27/09/2018

Journal d'un drogué aux taux zéro (et au crédit facile)

 

mario-draghi-gift.jpg2 septembre : Je m"habitue vraiment aux taux zéro et au crédit facile dans un contexte de croissance molle et de krach au ralenti. J'ai l'impression d'être Michael Jackson faisant du moonwalk économique ou de me déplacer en apesanteur économique sur la planète Mars envoyé par Space X et Elon Musk.

Depuis que je vis à crédit, je suis plus bronzé et bien plus actif et content presque jamais d'humeur triste

4 septembre : Je crois être obligé de m'avouer que les taux zéro et le crédit facile qui font tourner l'économie au ralenti et maintiennent les prix de l'immobilier accentuent mes désirs. Je deviens un consommateur comme les autres plus apte à jouir mais beaucoup moins à chercher du travail de l'autre coté de la rue.

20 septembre : Les prix du pétrole n'en finissent pas de monter. Les experts appellent ça l'inflation sous jacente mais quand je me shoote au pétrole, c'est une vrai pompe à calcium… et je vois mon pouvoir d'hash A fondre comme la neige au soleil… Je vais devoir arrêter la poudreuse des sports divers...je commence à flipper...

25 septembre : aujourd'hui, j'ai croisé un migrant qui m'a jeté un regard sale et vicieux...je deviens parano...heureusement j'ai pris trois grosses pilules d'extrait de Macron qui ont atténué l'effet de spoliation...

 

A suivre

Pôle emploi un grand moment du rire

https://www.youtube.com/watch?v=K8ZR-l14IYs

 

 

 

 

 

26/06/2016

JPC le roi de l'EXIT

 

 

Il y un an à peine, on nous racontait à propos de la Grèce qu’il n’y avait pas d’Exit Possible.

Nous étions alors parvenus au sommet de la domination de la Money Power. L’Exit n’était plus possible. C’est du moins ce que clamait La Money Power. Nous étions alors tels que l’avait prédit Nietzche sous le règne des hommes supérieurs, des élites et des parlementeurs européens. Ceux qui savaient pour nous, qui guidaient nos vies quitte à nous transformer en consommateur zombie. Mais ne l’étions-nous pas déjà à passer un tiers de notre vie à regarder des écrans de téléphones ?

La dernière marche qu’il restait alors à franchir pour l’économisme triomphant était de s’appropier l’Exit en décidant avant d’annoncer sa mort que celui-ci désormais ne pouvait se faire que par le haut. Ainsi, dans toutes crises ou négociations il fallait impérativement chercher l’Exit par le haut.

L’Exit dont on disait encore lors de l’épisode grec qu’il était impossible et dont nous nous apercevons aujourd’hui que non seulement, il est possible mais qu’il suffit tout simplement d’envoyer un courrier à Bruxelles. On a connu plus dur comme démarche.

 exit.jpgPersonnellement, j’ai trouvé mes seuls vraies joies dans l’Exit. L’Exit de chez mes parents, l’Exit de ma scolarité imposée par un conseiller d’orientation. L’Exit de toutes les relations forcées et des choix prédéterminés puis progressivement de tous les moyens qui m’étaient donnés pour rester intégré à une société dont Margaret Thatcher, grande prêtresse si ’il en fut, convenait qu’elle n’existait pas réellement.

L’Exit est mon royaume. C’est là que j’ai mon canapé-lit. L’unique endroit où je ne sens pas ma liberté aliénée et où je peux me reposer.

L’Exit est le meilleur moyen de n’avoir besoin de personne

Il est certes plus facile de se laisser porter par les flux, fussent-ils économiques, mais c’est en nageant à contre-courant que l’on se rapproche de la source.

C’est pourquoi, il y a bien longtemps que j’ai apprivoisé l’Exit et que je sais qu’il n’y a rien à en redouter.

Ne nous laissons pas priver d’Exit.