13/01/2019

Dernières lueurs avant le crépuscule

Bernard-Henri Levy sur les gilets jaunes

"C'est un vrai mouvement social. Mais animé par des passions tristes, mortifères, nihilistes.

" Le consommateur zombie ne peut être que mortifère, ça tombe sous le sens"

JPC

 

 Femme d'un grand philosophe en string hypermarket non mortifère

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Que nous apprennent les propos  de Marlene Schiappa qui veut identifier les donateurs de la cagnotte du boxeur, de Castaner qui dit que les manifestants seront complices des casseurs ? Sans oublier évidemment la cagnotte des forces de l’ordre à plus d’un million d’euros (qui sont les donateurs Madame Schiappa ?). Semaine après semaine toujours le  même discours, merci et bravo aux forces de l’ordre…

L’État social est progressivement, et pourtant de manière cohérente et sans relâche, en train de se transformer en un État policier,  un État qui protège de façon croissante les intérêts des corporations globales et transnationales de la maison Business France alors qu’il élève le niveau de répression et de punitions sur le front domestique.

Les problèmes sociaux deviennent de plus en plus criminalisés. La répression s’accroît et remplace la compassion. Les vrais problèmes, tels que le pouvoir d’H.A, le marché du logement  et le chômage massif sont négligés en faveur d’une politique d’endiguement, associée à la discipline et au contrôle. Les Français n'ont pas le sens de l'effort, ils sont donc responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent. Pas de réconfort sans effort. C'est bien connu. Dans les démocraties de Marché, l'acte d'achat est plus important que le droit de vote car notre avenir commun se détermine au centre commercial qu'il soit virtuel ou réel. L'individu est donc intégré par son acte de consommation qui définit aussi son identité et son statut social. Lorsque le consommateur ne peut plus séparer le fait de vivre du fait de consommer et que le fruit de son travail ne lui permet plus qu'assurer ses besoins premiers, il devient un consommateur zombie dans une société où l'on ne cesse de nous faire confondre la vie avec une accumulation de gadgets.

 

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La proximité de déserts économiques ruraux et de banlieues s’étendant et absorbant toujours plus de  consommateurs zombies , Not In The Labour Force susceptibles de ne plus jamais produire, demande une politique ségrégationniste plus stricte et des mesures de sécurité extraordinaires. De peur que la santé de la société et le  fonctionnement "normal " du système, ne soient mis en danger. Il s'agit donc pour survivre de se consacrer quasi exclusivement à la séparation étanche du consommateur zombie et à sa neutralisation afin que celui ci ne viennent perturber la société En Marche repliée dans les citadelles métropoles.

 

Le consommateur zombie doit  être déplacé vers de lointaines décharges : les territoires périphériques ou les banlieues avoisinantes, modernes oubliettes. C'est ainsi qu'il est placé fermement hors des frontières de la « vie normale »par la gentrification et le prix du mètre carré.

Merci et bravo aux forces du désordre

Séquence musicale

 https://www.youtube.com/watch?v=WsFfHdqNOWIséquence musicale

 

05/01/2019

La chenille (des gilets jaunes) qui redémarre…(un récap nécro)

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Dans l’idée que se fait la Macronerie des gilets jaunes, ils sont désespérément ringards et provinciaux : gaulois réfractaires, fumeurs qui carburent au diesel. Il sont peu au fait de l’économie, ils sont obnubilés par le foot et par les émissions de Patrick Sébastien…Abrutis par une surdose de télévision, ils sont à la fois absurdes et menaçants parce qu’ils ne souhaitent pas renverser l’Ancien monde mais qu’ils le défendent avec une irrationalité si profonde qu’elle s’exprime parfois avec violence... Dans leur élan pour s’isoler du risque  les Upper class (élites) désormais retranchés dans des métropoles citadelles se sont séparées non seulement du monde commun mais aussi de la réalité opérant ainsi une Grande Déconnexion. Nous sommes donc bel et bien dans une guerre des classes dans laquelle une Elite éclairée (telle est l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes) entreprend d’imposer ses valeurs à la majorité qu’elle perçoit comme incurablement xénophobe, raciste, homophobe, sexiste, banlieusarde et provinciale. Dans ce cas précis a surgi sous la pression l’idée d’un référendum à tiroir censé illustré un grand débat après lequel elle ne sera plus obligé d’affronter les masses ignorantes.

On continue, on ne change rien….

PS Dans toutes les démocraties de Marché, les Upper class ne voient plus l’intérêt de payer pour des services qu’elles n’utilisent plus puisqu’elles vont dans des cliniques privées et que leurs enfants vont dans des écoles privés

03/01/2019

Bonne Année 2019 et en route vers le Grand Effondrement

 


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La tentation d’exister, le syndrome du manque d’attention dont étaient victimes la légion des damnés et tous ceux à qui l’on faisait croire que l’on avance bien mieux le ventre creux…Tout cela s’entremêlait dans le surgissement désordonné des gilets jaunes. Un surgissement qui au-delà de la contestation procréait une autre vie, invitation à parader en phalange, à s’anéantir au cubi sous le ciel étoilé des ronds-points. Là était cette vraie physique et ses liens sociaux dont beaucoup avaient été privé jusqu’alors. Et peu importait si d’aventure, on venait à les traiter d’alcooliques, d’illettrés, d’homophobes, ou de racistes, ultimes crimes que reconnaissait l’intelligentsia et qui servait d’alibis au libre échangisme des produits et des hommes. Les chaînes infos avaient tombé le masque devant ce mouvement qui mettait en péril leur équilibre économique. Ainsi que l’avait prophétisé Debord, le vrai n’était plus qu’un moment du faux.

La crise quelle crise ? répétait la Money Power en boucle…la crise était terminée. 2019 serait l’année du pouvoir d’H.A

La prochaine bulle était désignée : la bulle verte, le recyclage du capitalisme. Saupoudrez cette bulle avec de l’innovation (voitures électriques et autonomes) de la robotisation et surtout de l’intelligence artificielle et tout ira bien.

La promesse d’un monde meilleur avec en simultané des gains de productivité. Elle n’était pas belle l’histoire ? Et pour les jeunes générations le défi était de taille puisqu’il s’agissait de reconstruire tout ce que leurs aïeux avaient détruit dans la seconde révolution industrielle (le “ fordisme)  Dans l’intérêt de la production automobile et de la circulation individuelle massive, on avait bétonné et enlaidi la campagne, empoisonné l’environnement et accepté sans trop rechigner des millions de morts de et de mutilés sur les routes.

Alors comment orienter de force les consommateurs citoyens vers cette bulle. La réponse était d’une simplicité biblique : par des taxes. Une petite saignée forcerait les uns et les autres à revoir leurs habitudes nocives. L’affaire était entendue, le capitalisme vert était l’occasion d’une amélioration du capitalisme pas d’une rupture avec lui mais c’est de là que venait l’erreur car ce type de raisonnement revenait à promouvoir l’art étrange de mettre ses chaussettes après avoir mis ses chaussures. Le remède du remède précèdent qui était lui-même aussi le remède du remède précèdent/ L’Originel perdu de vue depuis longtemps/ La crise écologique est liée à la logique du capitalisme même. L’ouvrier chinois qui se voit augmenter et qui achète une voiture participe à la croissance de son pays et à ses conséquences néfastes sur le plan écologique et social. Le seul salut possible serait un rapprochement entre les luttes menées pour améliorer le statut des exploités et des opprimés et les efforts pour dépasser un modèle social basé sur la consommation individuelle à outrance. Nous sommes évidemment très loin de tout cela et c’est pour cela qu’il faut considérer, chers amis, le Grand effondrement, le big collapse comme une planche de salut. Pas de mutation sans dépression

 

 

Parmi les produits toxiques que j’ai classés comme des drogues générant le non agir figure évidemment au panthéon de celle-ci le crédit instrument d’esclavage du royaume Mort-dans-la-vie nuisible aux instruments de l’action. Le crédit de trente ans même à taux très faible ne vaut pas harcèlements et burn out derniers échos de

ses vies en points de suspensions.