13/10/2019

Les nouveaux assistés (banquiers, assureurs, riches)


Pour les grands patrons, les médias, les hommes politiques et les experts, les causes de la situation ne sont définitivement pas à chercher dans les politiques monétaires qui opèrent un transfert de richesse massif vers les plus riches dans l’espoir d’un ruissellement, théorie économique fumeuse dont on sait clairement aujourd’hui qu’elle n’existe pas. Le ruissellement des plus riches vers les plus pauvres s’apparente plutôt à un goutte à goutte visant tout juste à maintenir en survie un lumpenprolétariat. L’endettement par les crédits conso allant faire le reste quand il ne s’agit pas d’encager les plus pauvres par des crédits de vingt ou trente ans pour les réduire en esclavage.
De même le futur revenu d’activité présenté par Macron qui fusionnent plusieurs allocations (dont l’alloc logement) sera versé sous condition que le demandeur s’inscrive dans un parcours d’insertion qui l’empêche de refuser plus de deux offres d’emplois. D’une part, elle s’approprie et transforme de l’intérieur ce que Michel Foucault a appelé le pouvoir pastoral : « art de conduire, de diriger, de mener, de guider, de tenir à la main, de manipuler les hommes, un art de les suivre et de les pousser pas à pas, un art qui a cette fonction de prendre en charge collectivement et individuellement tout au long de leur vie et à chaque pas de leur existence. »
Je ferai simplement remarquer que ce type de démarche, on peut le constater aux USA pousse les gens directement vers l’économie parallèle, la seule où l’on conserve sa liberté. Vivre libre ou mourir… Ainsi aux USA, une personne sur cinq n’est plus dans aucune statistique. La seule chose en fait que l’on va encourager n’est pas le travail mais la violence. Cela les macroniens s’en foutent protégés qu’ils sont dans leur métropole citadelle ₁.
Pour tous ces amnésiques de la Money Power, les vraies causes de ces crises à répétition résideraient dans les exigences excessives des gouvernés (notamment du sud de l’Europe) qui veulent vivre comme des « cigales ». Ainsi les gilets jaunes sont juste des gens qui gèrent mal leur budget car ils boivent et ils fument. J’exagère à peine…
Le bloc de pouvoir néolibéral ne peut pas et ne veut pas « réguler » les « excès » de la finance, parce que son programme politique est toujours celui représenté par les choix et les décisions qui nous ont conduits à la dernière crise financière qui perdure aujourd’hui. Au contraire, avec le chantage à la faillite de la dette souveraine, il veut mener jusqu’au bout ce programme dont il fantasme, depuis les années 1970, l’application intégrale : réduire les salaires au niveau minimum, couper les services sociaux pour mettre l’État-providence au service des nouveaux « assistés » (les banquiers, les assureurs et les riches) et tout privatiser.


PS Une petite anecdote :
 Il y a deux semaines un psychotique a fait irruption dans mon immeuble. J’habite dans le 93 dans une zone de priorité sécuritaire. Je voulais intervenir mais ma fiancée m’en a dissuadée. Le type sous l’emprise de la drogue étant ultraviolent et tambourinant à toutes les portes pour les fracasser, nous avons dû appeler la police. Au bout d’une heure, rien ne s’était passé. En sortant, puisqu’il y a des caméras partout, j’ai pu attirer l’attention d’un ilotier qui a appelé du renfort. Cette fois, la police est venue mais pour m’engueuler.
« Monsieur, faut pas habiter dans des endroits pareils. »
Je n’ai même perdu mon temps à objecter que mes maigres droits d’auteur ne me laissaient pas le choix. J’étais responsable de mon insécurité tout comme on est responsable de son employabilité…


PS cette nuit, j’ai rêvé que Castaner était remplacé par Dupont de Ligonnès et Lemaire par Dodo la Saumure. Le pays n'allait pas plus mal...

 

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13/06/2019

Historique de la zombification du consommateur citoyen en territoire nécronomique

 

 

NECRONOMIE-POUR-MECHANTS-P.jpgEn toute immodestie, je crois avoir été le premier à théoriser le consommateur zombie et la zombification. Théorie que beaucoup ont repris par la suite. J'annonçais même ce qui peut paraître incroyable aujourd'hui les taux négatifs en 2008 qui allaient servir d'outil pour zombifier la population avec des taux d'intérêts plus qu'attractifs.

La preuve note de 2008

http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/tag/zombies

Pour ceux qui n'ont pas suivi le feuilleton nécronomique, petit rappel :

À l’époque de la domination française à Haïti puis à Saint-Domingue au XVII et XVIII siècle la vie était brutale pour les esclaves. Une vie qui mariait travail éreintant et discipline cruelle ainsi que la faim. La seule échappatoire de la plantation était la mort qui était crainte et désirée à la fois. Il n’est donc pas étonnant que les esclaves qui étaient habiles avec les poisons aient eu recours au suicide ce qui représentait la forme ultime de vol pour les propriétaires de plantations. Non seulement parce le suicide les privait du service d’un esclave mais aussi parce qu’il les privait de sa personne qui était leur propriété. Pour l’esclave seule la mort lui permettait de reprendre le contrôle de son corps mais beaucoup pouvaient se perdre en devenant des zombies. C’était l’épouvantail qui les éloignait du suicide car un zombie est esclave pour toujours. Malgré cela plus d’un millier d’entre eux prirent le risque de se suicider. C’est dire le niveau de désespoir.
Selon l'anthropologue et l'ethnobotaniste Wade Davis, une personne vivante peut être transformée en zombie par l'inoculation dans son flux sanguin de deux types de poudres, toutes deux disponibles en Haïti : la tetrodotoxine, une puissante neurotoxine qui se trouve dans la chair du poisson armé, et la datura, une drogue dissociative. Davis a écrit deux livres sur le sujet : Vaudou ! et Passage of Darkness : The Ethnobiology of the Haitian Zombie.
Si l’on transpose tout cela en termes nécronomiques, on dira qu’une personne vivante dans le monde où nous vivons peut être transformée en zombie avec deux types de poisons disponibles dans les démocraties de Marché. Le premier est le crédit car même à 1% sur vingt ou trente ans, le crédit ligote et astreint le consommateur zombie à une vie de sujet loyal et non rebelle. Vous constaterez qu’en ce moment la fabrique des hommes endettés tourne à plein régime. Le deuxième de ces poisons est évidemment l’antidépresseur qui va permettre au salarié zombie de supporter sa condition et les brimades dont il va faire l’objet. Pour info, le Seroplex est un des dix médicaments le plus remboursé en France. Ajoutons les anxiolytiques, les benzodiazépines et tout le bataclan. On peut conclure sans trop de risque qu’une personne sur trois dans la population dite active est sous influence chimique ou divine si l’on croit encore à la main invisible du capitalisme.

N'oubliez pas demain 21 heures en live sur AKASHA l'émission annuelle géopolitique du GRAND FOUTOIR

N'hésitez pas à intervenir

https://akasharadiotv.fr/

 

20/12/2017

La stratégie de l'araignée

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C'est en nageant à contre-courant que l'on se rapproche de la source

                              Proverbe Nécronomique

 

Walter Benjamin constatait il y a plus de soixante ans, quelques semaines après le pacte de non-agression entre Staline et Hitler :

« Il n'y a rien qui ait corrompu les travailleurs allemands comme la persuasion de nager avec le courant. Pour eux, le développement technique était favorable au courant avec lequel ils pensaient nager. »

Nous sommes désormais parvenus au terme du système monétaire tel qu'il fonctionne actuellement. La dette, on peut s'y pendre pas s'y suspendre.

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Bélial et ses laquais , les banquiers centraux ont pris tout le monde dans la toile. La mutation peut démarrer. 

Etats, Entreprises, particuliers sont arrivés a des niveaux de surendettement massifs. L'heure est venue de resserrer les taux ou plutôt l 'étau devrait-on dire. Le scénario a parfaitement fonctionné. 

Les voix dissidentes comme la notre n'ont bien évidemment pu porter tant l'écran de fumée de fausses bonnes nouvelles s'est répandu dans tous les médias qui ont bien évidemment besoin de vendre de l'optimisme à tout va pour exister.

Marché boursier au plus haut, vente immobilier ancien record...Seul ombre au tableau : le pouvoir d'achat et dans notre beau pays la difficulté de recruter, faute de candidats malgré un chômage record.

Osons anticiper la suite des évènements telle que l'on va nous la vendre :

 La merveilleuse croissance qui nous sauvera tous du déluge de dette se fera grâce à  l'innovation et la robotisation génèrera de la compétitivité. Le tout sans faire de casse (soi disant) au niveau des hommes privés soudainement d'emplois aidés ou peu qualifiés, de fonctionnariat, voire remplacés par des machines comme les voitures autonomes.

Reste le babysitting des enfants de bobos et le changement de couches confiances pour les mamies et les papies bobos, fantastique bassin d'emploi non salariés pour ceux qui ont quittés l'école prématurément. 

Ne pas oublier non plus en temps de disette la vente d'objets usagers sur les plateformes en vogue du moment. Les logiciels qui taxent l'humain et non pas l'inverse comme on aurait pu l'imaginer à la grande époque où l'on parlait encore de taxer les machines. Quelle bouffonnerie...La Money Power ne manque pas de cynisme.

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 En cas de fortes grognes grâce à  un revenu universel garanti, les pauvres pourront être flexibles dans la production de richesses et dans la reproduction de la vie. Tout comme ceux qui surendettés par des crédits immobiliers de longues durées ne seront plus en mesure de faire la fine bouche devant les travaux proposés en cas de perte d'emploi.

C'est à eux tous en final qu'il conviendra de relancer l'économie. La sempiternelle histoire du cocu qui paye la chambre.

La réforme du travail étant passée comme lettre à  la poste, ne reste plus qu'a diminuer les durées d'indemnisation. D'autres réformes dites structurelles suivront comme cela s'est passé dans les autres pays européens.

Le tout évidemment dans un contexte d'échanges continus entre systèmes bancaires, assurances, médicaux et policiers et une surveillance toujours plus minutieuse. Quant au nouveau prolétariat immatériel et ses bataillons de codeurs, on pourra aisément le déplacer à  travers le globe suivant les couts sociaux et la règle du moins disant salarial.

Winter is coming...

Et souvenez vous comme disait William Carlos Williams

" Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid"

Nécronomiquement votre