prisunic mais aux yeux de l’assistante sociale, je n’étais pas un voleur. À l’origine, j’étais un obsessionnel compulsif. Elle venait d’obtenir son diplôme et avait encore tous ses textes de référence pour le prouver. Les obsessionnels compulsifs, me dit-elle, se consacraient soit à la vérification des choses, soit à leur nettoyage.Selon elle, j’appartenais à la seconde catégorie et je voulais simplement vérifier que la pâte d'amande était bien de la pâte d'amandes

 L’assistante sociale m’énonçait les symptômes, et je faisais de mon mieux pour les illustrer de façon manifeste avant de la laisser m’en guérir.

 Après avoir été un obsessionnel compulsif, j’ai été un cas de stress post-traumatique. A cause des engueulades de ma grand mère après le vol.

 Pendant environ trois mois après ma première rencontre avec l’assistante sociale, j’ai été un cas de dissociation de la personnalité parce que je ne voulais pas parler de mon enfance avec la dame.

 Puis j’ai été un schizoïde parce je ne voulais pas me joindre au groupe hebdomadaire de thérapie qu’elle dirigeait.

 Ensuite à l'aube de mes quinze ans parce que j'avais eu le malheur de lui raconter que j'aimais pas me mettre nu dans un vestiaire avec d'autres adolescents et pensant qu'elle allait me diagnostiquer un complexe du vestiaire (penser que l'on un sexe plus petit que celui des autres), elle jugea qu'il fallait être plus ambitieux dans une étude de cas.

j’ai donc eu le syndrome de Koro, lorsque vous êtes convaincu que votre pénis devient de plus en plus petit et que, une fois disparu, vous mourrez.

 Après cela, elle m’a fait avoir le syndrome de Dhat, lorsque vous êtes en crise parce que vous êtes convaincu que vous perdez tout votre sperme lorsque vous avez des rêves mouillés ou que vous pissez un bock. Elle m’a dit qu’il n’était pas surprenant que je sois tout le temps fatigué.

 À chacune de nos séances, elle me diagnostiquait un nouveau problème qu’elle me croyait susceptible d’avoir, et elle me donnait un livre afin que je puisse y étudier les symptômes. La semaine suivante arrivée, j’avais ledit problème, quel qu’il pût être, aussi sûr que deux et deux font quatre.

 Une semaine, pyromane. Une semaine, trouble d’identité sexuelle.

 En qq sorte, je suis devenu un spécialiste à l'insu de mon plein gré, c'est peut être la que j'ai raté le coche finalement. J’aurai pu être économiste au lieu de vivre d'une alloc ha,dicapé.

Merci Marcel pour cette vulgarisation nécronomique