11/11/2017

Transhumanisme

Mardi dernier, je me suis rendu à la mairie du deuxième à Paris avec un double objectif.

1 Voir le maire Jacques Boutault maire écolo, autrefois un ami lorsqu'il éditait le fanzine "La Riposte"

Jacques était venu à mes 40 ans ( il y a dix huit ans) pour me dire que j'étais un libertarien. J'ignorais le sens du mot à l'époque.

2 Assiter à la conf de Pièces et Main d'œuvre (lien sur la droite)

Bon, je n'ai pas vu Jacques, occupé qu'il était à remettre des médailles sous l'œil admiratif de vieilles groupies.

Pour le reste, la conf était intéressante. Je connais bien le discours de Pièce et Main d'œuvre, il bute sur deux points que je me suis permis de leur signaler dans mon intervention.

Premier point, l'objectif du transhumanisme étant la mort de la mort, ses promoteurs à l'université de la singularité Google et compagnie étant tous des libéraux voire des libertariens, si les tranhumanistes atteignent leur objectif, dans quel système allons nous vivre ? Le capitalisme étant par essence un système basé sur le renouvellement des hommes et des produits. Je consomme...Je meurs...Quelqu'un d'autre prend ma place.

Si nous ne mourrons plus que se passe t'il ?

Deuxième question qui a un peu scotché tout le monde (dés que l'on prononce le mot MUSULMAN tout le monde flippe...)

Pensez vous sérieusement que le monde musulman un milliard de personne, va rester inerte pendant que des libertariens américains expliqueront que l'âme n'existe pas, la conscience non plus donc que les religions sont un tissu de connerie générée par la peur de la mort. Le coran, les mille vierges et tout ça, rien n'existe donc rien n'est vrai et tout est permis...comme disait le vieux de la montagne maître des assassins...

Perso, je ne le pense pas...les caricatures sont un apéritif de ce que l'on peut s'attendre à vivre si les transhumanistes arrivent à leurs fins. Bref, ils devront vivre dans des blockhaus...

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13/01/2014

Personne ne sortira d’ici vivant (Même pas né…)

 

En France en 2014, à l’angoisse de se trouver un matin au chômage et privé de subsistance, se mêlait la crainte de perdre ses chaînes et de révoquer la dépendance à une société qui opprime sous couvert de protéger.

Qui n’a jamais vécu des matins gris où des ongles sur la peau viennent nous sortir d’un sommeil sans fin, torpeur végétale d’un été indien devenu hiver de force… ???

« hey, je travaille moi… » Heureux (se) privilégié(e)… !!!

Rompre avec la culpabilité dans le théâtre des désolations dont nous n’étions malgré nous que des marionnettes ou des otages délocalisés dans notre propre pays sans passer par la case antidépresseurs, anxiolytiques et autres joies de la sérotonine en barre agrémentée de dopamine devenait mission impossible.

La vie s’écoulait entre ordonnances et prélèvements obligatoires… Une suite de compétition qu’il nous fallait toutes gagner pour avoir le droit de jouer encore et Angkor...

Apres tout qui est compétitif ? Le décloisonnement vie publique, vie privée nous apprenait que même les femmes de Président ne le sont pas ou ne le restent que juste un instant...

Les aspérités concurrentielles qui autrefois faisaient notre différence devenaient des tatouages indélébiles, cicatrices spatiales intra connectées de celui qui n’avait pas accepté que l’on aliène sa liberté par un crédit de trente ans, juste contrepartie d’un boulot qu’il n’aimait pas et d’une femme qu’il n’aimait plus.

Donner les clefs de sa personnalité au monde entier pour espérer rencontrer l’amour et le travail devenait la condition sine qua non, pour celui dont l’ADN allait être inscrit dans son smartphone et qui serait soigné en fonction de son forfait téléphonique.

Intégrer le génome humain dans le tel portable. Tel était le plus grand projet de Google qui, comme chacun sait, s'intéressait au marché de la dépendance à la vie. Sous couvert de te sauver la vie, il te fallait laisser tes empreintes biométriques.

Plus fort encore,  les japonais venaient de mettre au point un système d’échographie qui permettait aux parents qui le souhaitent de garder un souvenir éternel de leur enfant et d’avoir une modélisation parfaite du fœtus via une imprimante 3D.  Cela concernait également les femmes qui avaient perdu leur enfant. Le tout présenté dans une boite à bijoux…

 Autrement dit, il n’était plus nécessaire d’être né pour exister. La boucle était bouclée.

Notre vie devenait une obsolescence programmée par l’E-conomie.

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24/04/2007

Ego trip : la googlelisation

Au sortir d’un rendez-vous Bizz, mon ami Benoît 3D, (Dandy Data Designer) me fit cette réflexion empreinte de modernité :
« Dés que l’on va être dehors, il va nous googleliser. »

C’est désormais l’usage, après les entretiens avec des personnes inconnues : de réponses polies en silences dilatoires, une fois la porte franchie, on se fait sauvagement googleliser, là où l’homme de goût du siècle précédent nous prenait, avec nos arguments, debout et contre le mur.

la googlelisation se pratique seul, par derrière, et en l’absence du partenaire.
Ce qui pourrait rendre acrobatique la situation si il ne s’agissait que d’écrire un nom et d’appuyer sur un bouton…C’est le check au porteur de news.

N’avez vous à ce point rien fait de si remarquable ou admirable durant vos études ou votre vie professionnelle pour ne pas être googleliser ?
Dans ce cas, quelle est votre valeur ajoutée ? est la question à laquelle il va vous falloir répondre.

Be a star for one dollar hurle la jeunesse, pas encore réconciliée avec la valeur travail, et qui n’envisage d’autre issue que de devenir Pop/Porn/ star.
Dernier né des ego trip plus fort qu'un tatouage ou un piercing, car irréversible, se faire googlelisé puis wikipedié est une façon de se survivre, de transformer sa vie en data en signe de non appartenance à la terre.
C’est aussi dans une économie de marché biométrique dont les deux mamelles sont consommer et contrôler, accepter de laisser une empreinte gravée dans le marbre électronique, susceptible de venir alimenter les bases de données policières si l’on en croit la nouvelle loi liberticide, mise en stand by durant les élections, qui vise à conserver systématiquement la trace sur l’Internet français de tous contenu mis en ligne, modifié et même supprimé.

L’économie de marché biométrique est en marche et la googlelisation son imam et son génome.