10/09/2019

La chine est rouge l'occident y sera

 

 

849644764.jpgPour avoir travaillé en Chine dans les sphères de Canton Nuclear Power et approché des dirigeants chinois, je pense connaître un peu, je dis bien un peu, comment ils fonctionnent. C'est pourquoi quand je vois que les chinois rachètent massivement de l'or à tel point qu'ils sont le plus gros acheteur en 2019, je me dis qu'il ne s'agit pas uniquement de dédollarisation mais de spéculation face à la folie des banquiers centraux occidentaux.

Ces banquiers centraux qui aujourd'hui n'excluent plus rien comme vient de le confirmer implicitement Christine Hagarde. Autrement dit financer des grands travaux ou racheter des dettes d'entreprises jusqu'à l'heiicopter money en direction des particuliers. De l'argent à Noël pour tous les citoyens de la zone euro. Rien foutre et être payé, l'idéal...L'idée paraissait folle, elle ne l'est plus. De grands économistes comme Daniel Cohen plaide pour cela :

La Banque centrale européenne pourrait refinancer davantage la Banque européenne d'investissement, qui pourrait s'appuyer sur les banques nationales de développement du type KfW ou bpifrance. Enfin, si rien de tout cela n'est efficace, la BCE pourrait donner de l'« helicopter money », en versant par exemple 1.000 euros à chaque citoyen le jour de Noël ! ça ferait 340 milliards. Si ça relance l'inflation, très bien, sinon très bien aussi !

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/il-es...

 

Autrement dit prêt à tout pour éviter l'effondrement de l'économie mais ce qui n'est pas sans conséquence sur l'aspect monétaire et la valeur réelle de l'argent. En augmentant la masse monétaire sans augmenter la richesse , vous dévaluez la monnaie.

A force de vouloir éviter à tout prix la récession et distribuer de l'argent à tout va, le risque se déplace donc vers une énorme crise monétaire et une perte de confiance en la monnaie. Et que fait on en pareil cas : on achète  de l'or. C'est la raison pour laquelle, je pense que les chinois spéculent à leur façon sur une montée importante de l'or liée à une crise monétaire dans un contexte où la valeur de la monnaie tendra vers zéro.

Toujours dans ce contexte apocalyptique, il faut se réintéresser de près aux cryptomonnaies notamment au Libra Le bitcoin perdurera pour les achats de drogues...J'ai croisé des traders cokés qui payent comme ça...Les bruits courent que pas mal de politiques aussi...

Concernant les autres news, le Brexit. J'entends beaucoup autour de moi que Boris Johnson est un fou qui va ruiner son pays. Je ne le crois pas. Comme je l'ai toujours dit, sa stratégie est de créer un paradis fiscal pour attirer les entreprises. fera t'on encore les malins lorsqu'il annoncera un taux d'imposition à 15 % pour les entreprises pour attirer du monde ?

Rien... car on ne pourra rien faire. Nous ne pourrons pas baisser de 28% à 15% dans le modèle français. Cette approche fiscale d'une baisse massive de l'impôt sur les sociétés pourrait aussi avoir lieu en Allemagne et pourquoi pas en Italie qui a quoiqu'on en dise un excédent primaire dont on rêverait en France.

Bref attendons nous au radeau de la méduse et au chacun pour soi.

Le feuilleton Nécronomique continue. Prochain épisode dans deux jours avec la déclaration de Dame Hagarde de la BCE.

 

 

21/08/2019

Par ici la sortie...Stagnation séculaire ou déflation ?

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Récemment. Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE, déclarait. « les banquiers centraux ont tout fait pour éloigner le risque déflationniste. Désormais, la balle est dans le camp des gouvernements et des partenaires sociaux afin d’augmenter les coûts unitaires de production » (qui combine les augmentations de traitements et salaires, et les progrès de productivité). Et d’expliquer : « il y a une anomalie dans la situation présente qui maintient une inflation faible dans les pays avancés. Ces coûts unitaires de production désespérément bas se traduisent par un mécontentement dans la population ». Traduction, les salaires doivent augmenter plus rapidement. Mais c’est le travail « des autres partenaires qui ne sont pas les banques centrales ».


Sur une reprise de plus d'une décennie, nous sommes maintenant dans un scénario où les banques centrales sont essentiellement piégées à zéro ou près de zéro. La signalisation du marché est morte, les fondamentaux n'ont pas d'importance. Les marchés restent irrationnels. Imaginez que le PIB mondial est de l’ordre de 80 000 milliards de dollars et qu’il y a environ 240 000 milliards de dollars en circulation. Où est l’argent si il ne circule pas dans l’économie réelle où les gens travaillent réellement ?
Où est l’inflation voire l’hyper inflation que cette profusion d’argent aurait due provoquer ?
Personne ne la voit et pour cause, il n’y en a pas.
la baisse des taux d'intérêt dure depuis plus de 10 ans excepté aux USA où les taux sont remontés avant de redescendre. L'argent neuf a bénéficié à ceux qui l'ont reçu en premier : les plus riches et les rentiers, tous ceux qui n'en avaient pas besoin et se sont encore enrichis creusant les inégalités. Tout ceci, conduisant à une bulle où la financiarisation et la consolidation évincent les entreprises réelles et la classe moyenne. C’est la raison pour laquelle l’immobilier est si cher et que les marchés actions sont si hauts. Du pur gonflage de joues. Jean de la Fontaine plus grand économiste de tous les temps…
Même si nous devions avoir quelques timides reprises, il ne pourrait s’agir que de reprises des chaussettes. L’erreur a été d’imposer en Europe des politiques d’austérité à des économies qui au contraire avaient désespérément besoin de stimulation (la fameuse règle idiote des 3%).
En clair, comme je disais dans mon intervention à la conférence de Begaudeau et de Judith Bernard, le vrai risque n’est pas l’inflation mais la déflation car les politiques des banquiers centraux n’ont plus aucun impact sur l’économie réelle.
Alors où en sommes-nous aujourd’hui ? Nous sommes, retenez bien ce nom barbare, vous allez en entendre parler, dans une stagnation séculaire. Une tendance inexorable qui se caractérise par une croissance molle et cette croissance molle va durer longtemps à moins que nous entrions dans un scénario pire, celui de la déflation et de la trappe à liquidités où les consommateurs ne consomment plus et où les investisseurs n'investissent plus.

Sauf si les prix du pétrole ne venaient à créer une spirale inflationniste, les entreprises vont être prochainement susceptibles de réagir par une baisse de leurs marges afin de vendre leurs stocks en s’accrochant à leurs parts de marché aux dépens de leurs concurrents. C’est à ce moment précis que la faible inflation que nous vivons se transformera en déflation. Nous rejoindrons, c’est ma théorie, le Japon dans la liste des économies éclopées.
Comment sortir de cet enlisement ? La réponse est d’une simplicité biblique : en créant une nouvelle bulle. C’est l’idée de la bulle verte, le recyclage du capitalisme que je pronostique depuis maintenant plus de dix ans mais qui a du mal à décoller. Je vais vous expliquer pourquoi. La bulle verte est l’occasion de revendre tout à tout le monde estampillé écologie et développement durable. Ce qui est déjà un contresens comme je l’expliquai dans Crise et Mutation, car nos économies sont basées sur le renouvelable. Le renouvellement des hommes et des produits. À peine un produit sort qu’il est déjà démodé et qu’un autre prend sa place. Consommation durable voudrait dire que l’on vend une chose une seule fois à une personne et qu’elle servirait toute sa vie. On voit bien à travers cet exemple que cela ne peut fonctionner. Toutefois la bulle verte n’arrive pas à décoller car l’endettement des gens est trop élevé et les salaires trop faibles. N’oublions pas que ces salaires faibles ont été voulus par les entreprises pour des questions de compétitivité. C’est dans ce sens que va la réflexion de Jean-Claude Trichet, il faut augmenter les salaires mais pour cela, il faut augmenter la productivité et c’est là où le bât blesse. Même si on vante la fameuse démographie de la France par rapport à nos voisins. Beaucoup de gens vont partir en retraites. Dans le même temps de nombreux jeunes dans la pleine force de l’âge issus des milieux les plus pauvres sont sortis du marché du travail. On retrouve ce cas de figure dans toutes les démocraties de Marché. Par ailleurs comme le démontre brillamment Robert Gordon un des théoriciens de la stagnation séculaire, les nouvelles technologies si elles amènent du confort ne créent pas de croissance comme nous avons en en connaitre par le passé avec l'électricité par exemple.
Alors, comment concilier bulles répétées avec une économie ne montrant aucun signe de pressions inflationnistes? La réponse de Larry Summers, l’autre grand théoricien de la stagnation séculaire est que nous pouvons être une économie qui a besoin de bulles juste pour réaliser quelque chose près du plein emploi - qu'en l'absence de bulles l'économie a un taux d'intérêt naturel négatif. Et cela n'a pas été tout simplement vrai depuis la crise financière de 2008; il a sans doute été vrai, bien que peut-être avec une sévérité croissante, depuis les années 1980.
Un programme politique responsable nécessite d’en faire moins avec la politique budgétaire donc de réduire les dépenses pour désendetter l’ État et d’en faire moins avec la politique monétaire donc de faire des taux d’intérêts positifs pour rémunérer l’épargne. Mais ce sont précisément ces politiques soi disant responsables qui ont échoué.

Songez aux gens qui ont cru à la retraite par capitalisation dont on ne parle plus du tout aujourd’hui et pour cause, plus rien n’est rémunéré pour les classes moyennes Ce qui par ailleurs pose d’énormes problèmes aux retraités allemands.
C’est pourquoi au vu de tous ces éléments et de l’impuissance tragique de tous les gouvernements et si nous sommes réellement dans une situation de stagnation séculaire et si nous voulons éviter la déflation et la trappe à liquidités dont personne n’est jamais sorti. Il faut encore baisser les taux. Mais me direz-vous, ils ont déjà à zéro ou négatifs ! Eh bien il faut aller dans le très négatifs…Trump l’a d’ailleurs compris et il est probable que la FED rebaisse ses taux prochainement mais osera t’elle les baisser aussi fortement que Trump le souhaite. Tout l’enjeu est là. Parmi les autres solutions qui ne font pas plaisir : éliminer la monnaie papier et payer des taux d'intérêt négatifs sur les dépôts. Autrement dit faire payer à l’épargnant pour ses dépôts la "location du coffre". Ce qui peut l’inciter à remettre son cash en circulation.
L'épargne peut être une vertu personnelle, mais dans le cas de la trappe à liquidités (les consommateurs ne consomment plus, les investisseurs n’investissent plus)
c'est un vice social. Et dans une économie confrontée à la stagnation séculaire, ce n'est pas seulement un état de choses temporaire, c'est la norme. Assurer aux gens qu'ils peuvent obtenir un taux de rendement positif sur les actifs sûrs signifie leur promettre quelque chose que le marché ne veut pas offrir - 
Dernier point. Si nous dérivons vers des taux d'intérêt réels très négatifs et une croissance économique globale au moins quelque peu positive, la panique sur la dette publique est totalement stupide le service de la dette dans le sens de stabiliser le rapport de la dette au PIB n'a aucun coût, en fait un coût négatif.

Mon intervention à la conf vers 1H 24

https://www.youtube.com/watch?v=w7waydqVM2w

28/11/2018

VEGAN SUICIDE

 

 

 

necronomie,sine,bulle credit,revolution,gilets jaunes,(titre inventé par Vince in the Park Chan-Wook)

Un cauchemar hante les serviteurs de la Money Power – le cauchemar de leur possible effondrement. Tous les courtisans éparpillés de par le monde, personnages politiques, publicitaires, journalistes et intellectuels, vont, s’interrogeant sur la façon de conjurer cette effroyable menace habillée aujourd’hui d’un gilet jaune.

« Qui ne parle pas avec moi et comme moi n’a rien à dire. Qui n’agit pas avec moi et comme moi est malade d’impuissance. Qui ne vit pas avec moi et comme moi veut se suicider. Tel est l’enseignement que la Money Power sème dans les médias qu’elle subventionne et sur les chaînes infos »

La dynamique de la crise s’empare successivement de tous les domaines de la vie qui pendant des décennies, sont devenus dépendants du gonflement des crédits parce qu’ils ne pouvaient pas être alimentés par une production réelle de survaleur et de la redistribution sociale de celle-ci. Cela va de l’éducation, de la culture, de la santé en passant par les  infrastructures des communes (taxe d’habitation).

Les programmes concernant les coûteuses mesures pour protéger le climat ne valent plus le papier sur lesquels ils sont écrits.

Dans cette dynamique de désintégration, les individus socialement atomisés sont qu’ils en soient conscients ou non des êtres qui fonctionnent à crédit. Qui plus est, ils ne peuvent  faire face à cette dynamique à la vitesse à laquelle elle progresse.

L’épuisement des ressources énergétiques, la crise écologique se combinent avec la crise économique. Ce qui suggère une limite économique au mode de production dominant. C’est pourquoi on voit apparaître le constat d’une économie sans croissance : la fameuse stagnation séculaire.

Reste à résoudre le problème qui consiste à libérer les besoins élémentaires des simples citoyens de la logique abstraite de la croissance au lieu de les opprimer au nom de l’écologie.