28/07/2020

Le Grand Effondrement

  On parle de plus en plus de la perspective d’une stagflation - une situation de croissance économique stagnante accompagnée d’une forte inflation des prix à la consommation, le souvenir emblématique étant les années 1970. L'argument est que le choc économique du côté de la demande via la perte de revenus et de production ainsi qu'un chômage structurellement plus élevé se traduiront par une croissance économique stagnante conduisant à moins de biens et de services. De plus, le niveau sans précédent de création de monnaie signifie qu'il y aura inévitablement un cas classique de «trop d'argent chassant trop peu de biens» et cela conduira à une hausse des prix à la consommation.Dans un article pour Mises.org, le responsable de la recherche chez Goldmoney affirme que: «La distribution de l’argent de l’État se fera de plus en plus sous forme d’aide sociale aux chômeurs, ce qui orientera les dépenses vers les éléments essentiels de la vie. Inévitablement, dans une économie avec une activité modérée qui ne répond pas assez rapidement pour produire les volumes de produits souhaités, les prix, principalement des articles essentiels, augmenteront fortement. » 

En d'autres termes, les prix des denrées alimentaires et de l'énergie augmenteront. Pour cette raison, selon l'article, les personnes qui examinent les mesures des prix à la consommation qui suppriment la nourriture et l'énergie seront en retard pour comprendre ce qui se passe.

Cela semble être un argument plausible, mais il repose sur le fait que l'argent de la banque centrale nouvellement crée est entre les mains du public en premier lieu. Ce qui n’est pas du tout le cas et on reparlera dans ce cas là du fameux effet Cantillon du nom de son découvreur.

C’est le principe de l’effet Cantillon. L’inflation n’est pas l’augmentation générale des prix. Les prix augmentent au point d’entrée de la monnaie. Il se produit une distorsion des prix. L’inflation se diffuse, mais elle ne devient pas forcément générale. Certains prix peuvent ne pas augmenter. Aujourd’hui, ce sont les banques qui créent de la monnaie, par le crédit. La création monétaire est pilotée par les banques centrales. Cette création monétaire provoque de l’inflation, mais qui n’est pas forcément considéré comme telle par la plupart des économistes. En effet, quand il y a une augmentation des prix de l’immobilier, ou des actifs financiers, on parle de bulle : bulle immobilière, bulle boursière, etc. Mais pas d’inflation. Pour l’école autrichienne, c’est un effet de la création monétaire, et donc de l’inflation. Les prix augmentent là où la monnaie est introduite.

 Cet effet Cantillon est bien illustré par la crise de 2008. Les prix de l’immobilier ont considérablement augmenté, et tout le secteur est devenu hypertrophié. Or, c’est dans l’immobilier que s’est déversée la création monétaire, à travers le crédit immobilier. Par contre, l’inflation officielle restait mesurée. Mais elle ne prenait pas en compte la bulle immobilière.

En clair l’inflation va bénéficier aux plus riches sur les actifs actions et immobiliers mais pour le reste, nous serons et je le maintiens dans la déflation donc une baisse des prix avant que le Grand Effondrement touche à son tour les marchés actions et immobiliers que l’on ne parvient qu’à stabiliser avec ce déversement massif de money. Tout ceci n’est plus qu’une question de moi(s).

2021...

27/06/2020

Sequence musikale pour SANOFI

 

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CAPTAIN VALIUM

 

"Tu m'abandonnes, Atone, Revoir. Danser. Cocktown"

 

https://www.youtube.com/watch?v=UdrbcDTLNZA

15/12/2019

Années de plombs le retour ???

 

 

cryptoism-bitcoin-theory-324x235.jpgITALIE FLASH BACK
Le contexte de 69 à 82.

Le vote ne paie pas reprenons le fusil
En 1969, Le pays connait des grèves dures à Turin et à Milan. Beaucoup d’ouvriers dorment dans les gares après leur travail. Les étudiants joignent les luttes avec des solutions plus radicales comme l’occupation des logements vides. Le PC ne réagit pas. Un attentat a lieu à Milan le 12 décembre 1969 pu à la Banca Nazionale dell'Agricoltura sur la Piazza Fontana. 17 morts et 90 blessés. Une série de douze attentas suivront. Cela sera le démarrage des années de plomb.
Alors qu’ils portent la marque des néofascistes, le pouvoir attribue ces attentats au mouvement contestataire. Cela suscite une vague d’arrestation. L’objectif est la répression de la contestation de Gauche. À l’automne 70, c’est la naissance des Brigades Rouges à Milan. Une dizaine d’individus au début qui veulent soutenir l’action syndicale en posant des bombes incendiaires. Le pouvoir ne prend pas très au sérieux ces brigadistes jusqu’au 3 mars 72 où le directeur de Siemens est séquestré. Il sera relâché au bout de quelques heures Pourtant la démonstration est là. Photo à l’appui et pistolet sur la tempe. De nouvelles arrestations ont lieu dans les mois qui suivent. Renato Curcio et Franceschini y échappent. La logistique est démantelée. Le petit nombre de Brigadistes encore en liberté prend deux décisions radicales : l’entrée en clandestinité et la séparation en deux groupes, l’un à Turin l’autre à Milan.
L’exemple chilien
Au Chili le 11 septembre 1973, Pinochet avec la complicité des États unis renverse Salvador Allende dont le bilan économique est excellent. Une politique socialiste avec augmentations massive des salaires, une sécurité sociale étendue. Allende se suicide. Pinochet met en place une dictature. En Italie le Parti communiste italien en conclut qu’il n’arrivera jamais au pouvoir seul et en conclut qu’il faut une grande alliance avec le Parti Démocrate-Chrétien pour gouverner le pays .Un compromis historique. Les Brigadistes y voient au contraire la nécessité d’aller plus loin dans la lutte armée. Constatant les hésitations du Parti Communiste, Agnelli le patron de FIAT demande une trêve dans les conflits au sein des usines. Agnelli licencie des ouvriers pour réduire les coûts. En retour, le 10 décembre 1973, trois brigadistes enlèvent le chef du personnel le jour d’avant les licenciements. Un nouveau cap vient d’être franchi par l’organisation clandestine.
Aucun licenciement ne restera impuni.
Les syndicats prennent fait et cause pour le Directeur du personnel. Huit jours après, il est relâché assurant dans les médias avoir pris conscience de certaines choses grâce à cette expérience. Une victoire psychologique pour les Brigadistes.
Si je parle de cela aujourd’hui dans le contexte actuel, c’est qu’il me semble y avoir de fortes similitudes même si l’époque est différente.
Les récentes émeutes au Chili et dans un certain nombre de pays le démontre. En premier lieu, une crise de la représentativité comme celle que nous vivons dans beaucoup de pays d’Europe : Italie, Espagne et France comme nous avons pu le voir avec le surgissement désordonné des Gilets Jaunes réprimé par une violence légale sur laquelle se repose désormais la minorité qui nous gouverne.
Dans ce contexte, je ne serai pas surpris d’un retour aux années de plomb comme je le pressentais dès 2008

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