13/03/2008

Comment devenir tortionnaire sans effort

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Interrogée par France Inter, le 11 mars 2008, Mme Laurence Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (Medef), a justifié les salaires très bas des caissières d’hypermarchés — et ceux, beaucoup plus élevés, des propriétaires d’enseignes de grande distribution — en invoquant la concurrence internationale et la rémunération de l’« audace » et du « talent ».

Et moi, je voudrais surtout dire à tous les jeunes qui nous écoutent, qu’on peut devenir un grand patron, on peut devenir quelqu’un qui crée de la valeur, qui est un entrepreneur et qui entraîne avec soi beaucoup de gens dans une aventure : il faut bosser, il faut faire des études, il faut être audacieux aussi.

Et accessoirement être riche dés sa naissance….
Héritière du groupe Parisot (1er industriel du meuble en France), son héritage la place 276e plus grosse fortune française.

Pour avoir participer avec Microsoft a une commission européenne dédiée à la grande distribution, je peux vous affirmer que la seule demande émanant des grandes enseignes de la distribution est de trouver une solution pour que le consommateur règle lui-même ses achats via son téléphone ou une carte sans contact.

C’est en fait la seule raison pour laquelle les caissières ne seront jamais augmentées
Car il faut chasser en dehors du point de vente, tout ce qui n’est pas valeur ajoutée.

No futur pour les caissières à moins que d’ici là, on arrive à les transformer en ingénieurs Airbus.

Hé oui, Laurence, lorsqu'on ne fait pas partie du raisonnement au départ, on en fait pas partie à l'arrivée...Dureté de la vie...

Caisses toi pauvre...


Nécronomiquement votre

06/03/2008

Check au porteur de mauvaises nouvelles

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Un de mes lecteurs que je salue (comme tous mes lecteurs), m’écrivait récemment que :
« Très peu de gens se rendent compte que quelque chose cloche et que l'on va droit dans le mur. » et ajoutait même, soucieux de me prévenir du possible ridicule de ma conférence.
"Le titre de la Très Grande Dépression et de la perte du bonheur dans les démocraties de marché." risque de vous faire passer pour un illuminé car personne ne vous croira "

Et pourtant…
je n’ai ni le goût des astres ni celui du désastre.
Les propos que je tiens dans ce blog sont le fruit de mon parcours, celui d’un amoureux de l’entreprise libre (mieux que la libre entreprise), indépendant depuis 25 ans et qui a du s’exiler ces dernières années afin de survivre tout simplement car il n’y a d’autres moyens que d’aller chercher la croissance où elle se trouve…(je n'ai jamais réussi à la ramener avec les dents...)
L’indépendant ne juge pas, il émigre…quitte à être son propre esclave…car à l’âge canonique de 48 ans, on ne redevient pas salarié dans un pays qui compte le plus fort taux de chômage des séniors surtout lorsqu'on a une image d'indépendant (très mal vu en France).

Ayant toutefois, été amené dans mon parcours professionnel à créer une société vendue à un numero 1 européen racheté lui même par un numéro 1 mondial dans la foulée, cette expérience et celles qui ont suivies m’ont permis de rencontrer bon nombre de financiers, d’économistes et de grands marketeurs dont certains parmi les plus puissants de la planète…Comme Sir Martin Sorrell (WPP) ou Mister Minh ( qui a implanté beaucoup de société françaises en Chine à commencer par Carrefour.) que j’allais même suivre dans une aventure chinoise deux années durant.

De cette expérience internationale et de l’observation de la situation sur différents continents, J’ai pu retirer la vision que je vous livre et que j’ai commencé à rédiger dés 2005, convaincu, dés lors, des événements que je tente de chroniquer avec pédagogie.


Dans l’économie mondialisée, il n’existe pas de positions qui ne puissent pas être submergée par une attaque frontale d’une force très supérieure.
C’est ce qui arrive avec l’explosion de la bulle Américaine basée sur le crédit
sous toutes ses formes.
Avez vous connu dans votre vie, une seule chose qui se soit produite aux USA et qui ne soit pas arrivée dans les deux ans ici ? ? ?
Même les banlieues françaises sont devenues des banlieues américaines en terme de consommation, Mac DO (il n’y a qu’a voir le nombre d’obèses ! ), MTV, Rap, Nike etc…
Certains jeunes qui y parlent anglais, le font avec l’accent noir américain même lorsqu’ils sont blancs…La fureur de vivre consumériste frappe au portail des écoles de la république, là où autrefois, les fils d’ouvriers se résignaient rapidement a être, à leur tour, ouvriers et à regarder les bien-nés posséder des voitures ou des montres que jamais leur vie durant, ils ne pourraient s’acheter.
L’économie souterraine a depuis bouleversé cette donne, et le rêve français RMI, carte orange, ticket restaurant, a laissé sa place au rêve américain plus valorisant pour celui qui l’adopte, dût-il pour cela incarner une posture à la Tony Montana (Scarface) véritable icône des banlieues.
Oui, les pauvres veulent accéder au ciel de la consommation. Le crédit était un balcon sur ce ciel.
Le balcon s’effondre, reste l’abîme.
Comme le dit Laurence Parisot : « Tout est précaire dans la vie, le travail mais aussi l’amour… »
Alors pourquoi, Madame, laisser des pauvres s’endetter sur vingt ou trente ans, sachant qu’ils vont divorcer et changer plusieurs fois de travail ???
Si ce n'est pour les rendre plus maléables encore par leur endettement car l'économie a besoin de flexibilité.
C'était là le rôle du crédit, rendre esclave du travail par la consommation car les économies modernes ont plus besoin de nous en tant que consommateur
qu'en tant que travailleur.
Toutes les économies des pays riches reposent sur la la consommation car nous consommons tous plus que nous produisons.
Aussi, n'en déplaise à Madame Parisot :
La sécurisation du parcours professionnel est un mythe comme le serait la sécurisation du parcours sentimental.

La seule chose qui importe réellement les gouvernements occidentaux, est de sécuriser le parcours du consommateur et il va falloir désormais le faire avec un durcissement mondial des conditions du crédit dans un contexte d'appauvrissement généralisé.
D'où le retour en force de la religion qui n'est rien d'autre qu'une sécurisation de la vie à travers la promesse d'un monde meilleur pour celui qui se comporte bien à l'inverse du marché scorpionesque qui ne signifie rien d'autre que :

"je consomme, je meurs..."


Nécronomiquement votre

04/12/2007

Marketing de l'égalité des chances

Laurence Parisot a raison lorsqu'elle affirme que le travail est précaire car dans la vie tout est précaire : l'amour, la santé etc...

Il n' y a qu'une chose qui atténue cette précarité, c'est ce que vont laisser Papa et Maman à leurs enfants.

Qui peut dire ce que Laurence Parisot serait devenue si elle n'avait pas été héritière du Groupe Parisot et 272 em fortune de France.

La précarité pour Mme Parisot, c'est juste un concept qu'elle manie pour vendre ses réformes. Elle n'a jamais connue, ne connaîtra jamais, et ne peut donc que comprendre intellectuellement ce qu'est la précarité.
Ce qui fait une grosse différence avec la vivre heure par heure et jour par jour.

Si l'on veut réellement parler d'égalité des chances, il faudrait que nous naissions tous avec la somme d'argent et le même capital social ou réseau relationnel.