23/08/2020

Le Grand Reset : un petit récap...

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L’objectif de la Money Power est clair : il vise à réinitialiser l'économie mondiale. Ils veulent «renouveler» le «vieux» capitalisme catastrophe mondialisé qui a conduit la planète au bord de l'effondrement. L'objectif fondamental est de maintenir le système capitaliste dans les nouvelles conditions qui seront créées par la 4e révolution industrielle après la grande réinitialisation. Les États doivent être complètement soumis au contrôle de l'industrie financière internationale.

 

La Money Power s'efforce de privatiser les États en les laissant sous le contrôle de l'industrie financière internationale à travers l'endettement total des États. Les entreprises en faillite, qui ont été au bord de la faillite par la crise de Corona, sont ensuite placées sous l'aile étatique par les gouvernements  du marché afin de garder à l'œil les coûts de restructuration que payeront les contribuables. L'endettement total des États est un moyen d'asservir l'humanité.
On peut aussi s’interroger de savoir si la réduction de la population mondiale fait partie intégrante de la grande réinitialisation économique mondiale. Des milliards de personnes sont «superflues» pour la 4e révolution industrielle et l’intelligence artificielle. Laurent Alexandre qui fait figure de Pape en ce domaine le hurle sur toutes les chaînes de TV et même au Sénat.

 Le «nettoyage» de la population mondiale se fait par la destruction rampante des petites et moyennes entreprises ainsi que des chaînes d'approvisionnement mondiales comptant des centaines de millions d'employés. La partie des petites et moyennes entreprises qui est «utilisable» pour les stratèges internationaux en investissement sera évincée du travail indépendant vers le secteur dépendant à bas salaires, d'autres seront soumises aux sociétés numériques et aux plateformes et à leurs stratégies d'exploitation, et de grandes parties sombreront dans les oubliettes de l'économie et certains plongeront faute d'argent dans  le Grand Splaash la piscine des ténèbres de l'économie et s'y noieront.
Selon l'Organisation internationale du travail, 1,6 milliard de personnes dans le secteur dit informel étaient déjà au chômage lors du premier verrouillage,
En parallèle à cette révolution industrielle qui vise comme les précédentes à accroitre la productivité, on va nous vendre la bulle verte, la promesse du monde meilleur qui reste le prochain moteur d’accumulation du capital. Le Greenwashing, l’endroit où l’on stationne pour gagner des ronds en expliquant aux populations qu’elles doivent s 'appauvrir pour que leurs enfants puissent avoir une vie verte.

Petit rappel nécronomique

Dans le monde moderne, l'individu ne dispose de choix que parce que ceux-ci sont déjà faits  — Les « moyens » (techniques) n'en sont pas : ce sont des décisions déjà prises sur la vie de chacun, la preuve en étant qu'il n'y a pas des moyens isolés, mais un système d'objets dont chaque objet est un élément, une pièce, qui appelle l'ensemble —  — L'image ne peut expliquer le monde, mais seulement assommer le spectateur par des lambeaux qui cachent la logique réelle  — Du fait que production et vente d'objets industriels doivent sans cesse progresser, toute critique est un sabotage du « progrès » et qualifiée de réactionnaire ou d'utopie.



01/07/2020

La vidéo promo du Grand Reset

Manque plus les zombies...

 

https://www.youtube.com/watch?v=8rAiTDQ-NVY

23/06/2020

Le grand Reset du pipoti pipota...

 

En annonçant le thème de 2021, le fondateur du Forum Economique Mondial, M. Schwab, a déclaré, en changeant habilement l’ordre du jour :

« Nous n’avons qu’une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale avec des conséquences encore plus dramatiques pour l’humanité.

L’implication est que le changement climatique est la raison sous-jacente de la catastrophe de la pandémie de coronavirus.

Pour souligner son programme vert « durable », le FEM accueille ensuite le futur roi du Royaume-Uni, le prince Charles. Le prince de Galles fait référence à la catastrophe mondiale du COVID-19,

« S’il y a une leçon essentielle à tirer de cette crise, c’est que nous devons placer la nature au cœur de notre fonctionnement. Nous ne pouvons tout simplement pas perdre plus de temps ».

Aux côtés de Schwab et du Prince se trouve le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Il déclare,

« Nous devons construire des économies et des sociétés plus égales, plus inclusives et plus durables, qui soient plus résistantes face aux pandémies, au changement climatique et aux nombreux autres changements mondiaux auxquels nous sommes confrontés ».

Bon les amis, ça y est, la Money Power a trouvé un nom pour la bulle verte à hauteur de l’enjeu puisqu’il s’agit du prochain moteur d’accumulation du capitalisme destiné à faire repart l’économie au plan mondial.

LE GRAND RESET

Notez son discours sur les « économies et sociétés durables » – nous y reviendrons plus tard. La nouvelle directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a également approuvé le projet « The Great Reset ». Parmi les autres resetters (réinitialisateurs) du FEM, citons Ma Jun, président du Comité des finances vertes de la Société chinoise de finance et de banque et membre du Comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine ; Bernard Looney, PDG de BP ; Ajay Banga, PDG de Mastercard ; Bradford Smith, président de Microsoft.

Ne vous y trompez pas, la Grande Réinitialisation n’est pas une idée du moment de Schwab et ses amis. Le site internet du FEM déclare :

« Les mesures de verrouillage de COVID-19 s’atténuent peut-être progressivement, mais l’anxiété concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : un fort ralentissement économique a déjà commencé, et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 1930. Mais, si cette issue est probable, elle n’est pas inévitable ».

Les financeurs du FEM ont de grands projets : « …le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. En bref, nous avons besoin d’une « Grande Réinitialisation» du capitalisme ».

Des changements radicaux

 « …un des points positifs de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvons apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a forcé les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps considérées comme essentielles, depuis les voyages aériens fréquents jusqu’au travail au bureau ». Ce sont censés être des points positifs ?

Il suggère que ces changements radicaux soient prolongés : « L’agenda de la Grande Réinitialisation aurait trois composantes principales. Le premier orienterait le marché vers des résultats plus équitables. À cette fin, les gouvernements devraient améliorer la coordination… et créer les conditions d’une « économie des parties prenantes… » Elle comprendrait « des modifications de l’impôt sur la fortune, la suppression des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence .

Le deuxième volet du programme Great Reset garantirait que « les investissements fassent progresser les objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité ». Ici, le chef du Word Economic Forum déclare que les récents budgets de relance économique énormes de l’UE, des États-Unis, de la Chine et d’ailleurs doivent être utilisés pour créer une nouvelle économie, « plus résistante, équitable et durable à long terme ». Cela signifie, par exemple, la construction d’infrastructures urbaines « vertes » et la création d’incitations pour les industries afin d’améliorer leurs résultats en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance.

Enfin, la troisième étape de cette grande réinitialisation consistera à mettre en œuvre l’un des projets favoris de  la quatrième révolution industrielle : « La troisième et dernière priorité d’un programme Great Reset est d’exploiter les innovations de la quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres ont uni leurs forces pour développer des diagnostics, des thérapies et d’éventuels vaccins, établir des centres d’essai, créer des mécanismes de traçage des infections et fournir des services de télémédecine. Imaginez ce qui pourrait être possible si des efforts concertés similaires étaient déployés dans tous les secteurs. La quatrième révolution industrielle comprend les biotechnologies d’édition de gènes, les télécommunications 5G, l’intelligence artificielle, etc.

Bref tout ce que j’avais annoncé dans Crise et Mutation mais comme vous le savez, je ne crois pas au greenwashing quand aux gains de productivité issus des l’intelligence artificiel, il se traduiront surtout par des suppressions d’emplois.

Bref, ce grand Reset, cette grande réinitialisation n’est que pipoti pipota qui ne pose pas les vraies questions.