25/09/2008

Le Grand Toboggan (qui précède le Grand Splaash)

Maintenant que nous sommes sortis du négationisme de la crise et qu'elle va durablement s'installer sur nos écrans,
Il va nous falloir observer les changements de comportements qui vont s'accélérer et qui nous mèneront à l'Apocalypse des Marques.


Les minéraliers ont été touchés en premier, les français redécouvre les joies de l'eau du robinet.
Quoi de moins étonnant en période de vache maigre si l'on considère que lorsqu'on achète 1 bouteille d'eau de marque dans le commerce
les 2/3 du prix du produit sont constitués par le marketing et la communication, l'eau ne représentant qu'à peine 1/3 du prix.
Disparaîtrons donc en premier ceux qui font reposer sur les consommateurs des dépenses de marketing hallucinantes.

En même temps que les français redécouvrent l'eau du robinet, ils désertent aussi les cafés pour ne plus piccoler que chez eux ou chez des amis ainsi que cela se pratique dans tous les pays en rupture de pouvoir d'achat.

A quand le double affichage des prix comme à Saint-Petersbourg : prix client local/ prix touriste ou non résidant avec des écarts de 1 à 5 en moyenne...

Cafés donc, c'est la cata, augmentation de 37,5 % des dépôts de bilan depuis le début de l'année.
Du jamais vu depuis trente ans...

Les fameux 500 000 emplois qui étaient vacants dans le bâtiment et la restauration et pour lesquels les français étaient "trop fainéants" pour postuler,se volatilisent à vitesse grand V.

Le bâtiment et les bistrots étant les parfaits baromêtres de la santé d'une économie comme chacun sait.



Nécronomiquement à la Votre...Hic...Hic...

24/03/2008

Jean-claude Trichet, David Ricardo et l’inflation.

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David Ricardo

La lecture du journal du dimanche et de l’éditorial de son rédac-chef Jacques
Esperandieu (un nom de circonstance…) nous démontre que le message que je porte depuis plus d’un an dans ce blog, commence à poindre dans l’opinion publique.

la planète tout entière est-elle au bord d'une catastrophe économique, financière, monétaire comme elle n'en avait pas connu depuis longtemps?
Difficile désormais d'écarter cette sombre perspective. Surtout devant l'incapacité persistante des autorités compétentes à trouver des solutions
durables pour faire face.
Une (petite) lueur d'espoir dans cet océan de catastrophes?
La France pourrait résister un peu mieux au choc grâce à une consommation des ménages soutenue. A condition que, comme prévu, la poussée inflationniste se calme au second semestre.


Alors là, mon cher Jacques, vous portez véritablement bien votre nom…
Car espérer est une chose, y croire en est une autre et je ne saurai trop vous conseiller de parfaire votre culture en relisant l’œuvre de David Ricardo (1772-1823), théoricien économiste autodidacte mais suffisamment praticien pour être retraité à 42 ans. auteur entre autres du remarquable ouvrage :
Le cours élevé du lingot, preuve de la dépréciation des billets de la banque (1810)
Dans le Bullion Report remis à la Chambre des communes en 1810, Ricardo dénonce l'émission excessive des billets de banque, source selon lui de l'inflation. Il préconise que l'émission de monnaie soit limitée par le stock d'or, afin d'en garantir la valeur.
Pour remettre les choses et les siècles en perspectives, je ferai simplement remarquer la chose suivante :
Avant la crise bancaire, la création monétaire mondiale progressait au rythme de 20 % par an. Un niveau INVRAISEMBLABLE, qui équivaut à une inflation de 12 à 13 %, compte tenu d’une croissance économique mondiale de 5 %.
Hors depuis, La Fed et Bernanke aka Bernie la plante ont encore plus fait fonctionner la planche à billets pour sauver les potes de la Money power, banquiers et fond d’investissements.
Créant ainsi potentiellement entre 15 et 18 % d’inflation.
Pour l’instant, Jean-claude Trichet gouverneur de la banque centrale européenne a su résister à Sarkozy et à certains gouvernements européens qui le poussait à appuyer sur le bouton du détonateur de la baisse des taux, grâce notamment au soutien d’Angela Merkel.
Ainsi, nous avons pu être protégé (mais oui...) de l'hyper-inflation pour ne connaître que l'inflation (et déjà ça gueule !!!)
Les Américains ayant pris l’habitude depuis 60 ans de faire payer leur casserole au monde entier, ont déjà prévenu via Bernie la plante qu’ils continueraient, si besoin était, de baisser les taux, ce qui dans un futur très proche presque immédiat va contraindre Jean-Claude Trichet a appuyer à son tour sur le bouton du détonateur, car il ne pourra résister très longtemps à la pression des pays exportateurs de l’Europe pénalisé par la parité Euro/Dollar et à la Présidence européenne de Nicolas 1er.
Si cela était (et cela sera) plus rien ne protégera l’Europe de l’hyper-inflation et celui que nous avons élu comme le Président du pouvoir d’achat, en sera authentiquement celui qui l’aura détruit.

Allez, Jean-Claude, un petit effort, appuies sur le bouton…

Nécronomiquement votre

05/03/2008

Dépression économique Dépression psychologique...

Alerte rouge sur le moral du consommateur américain. Sa confiance, mesurée par le Confe­rence Board, s'est effondrée de 12 points en février. Jamais depuis dix-sept ans, époque de la première guerre du Golfe, l'Américain moyen n'a été aussi peu optimiste concernant la conjoncture économique des prochains mois.

Il faut dire que les éléments se liguent contre lui : les prix de l'essence s'enflamment, à plus de 3 dollars le gallon, le marché de l'emploi se détériore, la valeur des patrimoines immobiliers s'amenuise chaque jour un peu plus et les prix alimentaires ne cessent de grimper.

Le Figaro

Michel Houellebecq dont chacun sait qu'il est fin connaisseur de la Très Grande Dépression, prophétisait dans le remarquable album Presence Humaine, ce que doivent ressentir désormais des millions de consommateurs US :

" J'aimerai retrouver l'espèrance en achetant des meubles"


Surtout que des meubles, il y en a des millions avec toutes les saisies immobilières.

La dépression n'est pas qu'économique, elle est également psychologique
Nous sortons d'une période "d'exhubérance irrationnelle"
tel que l'a défini son théoricien le talentueux Robert Schiller.

La crise va donc engendrer de nouveaux comportements consommateurs et nous vivrons alors l'Apocalypse des marques sur laquelle je reviens régulièrement.