05/01/2019

La chenille (des gilets jaunes) qui redémarre…(un récap nécro)

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Dans l’idée que se fait la Macronerie des gilets jaunes, ils sont désespérément ringards et provinciaux : gaulois réfractaires, fumeurs qui carburent au diesel. Il sont peu au fait de l’économie, ils sont obnubilés par le foot et par les émissions de Patrick Sébastien…Abrutis par une surdose de télévision, ils sont à la fois absurdes et menaçants parce qu’ils ne souhaitent pas renverser l’Ancien monde mais qu’ils le défendent avec une irrationalité si profonde qu’elle s’exprime parfois avec violence... Dans leur élan pour s’isoler du risque  les Upper class (élites) désormais retranchés dans des métropoles citadelles se sont séparées non seulement du monde commun mais aussi de la réalité opérant ainsi une Grande Déconnexion. Nous sommes donc bel et bien dans une guerre des classes dans laquelle une Elite éclairée (telle est l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes) entreprend d’imposer ses valeurs à la majorité qu’elle perçoit comme incurablement xénophobe, raciste, homophobe, sexiste, banlieusarde et provinciale. Dans ce cas précis a surgi sous la pression l’idée d’un référendum à tiroir censé illustré un grand débat après lequel elle ne sera plus obligé d’affronter les masses ignorantes.

On continue, on ne change rien….

PS Dans toutes les démocraties de Marché, les Upper class ne voient plus l’intérêt de payer pour des services qu’elles n’utilisent plus puisqu’elles vont dans des cliniques privées et que leurs enfants vont dans des écoles privés

10/11/2018

Ne pas confondre Feignasse et NITLF

 

 

grande deconnexion,grande deconnection,ntih,not in the labour force,chomage,revenu d'activité,macron,revenu universel arnaqueIl y a encore un peu plus d’une dizaine d’années lorsque je disais que le salut viendrait des banlieues, je me prenais immédiatement dans la tronche des réflexions du style :

« Ah mais t’es fou, ils sont pires que nous, ils sont complètement acculturés par les marques et en plus, ils ne veulent pas travailler… »

Certaines même comme DIAMS le revendiquaient avec ses mots

Ma France à  moi elle parle fort, elle vit à  bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde

 

De tout cela, je convenais (sans généraliser). Je l’ai même gravé dans le marbre en quelque sorte dans Crise et Mutation en expliquant que les pillages de magasins n’étaient rien d’autres que des émeutes consuméristes tout comme il existe des émeutes légales appelées « SOLDES »

Aux USA, où l’on nous répète régulièrement qu’il y a moins de 5% de chômeurs, on omet de dire qu’il y a environ 28 % de personnes qui ne sont plus sur le marché du travail et qui n’envisagent pas d’y aller. NOT IN THE LABOUR FORCE (NITLF) dit-on. De quoi vivent-ils ? Des faibles allocations, de débrouillardise et pour certains de différents trafics.

En France, nous suivons évidemment le même chemin, ce qui arrive aux USA arrive toujours chez nous, un peu de temps après.

« We play together, we pay Together.”

En France lorsque l’on observe les chiffres du chômage ; on s’aperçoit que pratiquement 45% des chômeurs n’ont pas le bac.  Pour tous ceux-là, penser que la formation suffira à les faire entrer sur le marché du travail est illusoire. Guillaume Richard le PDG du groupe O2 plus grand employeur de France ces dernières années (16 000 embauches) livrait d’ailleurs cette analyse en constatant que dans des métiers comme les siens, les services à la personne, la marge brute était faible et que son concurrent était le travail au noir. Toutefois, à contrario des forcenés de l’ultra libéralisme qui veulent supprimer toutes allocutions existantes, Guillaume Richard plaide pour un revenu d’existence pour les plus démunis. Revenu qui ne serait pas supprimé dès que l’allocataire dépasse d’un euro le plafond. Car il est vrai qu’il est très dur de sortir de la trappe à pauvreté et que dans bien des cas, il est plus rentable de ne rien faire officiellement que de gagner juste un peu plus du SMIC (CMU, garderie, Taxe d’habitation, redevance, tarif préférentiel pour l’électricité et le téléphone, passe Navigo…)

C’est pourquoi, je suis sûr que pour ces raisons auxquelles on peut ajouter la paix sociale, l’avènement d’un revenu universel est inéluctable puisque c’est le seul plan de relance du capitalisme au stade où nous en sommes. Avec, évidemment derrière cette manœuvre, l’idée que les pauvres avec ce revenu garanti seront plus flexibles dans la production. C’est en tout cas l’idée de Macron avec son revenu universel d’activité. Mais là où il se trompe, c’est que contrairement aux sujets mécontents qui voudraient devenir des sujets contents comme les gilets jaunes, la possibilité d’un nouveau monde n’intéresse pas les NITLF. Ils savent que le nouveau monde sera la répétition vide et ennuyeuse de ce qui a précédé. Ils sont nés et ont grandi sans avoir jamais eu la possibilité d’expérimenter des modes radicalement différents de vivre ou même d’avoir de l’espoir dans des utopies comme le communisme ou le socialisme ; il n’est pas possible pour eux d’imaginer ce monde autrement qu’ en termes négatifs . Néanmoins, le refus du travail, de l’autorité donc de la servitude volontaire ne constitue pas pour eux un suicide social au sens où Orelsan l’entend

https://genius.com/Orelsan-suicide-social-lyrics

 

. Le retour à un passé idéalisé » (le c’était mieux avant de l’Ancien Monde) ou l’accomplissement dans un futur messianique et transhumain du Nouveau Monde laisse de marbre les NITLF qui n’aiment ni les soupirs de nostalgies ni les projections astrales

Ni dans ce qui fût ni dans le qui sera mais tout de suite et Maintenant…

PS j’ai beaucoup rapé dans cette note

JPC NITLF

20/06/2018

Summer in the city

 

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Lawrence Summers le grand théoricien de la croissance molle et de la stagnation séculaire a également une rectte pour les flux migratoires en poussant la logique du système à fond :

"Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico […] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés […] et se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. […] Le calcul du coût d’une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l’accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible, autrement dit où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable ».

Hard times, Summer in the city

https://www.youtube.com/watch?v=U5bUmx-hk-