04.07.2008

Dollar : je t'aime à l'agonie (version catastrophe)

Aux Usa, Bernanke parle de l’inflation et menace de relever les taux
mais force est de constater qu’il ne fait rien.
Autrement dit la vraie question qu’il faut se poser est Bernie la Plante Bernanke,a t’il réellement les moyens d’appuyer sur le détonateur version hausse des taux pour combattre l’inflation. ? ? ?
Cela fait maintenant plus de six mois qu’il nous en parle sans rien faire, la dévaluation compétitive du dollar a permis de ramener du cash à l’export mais est revenue (Triple dong) dans le prix du pétrole et dans l’inflation des produits asiatiques
La vérité est hélas pire, l’économie américaine est bien plus sinistrée que les gens l’imaginent et croûle sous les crédits impayés de toute nature désormais (immo, auto, cartes de crédit).

Il ne serait pas étonnant dans ces conditions que contrairement à ses menaces, vers le mois de décembre, il baisse les taux pour relancer la croissance ce qui revient à avouer au monde stupéfait... qu’il ne peut plus soutenir le Dollar dont la dette est repartie à travers le monde.
Déjà dans beaucoup de pays d’Asie les gens se font payer en Euro et les USA qui ont drainé depuis des décennies l’épargne du monde (voir UBS) voient aujourd’hui de l’épargne les quitter.., Soros a initialisé le mouvement, beaucoup suivent et pas des moindres, ça sent bon le changement de continent chez les financiers…
Si se scénario venait à se réaliser
nous glisserions progressivement de la stagflation vers la stagdéflation qui est évidemment beaucoup plus violente pour ceux qui possèdent encore quelque chose puisque tout perd de la valeur et qu’ils s’aperçoivent un matin, qu’ils ont en fait travailler pour s’appauvrir…(auto double dong)
Certains ne préféreront pas y penser, d’autres verront la vie autrement. Cela sera alors le temps de la perte du bonheur dans les démocraties de marché.

L'économie sous sédatif va rester tranquille jusqu'a la fin des JO et sera sous perfusion cet été, la rentrée ne se passeras évidemment pas comme prévu,
et l'économie américaine ne repars pas...stupéfaction...
ON peut donc raisonnablement penser que la phase d'impact est pour décembre

Quelle feuilleton,quels acteurs,quel décors
Notre Président nous a d'ailleurs indiqué clairement que le prix du pétrole allait encore monter et qu'il fallait nous y préparer...

Croyez moi, s'il le dit, c'est qu'il n'y a plus d'autre solution que de le dire car ça ne changera pas.


EEnnnnnnn Rooooute vers la TGD

03.06.2008

SDF Sans Difficultés Financières.

D'après MOODY'S, Agence de notation bientôt dénotée...ce sont 12 millions d'américains qui en 2009 payeront des crédits supérieurs à la valeur de leur actif
immobilier (sans compter les intérêts)
Si on ajoute les bientôt 3 millions d'américains ayant déjà perdu leur logement et si l'on considère que MOODY'S a déja fait la preuve de la sous estimation
des perspectives dans le passé.

Nous devrions donc arriver à un résultat proche de 18 millions.

A part ça, la crise est finie et personne n'évoque le moindre risque de troubles sociaux.

Après tout, les salariés ont le droit de voter...

Nécronomiquement votre

07.05.2008

Calendrier des révélations (suite)

b31c7d40d6b503051f130c2f05dc7e18.jpg


Vous avez aimé les subprimes alors vous allez adorer les crédits autos (et bientôt les cartes de crédit)

Dans une économie basée sur la mobilité ne pas réussir à vendre sa maison pose d’énormes problèmes.
Et le fait de ne plus avoir de voiture en pose encore plus.
Ainsi , les chiffres du mois d’avril aux USA nous apporte encore leur lot de nouvelles catastrophiques.
25 % des crédits auto sont « underwater » pour reprendre l’expression à la mode du moment chez les nécronomistes .
Autrement dit ces crédits ont été faits à des personnes insolvables et titrisées puis répandus à travers le monde exactement comme les subprimes.
Ce qui ajoutée à l’inflation du pétrole va maintenant plonger les USA dans la plus grande récession du secteur automobile de tous les temps.

Ne nous y trompons pas, avoir endetté à ce point les pauvres pour les faire rêver puis les dépouiller, n’est pas le fait du hasard mais bel et bien d’un vrai projet de société ou il fallait rendre la main d’œuvre docile.
Nicolas qui aime bien exporter ses concepts devrait exporter sa fameuse politique de civilisation, seul moyen désormais de faire tenir tranquille les pauvres.

Nécronomiquement votre

16.04.2008

Teenage Depression

cbeb8308078dc699eeaea6b6125d8d2b.jpg



Hélas, pour les économistes traditionnels, les conseillers financiers, les politiques et tous ceux croient benoîtement au miracle économique, les USA ne redémarreront ni cette année ni l’année prochaine.
Alors qu’en fin d’année, au lieu de redémarrer, les USA basculeront de la récession à la dépression
(la récession, c’est quand ton voisin perd son job, la dépression, c’est quand tu perds le tien)
Ronald Reagan

Ce sera pour nous, le moment en Europe et donc en France, petit pays d’Europe du sud
de rentrer dans la récession qui plus est, avec une dette publique abyssale et des déficits budgétaires monstrueux que nous sommes incapables de résorber.
Cela sera le temps des réformes, des vraies, car le discours politique aura changé sous la pression de l’économie car faut-il le rappeler, c’est l’économie qui décide dans les démocraties de marché où le droit de vote est finalement moins important que l’acte d’achat.
En tous cas pèse moins sur notre avenir commun.

Ainsi donc, cela sera le temps pour nous, de passer de la récession à la dépression.
Cela sera une immense gueule de bois nationale et le début des premiers affrontements trans-générationnels.
Les plus jeunes, reprochant à leurs aînés, d’avoir vécu dispendieusement sur leur dos.
La manif des lycéens sur le manque de moyens préfigure ces affrontements.

Aux USA, la crise, comme nous l’avions prévue, s’est répandue à la consommation, cela aura pris un an (en Espagne 3 mois…Olé).
Désormais, ce sont des fermetures de plusieurs milliers de points de vente et la faillite d’un grand nombre de chaînes et de réseaux.
Les américains, ont recentrés leurs dépenses sur l’essence et la nourriture qui comme partout n’ont eu de cesse que d’augmenter.
Conséquences : l’électro ménager, les télévisions, l’habillement, les fournitures et bien d’équipements divers et variés ont été abandonnés. Nombre de chaînes comme Bombay, chaîne de meuble sucessfull
deux ans auparavant avec ses 400 points de vente et ses ventes de 600 millions de dollars.se sont mises sous la protection de la loi des faillites.

La crise s’est donc transmise à la consommation, signifiant par delà, le passage de la récession vers la dépression.
Les USA ont toujours un an d’avance sur nous, vous savez donc ce qui nous attend…

Nécronomiquement votre

04.03.2008

Maman...Le bouton du détonateur ne marche plus...

e19887f24738762acbf20012e11942fb.jpg

Premier a avoir appuyé sur le bouton de la baisse des taux, Ben Bernanke, le patron de ce que l'on appelait autrefois "la toute puissante Federal Reserve" ne peut que constater son impuissance comme titre le très sérieux telegraph de ce jour :


The verdict is in. The Fed's emergency rate cuts in January have failed to halt the downward spiral towards a full-blown debt deflation. Much more drastic action will be needed.


Le verdict est tombé :
La Federal reserve a échoué et n'a pas réussi à endiguer la spirale de la déflation.
Hé oui, l'explosion de la bulle Internet, c'était du pipi de chat...

L'explosion de la bulle immobilière mondiale est telle rien ne peux stopper la chute des prix dans l'immobilier et l'agonie du dollar, la bulle est mondiale, tous les pays seront impactés (europe de l'est, Asie, les Antipodes...)

Mais il ne suffit pas de réduire les intérêts, comme viennent de le faire les prêteurs américains...Si la personne a acheté une maison le double de son prix, quelques soient les intérêts, elle l'aura toujours payé le double...

Imaginez l'impact psychologique que cela va représenter sur des millions de personnes qui se sont ainsi appauvris en croyant s'enrichir...je ne parle même des 3 millions qui ont déjà perdu leur logement mais des dizaines d'autres millions répartis sur la planète,ceux qui vont devoir continuer à travailler pour payer quelque chose qui chaque jour perd de sa valeur...

La situation est devenue à ce point incontrôlable, que Ben Bernanke en appel maintenant aux banques qui ont déjà réduit leurs intérêts des crédits, pour leur demander maintenant de faire des réduction du capital dû...Oui, vous avez bien lu...du capital dû.
Le président de la banque centrale américaine a appelé ce jour les banques à une "réponse vigoureuse" pour infléchir les saisies immobilières, en les incitant par exemple à réduire le capital dû par les ménages étranglés par leurs emprunts "subprime".

"Réduire les procédures de saisies qui peuvent être évitées permettrait de promouvoir la stabilité pour les ménages, les quartiers, et l'ensemble du pays. Même si les prêteurs ont intensifié leurs efforts (...), on peut, et il faut en faire plus", a estimé M. Bernanke qui commence sérieusement à paniquer.

Inutile de vous dire que les banques dont certaines luttent pour leur survie ne voient pas cela d'un très bon oeil...Mais ont-elles encore le choix..???
Les freins du camion chargé d'essence viennent de lâcher...Il va falloir être créatif...

Nécronomiquement votre

03.03.2008

Sondage nécronomique du jour :

De passage à Paris, fin avril début mai, je me proposai d’organiser une petite conférence drink
( nous ne sommes pas comme Lawrence d’Arabie, nous ne traverserons pas le désert sans boire ! ! !)
Sur le thème de la Très Grande Dépression et de la perte du bonheur dans les démocraties de marché.
Mais je me suis aussi dit qu’avec un titre comme cela, personne ne viendrait….
Donnez moi votre avis nécronomique …ou écrivez-moi directement (adresse e-mail dans le blog dans A propos).

Nécronomiquement votre

La question du jour : Stagflation ou Stagdeflation

3dd120d8aa59033796d3556ea9e24773.jpg



Les banquiers centraux de la planète devront le déterminer jeudi mais il est probable qu’ils ne seront pas d’accord sur le diagnostic car la situation des pays en zone euro est différente pour l’instant.
L’inflation des produits de consommation courantes est partout mais la déflation (baisse du prix des actifs, immobilier par exemple) n’est pas à ce jour la même partout :
Irlande
UK
Espagne

Tous ces pays possèdent des stocks d’immobilier qui ne seront pas écoulés avant 4 ans minimum (2012) exactement comme l’immobilier US
(Aux USA, l’immobilier est sur un train de perte de plus de 11% par an, et tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le fait que le ticket minimum sera de moins 30%, les plus pessimistes allant même jusqu’à moins 50%.)

Ces 3 pays sont d’ailleurs en ce moment sous surveillance de la coface (principale compagnie d’assurance spécialisée dans l’assurance-crédit à l’exportation).

Sont frappés en premier, les pays où la spéculation immobilière a été la plus importante
Car on y achetait beaucoup pour revendre, c’était comme aux USA, le moyen le plus facile de gagner de l’argent dans une vie.

Le principe de la stagnation étant acquis pour ces pays, autrement dit pas de croissance,
Ils sont confrontés en même temps à une inflation et une déflation
La déflation (baisse de la valeur de leur patrimoine immobilier) allant à terme (et même assez rapidement) devenir plus importante en pourcentage que la hausse des prix (l’inflation)

Autrement dit la baisse des prix risque-t-elle d’être supérieure à la hausse des prix ? ? ?

Sommes nous donc devant une situation de stagflation (stagnation +inflation)
Ou une situation de stagdéflation (stagnation +déflation) ? (voir ma note du 10 février)
De ce choix difficile, dépend l’ampleur de la Très Grande Dépression (2008-2012)

Jean-Claude Trichet appuyera-t-il sur le bouton du détonateur de la baisse des taux ? ? ?
Allez Jean-claude…Un petit effort…

Nécronomiquement votre

25.02.2008

Du Viagra au Prozac (Lagarde-à-vous !)

Dans le monde occidental, l’idée de pouvoir d’achat devenait vite obsession.
Des signaux gouvernementaux enflammaient les foules et propulsant les êtres par légions intimaient l’ordre à chacun de dépasser ses semblables : d’une tête ou d’un talon et par millions les nuques se tendaient vers ce but ultime : travailler plus pour gagner plus…

C’était un pauvre privilège pourtant que celui de travailler plus pour gagner plus.
Mais perdre ce privilège équivalait à perdre de vue l’horizon et le ciel de la consommation.
C’était aussi, pour le pays, sombrer sous le barrage des pays émergents narquois, sombrer et être foulé aux pieds.

Oui la punition s’assortissait au privilège et les salariés stressés chutaient chaque soir du haut des tours, précipitant les nouveaux perdants dans les banlieues avoisinantes ou dans la rue dans des lieux ou la flambée des prix du pétrole contraignaient les plus pauvres à dépenser plus en frais de transport pour accéder à leur lieu de travail, quadrature d’un cercle vicieux où gagner plus devenait de plus en plus cher.
La France qui pratiquait l’arrogance avec constance, un peu comme on prend du viagra à son petit déjeuner, n’avait jamais ressenti la menace des ces modernes oubliettes avant les émeutes de 2005.

Nous avions nous disait-on, le meilleur système de santé du monde, la meilleure politique d’intégration des étrangers du Monde, les subprimes pas plus que le nuage de Tchernobyl ne pouvaient nous atteindre.
Nos traders n’avaient pas besoin d’une crise financière mondiale pour fantômiser des milliards d’euro de nos banques.
Bref, nous étions unique, n’avions besoin de personne et surtout pas des immigrés non choisis que le décalage entre le discours et la réalité avait attiré depuis des décennies, promesse vaine d’une vie meilleure à laquelle nous allions devoir collectivement renoncer sans qu’ils (les immigrés) n’y aient jamais eu accès.

En 2008, la France, Cité modèle d’un univers mondialisé dont les avenues s’appelaient des flux financiers, brillait de tous ses sens interdits mais la signalisation variait selon les quartiers :
Aveuglante dans la religion, impuissante dans la politique et défectueuse dans l’industrie.
Incapable désormais de pratiquer, après le règne de deux rois fainéants, une désinflation compétitive comme nos voisins allemand avait su le faire avec la TVA sociale( hausse de la TVA accompagnée par une baisse d’un montant inférieur de charges sociales cotisation salariés et employeurs).

Car les Usa, baissaient mois après mois leur taux d’intérêt , se rapprochant dangereusement du japon qui de 1991 à 2006 avait exporté, après le double krach boursier et immobilier, sa déflation dans le monde entier.
Oui, les prix des actifs immobiliers allaient lourdement chuter partout dans le monde, oui la crise du crédit risquait de devenir systémique, générant des troubles et des tensions sociales.
La France était montée avec les autres, elle descendrait avec les autres et le sentiment de s’enrichir sans produire dans un modèle qui réconciliait l’irréconciliable allait s’estomper, entraînant inexorablement la consommation à moins que d’ici là, a l’image du pays (USA) qui fascine tant notre président, nous n'arrivions à exporter sous formes de titres les dettes des ménages Français (un produit d’avenir).
Apres avoir importer de la pauvreté et exporter de la richesse des décennies durant, il nous fallait maintenant exporter notre pauvreté.
Ce qui n’était après tout, Chère Christine Hagarde. qu’un problème de montage financier.

Nécronomiquement votre

15.02.2008

La peur d'appuyer sur le détonateur (le petit bras)

Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque Centrale Européenne, a peur d'appuyer sur le détonateur mais il sera contraint de le faire au mois d'avril lorsque sortiront les premières publications économiques de la zone Euro et la propagation de la récession au plan mondial...Ce que nous appelons la Très Grande Dépression. (2008-2012).

A ce stade, je me contente de citer les acteurs et leurs paroles qui resteront
gravés dans le marbre dans un contexte où l''inflation en janvier a progressé au rythme record de 3,2%

. "Notre devoir est de faire en sorte que la politique monétaire garantisse la stabilité des prix à moyen terme (...) C'est une condition préalable à une croissance durable", a déclaré Jean-Claude Trichet. "Il n'y a pas de contradiction entre la stabilité des prix et la croissance", a-t-il ajouté. Le président de la BCE a dit s'attendre à une poursuite de la croissance dans la zone euro, malgré la crise financière actuelle qui a entraîné un net ralentissement de l'économie américaine. Il a ajouté qu'il ne croyait pas forcément à une récession aux Etats-Unis.

« Nous avons une convergence de vue totale sur le diagnostic. Toutes les économies seront touchées, mais à des degrés divers. Les Etats-Unis seront clairement les plus atteints : le secrétaire d'état américain au Trésor a livré un diagnostic sombre de la conjoncture américaine, qui sera très impactée par l'affaissement du secteur immobilier. Si les Etats-Unis devraient éviter la récession, leur croissance sera toutefois très faible. L'Europe sera elle aussi touchée, quoi qu'un peu moins et de manière différente selon les pays. Le FMI estime ainsi que l'Italie sera la plus concernée, devant l'Allemagne et la France, qui se tiennent dans un mouchoir de poche, l'Angleterre arrivant derrière. Enfin, le Japon apparaît relativement plus protégé, du fait notamment d'une zone commerciale très dynamique : les pays émergents asiatiques n'ont visiblement aucune inquiétude sur leur propre situation ».
Christine Lagarde reconnaissant enfin que nous sommes contaminés (bel effort).c’est ce que j’explique depuis 1 an….

Que puis-je ajouter à autant de cynisme ?
si ce n'est que Jean-Claude a peur d'appuyer sur le bouton de la baisse des taux ????, ultime responsabilité planétaire et que Christine Lagarde-Hagarde préfère la fuite en avant à la réalité de la Très Grande Dépression?
L'espace du moment EST devenu si proche... Un Tsunami électronique...
Couvrez-vous, il va pleuvoir...comme disent mes lecteurs suisses...dans leur immense sagesse...

Nécronomiquement votre

13.02.2008

La perte du Bonheur dans l'hyper-Marché Mondial

Dans tous les pays industrialisés, le succès du capitalisme dépend désormais plus du consumérisme que de la productivité.
(+ de 70% du PIB aux USA)
Nous consommons tous plus que nous produisons.
Ce que chacun fait au centre commercial pèse bien plus lourd sur l’avenir commun que ce que nous faisons seul dans la vie quotidienne.


Si nous consommons moins parce que nous épargnons, si nous consommons moins parce que nous sommes endettés, la machine se grippe et c'est, ce qui ce passe, actuellement aux USA où l'économie en récession stagne et où les prix vont baisser dans les mois qui viennent (déflation) car c'est la consommation qui est devenue au fil du temps le moteur de l'économie au détriment de la production.

Nous pourrions devant pareil constat, conclure fort logiquement que le vrai sens de notre vie est d’être un consommateur, le reste n’étant qu’anecdotique ;
Mais cette culture de la consommation n’est pas porteuse en soi de valeur humaniste .
Notre président voudrait donc mettre en place une politique de civilisation car il s’aperçoit des dégâts de la culture de la consommation notamment dans les banlieues avec le triomphe des Marques chez les plus démunis.
Il faut donc donner a tout ceux qui ne sont pas pris en charge par la religion, des cours sur le bien être collectif, pour accroître notre capacité à vivre ensemble. C’est cela « la politique de civilisation ».

Mais consommer nous rend-il véritablement heureux ?

Dans un rapport de 2004 sur l’état du monde du WorldWatch Institute , dans les soixante-cinq pays sondés, l’aptitude des revenus et de la consommation a acheter le bonheur baissaient quand les habitants gagnaient et dépensaient plus de 13000 dollars par an (moyenne mondiale qui était bel et bien corrélée avec le bonheur)
Nous pourrions presque en conclure qu’a partir d’un certain stade :
Plus les hommes ont consommés, plus ils ont été malheureux car les moyens qu’ils ont ainsi obtenu pour assouvir leur désir n’ont fait que multiplier ceux-ci au delà de leurs moyens.

"L'esprit de tristesse et de dépression qui hante les démocraties de marché avancées du monde entier, un esprit qui rend parfaitement ridicule l'idée selon laquelle le marché maximise le bien être et la promesse du XVIII e siècle d'un "droit au bonheur"

Robert E.Lane
La perte du bonheur dans les démocraties de marché.

Nécronomiquement votre

Toutes les notes